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Affichage des articles du mars, 2009

Exposition : Le Petit Nicolas, à la Mairie de Paris

La Mairie de Paris propose, du 6 mars au 7 mai, une exposition sur le Petit Nicolas dans le salon d'accueil de l'Hôtel de Ville.

On y retrouve l'entente du dessinateur Sempé et de l'écrivain Goscinny pour faire naître le petit Nicolas et tous ses petits camarades. Essentiellement des images de Sempé qui reprennent les phrases clés des aventures du petit Nicolas et de ses copains et qui présentent toute la bande : Papa, Maman, Alceste, Aignan, le Bouillon, la maîtresse. Des planches à dessin à la machine à écrire, la genèse de leurs personnages, en passant par leur façon de travailler, cette exposition retrace l’avènement d'un petit garçon qui a marqué l'enfance de beaucoup d'entre nous, et qui parle encore à certains enfants d'aujourd'hui ! D'ailleurs, à la fin de l'exposition, vous trouverez un mur où les enfants sont invités à afficher leur dessin représentant leur école. Cela se transforme plus en exposition de dessins d'enfants représentant le petit Nicolas. Certains ont déjà un bon coup de crayon (même si on peut grandement soupçonner des dessins d'adulte dans le tas) !

Alors si vous avez un peu de temps, n'hésitez pas et allez voir cette exposition qui en plus est gratuite.

Informations utiles :

Du 6 mars au 7 mai
Ouvert tous les jours sauf dimanche et fêtes de 10h à 19h

Salon d'accueil de l'Hôtel de Ville
29 rue de rivoli
75004 Paris

Entrée libre
Réservation pour les visites de groupes : 01 42 76 51 53

Fermeture exceptionnelle de l’exposition Petit Nicolas au public le 17/03 jusqu’à 14h.
Crédits photo : IMAV éditions / Goscinny-Sempé

Ramsès, le fils de la lumière, tome 1 [Christian Jacq]

L'auteur : Christian Jacq est né le 28 avril 1947. Parallèlement à sa carrière d'universitaire en archéologie et égyptologie, il publie des romans historiques dont le cadre se situe dans l'Égypte antique, mais aussi des romans policiers contemporains, pour lesquels il fait usages de pseudonymes J.B. Livingstone, Christopher Carter et Célestin Valois.


L'histoire : Fils du soleil et du dieu vivant, il a régné pendant plus de soixante ans et porté l'Égypte à un degré de grandeur jamais atteint dans l'Histoire. Pour l'heure, l'enfant-dieu n'a que quatorze ans. Comment succédera-t-il au pharaon Séthi, son père ? Quelles seront les étapes surprenantes de son initiation secrète ? Saura-t-il choisir entre Iset la Belle et la mystérieuse Néfertari ? Dans sa marche vers le trône, Ramsès ne peut compter que sur de rares amis : Améni, le scribe, Sétaou, le charmeur de serpents, et Moïse, son condisciple hébreu.

Mon avis : Je suis à la fois emballée et déçue. Emballée par le sujet, la plume simple et facile à lire de Christian Jacq. Voici une série que je compte bien poursuivre. Le récit ne relève ni de la biographie (trop peu de sources pour pouvoir prêter de tels sentiments à Ramsès), ni du roman puisqu'il se passe tout de même 6 ans en 400 petites pages (format poche des éditions Pocket). On se familiarise avec quelques coutumes égyptiennes, avec la généalogie (Séthi le père, Ramsès 1er le fondateur de cette dynastie). Déçue parce que l'Histoire n'est pas respectée ! Ramsès n'avait pas de frère aîné Chénar (il a eu un frère aîné mais mort dans la jeunesse) ; le terme Pharaon employé tout le long du roman est un terme moderne et qui ne servait pas à désigner le roi des deux Egyptes... autant de petits détails et écarts historiques qui font que je ne sais plus en lisant Christian Jacq ce qui est vrai, vérifié et vérifiable, de ce qui relève de la pure fiction.
C'est dommage quand on sait que les romans historiques ont cet avantage à mon sens d'amener vers l'Histoire des lecteurs qui ne sont pas forcément intéressés de prime abord. D'habitude, avec un minimum de perspicacité, le lecteur peut faire la distinction entre les faits réellement historiques et ceux qui relève du roman. Chez Christian Jacq, la distinction se fait beaucoup plus difficilement.
Il n'en reste pas moins que j'ai passé un excellent moment en compagnie de ce livre et que je compte bien en poursuivre la lecture avec les 4 tomes suivants.

Tarte au Chocolat

Ce weekend, j'ai essayé pour la première fois de faire une tarte au chocolat. J'ai suivi la recette trouvée ici, à ceci près que j'ai eu la flemme de préparer ma pâte moi-même. Du coup, j'aurais du modifier la pré-cuisson de la pâte sablée : je l'ai faite pré-cuire avec des billes d'argile (décidément, je ne suis pas convaincue de l'intérêt des billes d'argile !) et elle a rétrécie. En plus, les billes d'argile étant compliquées à retirer une fois bien chaudes, j'ai manqué de la trouer !
Ma tarte avait donc un petit effet rustique qui, du reste, n'était pas déplaisant.
Pour la ganache, il faut porter à ébullition 20cl de crème liquide, puis ajouter 240g de chocolat noir en morceaux et bien mélanger. Une fois obtenu une belle crème lisse, retirez du feu et ajouter un oeuf entier en mélangeant pour qu'il ne cuise pas. Puis laisser reposer un petit peu à température ambiante avant d'en napper la pâte sablée pré-cuite à 170°C pendant une 10aine de minutes. Enfournez alors la tarte environ 15 minutes, toujours à 170°C. Votre tarte est cuite lorsque les bords sont pris. Sortez là et laissez là refroidir.

Moi qui suis une chocolat addict, je vois un gros avantage à la tarte au chocolat : c'est vite écoeurant et bourratif, ce qui fait qu'on n'en prend qu'une petite part et qu'on la déguste réellement. Le conseil de la servir avec un petit peu de crème anglaise n'est pas négligeable : la crème apporte fraîcheur et légèreté à tout ce chocolat !

Hypérion - Endymion [Dan Simmons]

Commençons par le commencement. Je ne suis pas une fan de SF. J'ai lu quelques ouvrages, mais vraiment pas grand-chose : un peu de Asimov, du P.K Dick avec "Le maître du Haut Chateau", Robin Hobb et la série de l'"Assassin royal"..."1984" de George Orwell également si on ne veut pas le cataloguer comme roman d'anticipation.
Comme vous pouvez le voir, je continue d'ailleurs à confondre SF et Fantasy (si j'ai bien suivi, Fantasy correspondrait plus aux mondes faisant intervenir de la magie).
Mais on m'a conseillé, puis offert le cycle d'Hypérion paru chez Robert Laffont. Jolie collection d'ailleurs, même si pour moi qui lit beaucoup dans les transports en commun les deux ouvrages qui composent ce volume ont souffert d'être baladés dans mon sac (c'est pour ça que je préfère souvent le format poche).
Je me suis lancée dans la lecture d'"Hypérion" avec circonspection. La longueur des volumes me faisait peur (et si je n'aimais pas ?), sachant que j'ai beaucoup de mal à ne pas finir un livre commencé.

Pour reprendre ce que dit Wikipédia (et qu'on trouve ailleurs également) : Hypérion est un roman de science-fiction appartenant au genre space opera, écrit par Dan Simmons en 1989 et publié en France en 1991. Ce roman est le premier volume d'un cycle composé de quatre livres : Hypérion, La Chute d'Hypérion (The Fall of Hyperion, 1990), Endymion (1995) et L'Éveil d'Endymion (The Rise Of Endymion, 1997), complétés par deux nouvelles : Les orphelins de l’hélice et La mort du centaure.

Hypérion et La Chute d'Hypérion forment le récit intitulé Les Cantos d'Hypérion, tandis que Endymion et L'Éveil d'Endymion en constituent la suite, intitulée Les Voyages d'Endymion. L'ensemble du cycle est considéré par certains comme une des œuvres majeures de la science-fiction, étant donné l'originalité de l'histoire, la complexité de l'univers, la psychologie raffinée des personnages, et les questions cruciales qui sont abordées.

L'auteur : Dan Simmons est un écrivain américaion connu principalement pour ses romans de science-fiction, d'horreur et policier. Il a reçu le Prix Hugo en 1990 pour son roman Hypérion. Son dernier livre, The Terror, paru en 2007 aux Etats-Unis est un roman d'horreur retraçant l'expédition de Sir John Franklin avec deux bâtiments conçus pour l’exploration polaire, le HMS Erebus et le HMS Terror, disparus corps et biens dans le Grand Nord en 1845 (peut-etre objet d'un prochain billet).
Les titres de ses livres Endymion et Hypérion sont inspirés du poète John Keats qu'il admire.

L'histoire : Hypérion commence avec le voyage collectif de sept pélerins, choisis par l'Hégémonie pour rencontrer le Gritche, sorte de divinité-monstre. Au cours de ce voyage, chaque pélerin aura l'occasion de raconter aux autres pourquoi il se trouve mêlé à ce voyage.

Mon avis : Il faut reconnaître un talent indéniable à Dan Simmons comme conteur. Rien à redire là-dessus. Chaque pèlerin raconte une histoire en soi, avec un style différent à chaque fois. Le monde ici présenté est foisonnant, complexe, des concepts étonnants sont développés, les personnages ne révèlent pas forcément la vérité à chaque fois.
Les premières pages sont dures à tenir justement de part la complexité de ce monde qu'il faut appréhender. Vous pourriez avoir peur du peu que je vous ai dit de l'histoire : les poncifs du genre y sont tous plus ou moins repris (voyages spatio-temporels, extra-terrestres...) MAIS vous auriez tort d'avoir peur. Une fois passées ces 50 premières pages, j'ai commencé à m'attacher à ces sept personnages, portant chacun leur croix et leur raison pour entreprendre ce périple. Et surtout, à partir de la deuxième histoire, on commence à se rendre compte qu'il y a des questions sans réponses, des points qui deviennent plus obscurs. On se doute que seule l'arrivée sur Hypérion et la confrontation avec le Gritche pourra nous ouvrir quelques pistes de sortie.
Là encore, coup de génie de Dan Simmons : le lecteur pourrait se contenter de lire "Hypérion". Mais quel dommage ! Endymion n'en est pas la suite logique, même si cette histoire se déroule bien après. Mais quel lumière cela apporte à tout ce que nous avons pu voir auparavant !
Endymion n'a pas la même construction qu'Hypérion. Cette fois, le lecteur s'attache à un seul personnage, Raul Endymion et va le suivre dans tout son accomplissement. Car pour Raul, il s'agirait presque d'un roman d'apprentissage. Raul va se découvrir capable de choses insoupçonnées. Il se pose les questions en même temps que le lecteur ce qui fait que ce second opus porte en lui les germes d'une réelle réflexion sur la condition humaine.

Vous parler d'Hypérion et Endymion de Dan Simmons est une réelle gageure pour moi. Ne pas faire peur devant l'ampleur de la tache mais bien vous donner envie, car cet ouvrage mérite l'effort qui doit être fait pour le commencer. Un mélange de technologie, de poésie, d'histoire d'amour, d'histoire de l'humanité et de la condition humaine, de science-fonction bien sur mais avec des clichés sublimés.
Si vous ne devez en lire qu'un, et malgré la complexité de l'écriture et de l'histoire, lisez celui-là !

Un coup de cœur !

Musique : Yellow Tricycle - A lovers prayer

Ce lundi 16 Mars sortait le dernier album de Saez. Pourquoi ne pas avoir sorti cet album sous ce nom ? C'est un mystère pour moi. On retrouve pourtant ici clairement la même patte que sur les titres rock de "Paris".
Sur les 12 titres présentés sur cet album, certains nous sont déjà connus : "Killing the lamb" par exemple, déjà entendu sur Myspace, ou "Pill for the ride" entendu lors des derniers concerts acoustiques.
12 titres, donc, tous en anglais. On ne peut s'empêcher de penser à Radiohead ou à Nirvana sur certains de ces titres ("Yellow tricycle" ou "Pill for the ride"). Ce ne sont pas de mauvaises références en soi, juste que cet album manque d'originalité, du plaisir de la découverte, de l'inattendu, de l'évolution de l'artiste qu'on avait pu sentir sur les autres albums. Du bon son mais rien de très novateur pour ceux qui suivent régulièrement Saez.
12 titres, tous teintés rock, qui ne laisse rien présager du prochain album rock attendu pour cet automne. Et peut-être bientôt une tournée ...


Salon du Livre 2009

Depuis le 13 mars et jusqu'à demain mercredi 18 mars compris, se tient à la Porte de Versailles le Salon du Livre (http://www.salondulivreparis.com/). Pour cette 29e édition, c'est le Mexique cette année qui est à l'honneur.
Pour ma part, je n'ai assisté qu'une fois à un salon du livre, il y a quelques années. D'abord, il n'est pas évident pour quelqu'un qui travaille de pouvoir s'y rendre. Les weekends aux expositions à la Porte de Versailles sont noir de monde. Et l'idée de se balader dans les allées sans pouvoir voir les stands à moins de bousculer et être bousculer par des milliers de gens ne me réjouit pas. Le dernier salon que j'ai fait un weekend à la Porte de Versailles était le salon du Chocolat et je me suis bien promis que "plus jamais" !
De plus, les dédicaces proposées au Salon du Livre ne sont en général soit pas celles que je souhaite le jour où j'ai pu me libérer, soit tellement noir de monde encore une fois qu'il faut faire la queue pendant des heures pour espérer une dédicace.
L'intérêt de ce genre de manifestation me laisse donc quelque peu dubitative... Seule chose que je regrette, c'est l'ambiance foire aux livres, avec des milliers de livres exposés. Mais il faudrait tellement de temps pour pouvoir flâner au milieu de ces piles entassées qu'il est difficile de ne pas en ressortir un peu frustrée, avec le sentiment d'être passée à côté d'un livre qui nous aurait plu.

Le code a changé, de Daniele Thompson

De Daniele Thompson, avec Karin Viard, Dany Boon, Marina Foïs, Patrick Bruel, Emmanuelle Seignier, Marina Hands, Patrick Chesnais, Pierre Arditi, sorti le 18 Février 2009.

L'histoire
: Un dîner, c'est la dictature de l'apparence : on se fait beau, on rit, on raconte, on frime, on partage souvenirs et projets. Les angoisses sont cachées sous l'humour et les chagrins étouffés par les éclats de rire. Et pour quelques heures, on y croit ! C'est ça le principal...
Si on a le bon code et que l'on respecte les autres, cordialité, hypocrisie, bonne humeur, on risque de passer une bonne soirée... Mais les masques tombent dès le chemin du retour.

Mon avis : Voici une comédie douce amère, un film chorale avec une belle brochette d'acteurs comme Danièle Thompson nous y a habitué. Le problème des films qui présentent autant d'acteurs connus, c'est que soit les acteurs donnent du leur, soit ils sont simplement heureux de se retrouver et n'en font guère plus. Quant au scénario, il n'est pas très poussé. L'histoire n'est pas très subtile, le spectateur navigue de tromperies en mensonges entre les différents couples, l'hypocrisie est montrée comme un état de fait, le film est décousu et on se perd entre les flash-backs et les retours au moment présent. La fin, quand à elle, est inexistante.
Comme souvent, le meilleur du film a déjà été présenté dans la bande-annonce. Reste quelques bons moments, notamment la scène de danse entre Arditi et Chesnais dans une chambre de petite fille toute rose !

Merci, Jeeves [P.G Wodehouse]

L'auteur : Pelham Grenville Wodehouse, né à Guilford, le 15 octobre 1881 et mort à New York le 14 février 1975. Auteur comique britannique naturalisé citoyen américain en 1955, il est très prolifique : il a écrit plus de 90 livres de récits, plus de 100 autres récits en magazines, 400 articles, 19 pièces de théâtre, et 250 chansons pour 33 comédies musicales (pour Jerome Kern, Cole Porter, Ira Gershwin, etc.). Son personnage du valet de chambre Jeeves est devenu internationalement célèbre.

L'histoire : Pour une histoire de banjo, Wooster doit quitter la capitale et se séparer de Jeeves. Celui-ci part au service d'un de ses plus vieux amis, Chuffy, qui tombe éperdument amoureux de Pauline Stoker, ancienne fiancée de Wooster. Ajoutez un peu de cirages, des situations loufoques et improbables et vous aurez le principe du livre.

La quatrième de couverture précise par ailleurs : " Il y a deux sortes de lecteurs de Wodehouse, affirmait un critique anglais, ceux qui l'adorent et ceux qui ne l'ont pas lu.
" Gageons que la France va redécouvrir avec enthousiasme ce monde éternel rempli de filles énergiques, d'oncles dociles, de tantes redoutables, de pairs excentriques et de baronnets transis que domine la figure inoubliable de Jeeves, le butler irremplaçable, le gentleman du gentleman, à la puissance cérébrale sans limites. et aux cocktails infaillibles contre les chagrins d'amour et les gueules de bois.

Mon avis : J'ai ce livre en ma possession depuis quelques années déjà. Fervente lectrice de Tom Sharpe (je ferai sûrement un billet dessus un jour), il me semblait que P.G. Wodehouse était un peu dans la même veine des auteurs britanniques comiques, même si Sharpe va plus loin encore.

Début mars je me lançais enfin dans la lecture de ce livre. Effectivement, les situations sont cocasses et loufoques. On passe un bon moment et on sourit face à l'intelligence de ce Jeeves qui garde son flegme "so british" en toute circonstance. Ce livre ne tient pas par l'histoire, somme toute assez banale, mais bien par le ton et la manière dont sont racontées ces aventures. Un bon moment donc, mais pour moi qui ai lu du Tom Sharpe bien avant du Wodehouse, cela ne va pas assez loin.

Où es-tu ? [Marc Levy]

L'auteur : Marc Levy est né le 16 octobre 1961. En 2000, il publie son premier roman, "Et si c'était vrai", traduit en 41 langues, et adapté au cinéma parDreamworks. Il sera classé pendant plus de 250 semaines dans la liste des meilleures ventes. Il est le romancier le plus vendu en France; traduit en 41 langues, il a déjà vendu plus de 15 millions d'exemplaires dans le monde. Où es-tu es le deuxième roman de Marc Levy

L'histoire : Adolescents, ils représentaient tout l'un pour l'autre. Avec l'optimisme de leur jeunesse, ils se sont promis de s'aimer pour toujours - quand bien même le destin devrait les séparer. Et la vie va les écarter l'un de l'autre comme deux étoiles soumises aux lois de la gravitation.
Elle affrontera la violence des ouragans en Amérique centrale, tandis qu'il réussira à Manhattan, dans la jungle des affaires. A l'exception de quelques rencontres furtives, à l'aéroport de Newark, ils ne sauront de leurs vies réciproques que ce que disent les lettres qu'ils vont s'écrire pendant des années. Sans jamais que se brise le lien qui les unit.


Mon avis : Voici le premier livre de Marc Levy que j'ai lu. Et le dernier. Autant vous donner le ton tout de suite, je n'ai pas aimé. Pourtant je suis une fille, et il s'agit clairement de littérature pour fille. Mais le style de l'auteur n'est pas remarquable. Aucune originalité. Le sujet ne m'émeut pas. Je le trouve niais au possible. L'histoire de cet homme qui se tient fidèlement à un amour de jeunesse et qui ne s'autorise pas à grandir, à comprendre la nature humaine oublieuse était d'un ennuyeux !!! J'avoue ne pas comprendre l'engouement des gens pour cet auteur. Guère plus que pour Guillaume Musso dont je ne manquerai pas de vous parler un jour.

La Proie des Âmes [Matt Ruff]

L'auteur : Matt Ruff est un écrivain américain né en septembre 1965 à New York. Il est auteur de thriller et de science-fiction. Il publie en 2003 son troisième livre Set this house in order : a romance of souls.

L'histoire : Andy Gage souffre de troubles de la personnalité multiple. Sa tête abrite plus d'une centaine d'âmes, toutes " nées " à la suite de traumatismes, et qui tentent de cohabiter. Andrew, sa dernière âme, a pris le contrôle de son corps et peut-être enfin réussi à mettre un peu d'ordre dans la " maisonnée "... Jusqu'à l'arrivée dans la vie d'Andy Gage de Penny, atteinte du même mal. Lorsque certaines âmes de Penny implorent Andrew de les aider, celui-ci accepte à contrecœur. Au risque de mettre en péril son propre équilibre et de causer sa perte...

Mon avis : Voilà un livre original ! Déjà, c'est la couverture qui attire l'oeil. Toute argentée. Elle se démarque des autres. Le titre également. Et puis cette histoire qui oscille entre roman d'apprentissage et intrigue policière, met en place un jeu de rôles ou chaque personnage prend le contrôle à tour de rôle, cela créant des quiproquos loufoques en fonction des situations. La fascination est étrange, on se sent un peu voyeur de s'immiscer comme ça dans l'intimité de personnes sensibles et affaiblies par leurs luttes internes. Mais ces personnages sont réellement attachants et touchants.

Un coup de coeur !

Mauvaise pente [Keith Ridgway]

L'auteur : Keith Ridgway est un écrivain irlandais, né en 1965 à Dublin, où il a vécu jusqu'en 1999, avant de s'installer à Londres.

L'histoire : Grace Quinn a commis l'irréparable. Elle se retrouve seule, et part rejoindre son fils à Dublin. Elle n'y trouvera guère plus de soutien, juste de quoi réfléchir sur sa vie.
Pour cette histoire, Keith Ridgway a obtenu le prix Femina Etranger en 2001.

Mon avis : L'histoire, à première vue, n'est pas très engageante, je vous l'accorde volontiers. Voici un cadeau qu'on m'a fait pour mon anniversaire. J'en ai été heureuse puisque je voulais depuis quelque temps être surprise par des livres vers lesquels je ne serais pas allée de moi-même. Et là, sincèrement, je ne le regrette pas. Le titre est mal traduit, et porte en français une sorte de jugement moral qui est bien absent du livre. The Long Falling : la chute lente, en anglais, est bien plus précis que ça. Et surtout, fait terriblement écho à l'eau qui tombe pendant toute la lecture de ce roman, l'eau sous toutes ses formes, qu'il s'agisse de la pluie tellement familière à Dublin, des larmes versées par notre personnage principal ou de l'eau qui coule par le robinet dans les scènes d'intérieur.
Cette eau rythme donc toute notre lecture, tout comme la thématique de la chute, de cette eau ou de notre personnage. Cette chute vers une défaite sure et certaine, ce nuage d'incertitudes pour une femme rongée non par le remord mais par la culpabilité que tout le monde semble s'évertuer à lui renvoyer. Tout est dilué dans cette sensation de brume.
La fin m'a cependant quelque peu déçue : je ne comprends pas la position du fils qui n'éprouve aucun remord à dénoncer sa mère. Il est vrai que le roman est centré sur Grace, mais le passage du point de vue d'un personnage à l'autre, au fil des chapitres, permet tout de même de suivre l'histoire sous plusieurs angles. Sûrement une part d'hérédité due à son père ...

Carcassonne, le jeu

J'aurais peut être du ajouter dans mon nom de blog, "nourritures ludiques". En effet, j'aime beaucoup les jeux de sociétés en tout genre. A l'exception de ceux qui demandent trop de réflexion et de stratégie pour déplacer la moindre pièce : typiquement les jeux d'échec. Je sais déplacer les pièces, mais suis incapable de prévoir correctement les mouvements des pièces adverses, d'anticiper un tant soit peu ce que mon concurrent pourrait avoir en tête. J'aimerais, mais j'en suis incapable. Et cela se termine souvent par des déplacements de pièces un peu à la va-vite histoire de perdre et de se débarrasser de la partie le plus rapidement possible !
J'ai découvert vers la fin de l'année un jeu qui a pourtant quelques années derrière lui : Carcassonne.
C'est un jeu de société de Klaus-Jürgen Wrede et édité par Hans im Glück en Allemagne. Le but est de construire un paysage médiéval en disposant sur la table des tuiles représentant des bouts de ville, des abbayes, des routes, et de disposer dessus, si on le souhaite des petits personnages pour représenter des voleurs, des paysans ou des chevaliers (selon l'endroit où ils sont positionnés).
Le jeu commence avec une seule carte, les autres étant cachées dans la pioche. Chacun à son tour, les joueurs piochent une carte et tentent de la placer, en respectant les autres cartes déjà placées : les villes et les routes ne peuvent être coupées.
Après avoir placé sa carte, et uniquement à ce moment-là, le joueur peut s'il le souhaite placer un pion sur une des parties de cette carte (morceaux de villes ou de champs, tronçons de chemins). La ville, le champ ou le chemin formé par les éléments contigus devient alors la propriété exclusive de ce joueur. Cependant, une nouvelle carte peut réunir des parties disjointes sur lesquelles il y a déjà des pions. C'est alors le joueur qui y a le plus de pions qui devient le propriétaire de l'ensemble (si les joueurs sont à égalité, le terrain appartient autant à chacun).
Le jeu est terminé quand toutes les cartes ont été placées. On compte alors des points pour les champs, et pour les routes et les villes complétées ou non.
Ce jeu peut se jouer à deux, mais je conseille d'être au moins 4. (le maximum pour le jeu est de 5) Cela permet de faire des alliances avec un joueur pour attaquer un troisième joueur, puis ensuite de se retourner contre cet allié avec un nouveau joueur dans une autre situation. En bref, c'est beaucoup plus amusant. Cela demande tout de même un peu de réflexion avant de poser une carte et un pion, mais une partie se termine en 30 minutes environ, ce qui n'est pas excessif. Une part de hasard ajoute du piment à la situation et permet de réellement s'amuser !
A noter qu'il existe plusieurs extensions pour ce jeu, permettant de rajouter plus de participants, d'augmenter la difficulté en proposant d'autres cartes paysages.
Carcassonne a reçu les prix :


Gran Torino, de et avec Clint Eastwood

Je suis allée voir "Gran Torino", le dernier film de et avec Clint Eastwood, ce samedi en fin d'après midi.

L'histoire : Walt Kowalski est un ancien de la guerre de Corée, un homme inflexible, amer et pétri de préjugés surannés. Son quartier est aujourd'hui peuplé d'immigrants asiatiques qu'il méprise, et Walt ressasse ses haines, innombrables — à l'encontre de ses voisins, des ados Hmong, latinos et afro-américains "qui croient faire la loi", de ses propres enfants, devenus pour lui des étrangers. Walt tue le temps comme il peut, en attendant le grand départ, jusqu'au jour où un ado Hmong du quartier tente de lui voler sa précieuse Ford Gran Torino...

Mon avis : Le monde de Clint Eastwood est ici très manichéen : les bons d'un coté, les méchants de l'autre. Néanmoins, le film fonctionne bien. On retrouve avec plaisir Clint Eastwood devant la caméra, un des derniers grands monstres sacrés du cinéma hollywoodien. Clint Eastwood réussit le pari risqué de ne pas tombé dans le pathos (ce qu'il avait déjà réussi avec "L'Échange"), ni de faire un film moralisateur. Sans porter de jugement (notamment de savoir à qui incombe la faute de lui ou de ses enfants pour cette incompréhension mutuelle), sans donner de solution à cette guerre des gangs, il décrit la vie d'un américain moyen qui a déjà un pied dans la tombe et qui trouve auprès d'un jeune immigré qu'il pense détester à cause de préjugés raciaux un moyen de passer agréablement le temps et une forme de rédemption pour les souvenirs qui le hantent.

En bref : une histoire qui se suit sans ennuis, avec beaucoup de moment de rigolades, bien filmée et agréable, mais qui ne révolutionne pas le monde du cinéma. Peut-être pas le meilleur film de Clint Eastwood, mais une jolie façon de tirer son chapeau de personnage ronchon et aigri devant les caméras. N'hésitez pas à aller le voir !