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Affichage des articles du août, 2009

La Reine des lectrices [Alan Bennett]

L'auteur : Alan Bennett est né en mai 1934 à Leeds au Royaume-Uni. Il est essentiellement connu outre Manche comme acteur, scénariste et réalisateur.

La Reine des lectrices est son 3e roman.

L'histoire : Que se passerait-il outre-Manche si, par le plus grand des hasards, Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d'un coup, plus rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux ?

Mon avis : Un style léger et plein d'humour avec lequel l'auteur nous fait suivre la découverte de la lecture par la Reine d'Angleterre : le charme des découvertes, la surprise, les déceptions certaines fois, le temps que cela prend, les fenêtres sur de nouveaux mondes et de nouvelles perspectives que cela ouvre... Mais la lecture prend un temps fou, et la Reine délaisse peu à peu ses obligations, remet en cause le protocole établi, alors qu'elle en était auparavant la gardienne la plus farouche ! Quel chamboulement à Buckingham Palace !!!
Alan Bennett souligne avec causticité les absurdités d'un protocole lourd et immuable, qui empêche, au final, à tout membre de la famille royale d'être un être humain, avec des passions et des faiblesses, jusqu'au dénouement final, une vraie petite surprise. Et le fait ici que la passion de la Reine soit la lecture permet à tous les bibliovores comme nous de s'amuser encore plus.

Sans être un chef d'oeuvre, ce petit livre nous fait passer un bien bon moment !

Je vous laisse sur ce court extrait, qui explique bien pourquoi je n'ai jamais trop souhaité rencontrer un auteur ou un artiste quel qu'il soit, et d'autant plus quand je l'apprécie beaucoup pour son oeuvre : "Elle en tira la conclusion qu'il valait mieux rencontrer les auteurs dans les pages de leur livre, puisqu'ils vivaient sans doute autant plus dans l'imagination de leurs lecteurs que leurs personnages. La plupart n'avaient d'ailleurs pas l'air de trouver qu'on leur faisait une faveur particulière en lisant leurs ouvrages, estimant au contraire que c'était eux qui en faisait une au public, en les écrivant" (p°78).

La Vendée

Un endroit qui m'est cher, et que j'aime beaucoup. En dehors des mois de Juillet et Août, il y fait bon (car les touristes ne sont plus là). Et puis c'est joli, vous ne trouvez pas ?

photo prise à Brétignolles sur Mer.

Le koala tueur et autres histoires du bush [Kenneth Cook]

L'auteur : Kenneth Cook, né en 1929 et mort en 1987, était un journaliste, directeur de films, écrivain et animateur télé australien très connu, notamment pour son livre Wake in Fright (Cinq matins de trop en français).

L'histoire : "Je n'aime pas les koalas. Ces sales bêtes, aussi hargneuses que stupides, n'ont pas un poil de gentillesse. Leur comportement social est effroyable - les mâles n'arrêtent pas de se tabasser ou de voler les femelles de leurs semblables. [...] Leur fourrure est infestée de vermine. Ils ronflent. Leur ressemblance avec les nounours est une vile supercherie. Il n'y a rien de bon chez eux. Sans parler du fait qu'un jour, un koala a essayé de me jouer un tour pendable".
Avec ses redoutables crocodiles, ses excentriques mineurs d'opales, ses koalas féroces et ses cochons sauvages assoiffés de sang, l'impitoyable bush australien reste un territoire indompté.

Mon avis : Ce livre est composé de 15 nouvelles, toutes plus improbables les unes que les autres. Bien que du coup, le format nouvelles permette difficilement de se plonger littéralement dans ces histoires, elles sont tellement improbables que le charme agit. Dépaysement garanti que ce soit par ce voyage en Australie que nous propose Kenneth Cook, ou par la drôlerie de ce qu'il raconte, et qu'il assure être réellement arrivé (il faut reconnaître que son aventure avec le koala a du être marquante !).
Attirée par ce livre dans un premier temps parce qu'à la maison, on aime bien les koalas, je n'ai pas été déçue de mon acquisition. Des animaux que je n'ai pas l'habitude d'approcher, un climat d'une chaleur accablante, une culture que je ne connais pas... malgré le format très court de ces nouvelles, l'auteur arrive à très bien rendre les caractéristiques de son pays. Il nous donne, peut être à son insu, envie de prendre le premier vol pour l'Australie afin de découvrir ces contrées et de vivre des aventures aussi farfelues que le narrateur.

En bref, j'ai passé un vrai bon moment avec ces petites histoires !

Numéro 9, de Shane Acker

Film d'animation américain de Shane Acker, avec les voix d'Elijah Wood et Jennifer Connelly, sorti le 19 août 2009.

L'histoire : Dans un futur proche, la Terre a été ravagée par une grande guerre entre les hommes et les puissantes machines qu'ils avaient créées. Sachant l'humanité condamnée, un scientifique crée 9 petite créatures, fragiles et sans défense à partir d'objets divers ramassés dans les décombres. Incapables de s'opposer aux machines, ils ont formé une petite communauté survivant au jour le jour dans les décombres. Mais le dernier né de cette famille, le Numéro 9, a une mission. Il détient en lui la clé de leur survie et devra convaincre ses camarades de quitter leur refuge de fortune pour s'aventurer au cœur du royaume des machines. Ce qu'ils vont découvrir en chemin représente peut-être le dernier espoir de l'humanité.

Mon avis : attirée dans un premier temps par le nom de Tim Burton sur l'affiche (en tant que producteur), puis par les images que j'ai vues de la bande annonce, je suis allée le voir, mais, une fois n'est pas coutume, en VF. On reconnait certes la petite patte Tim Burton ne serait-ce que pour Numero 6 qui est rayé blanc et noir. Quant au reste, Shane Acker nous livre ici un bien joli film d'animation, très réussi : de petits personnages expressifs, un travail de l'image et de la couleur, des références indubitables à Terminator et au Seigneur des anneaux (sur lequel Shane Acker a d'ailleurs travaillé), de la tendresse et de l'émotion, un soupçon de noirceur juste ce qu'il faut. Peut-être le scénario aurait-il pu être un peu plus poussé, notamment avec une fin un peu naïve, mais ce film est une réussite que je vous conseille néanmoins fortement !

Harlequinades, première partie

Les auteurs :
- Kate Little pour Un automne à New York. Son vrai nom semble être Anne Canadeo. Elle a travaillé pour le Environnement Reporter puis pour la chaîne Sun News à Minneapolis, puis rédactrice en chef chez Dell Publishing. Elle se lance elle-même dans l'écriture en 2000 et est aujourd'hui l'auteur de plus de 30 livres.
- Lois Faye Dyer pour Seconde chance. Ayant grandi dans un ranch du Montana, en Californie, sur les rives du lac Okoboji dans l'Iowa notamment, elle a fait d'abord une carrière juridique avant d'écrire son premier roman puis de se consacrer totalement à l'écriture.

Les histoires :
- Un automne à Blue Lake : Lasse de la vie stressante et futile qu'elle mène à New York, Rachel décide de s'installer à Blue Lake, une petite ville tranquille. Là, au coeur des paysages somptueux du Vermont, elle va enfin pouvoir élever son fils de neuf mois dans de bonnes conditions et prendre un nouveau départ. Peu de temps après son arrivée, elle fait la rencontre de Jack Sawyer, un homme séduisant et mystérieux pour lequel elle éprouve tout de suite une attirance irrépressible. Mais alors qu'elle commence à s'attacher à lui et à envisager un avenir commun, elle découvre que Jack lui cache bien des choses. Des non-dits et des secrets qui pourraient bien venir bouleverser tous ses rêves de bonheur...
- Seconde chance : Lily ne s'explique toujours pas pourquoi elle a accepté de revoir Justin Hunt. Ne l'a-t-il pas brutalement abandonnée un an plus tôt, la laissant seule et malade de chagrin ? D'abord sur ses gardes, elle découvre pourtant, à sa grande surprise, que le play-boy arrogant et sombre d'autrefois s'est transformé en un homme délicat et plein d'attention. Peu à peu, elle se laisse de nouveau séduire et prend conscience qu'en réalité, elle n'a jamais cessé de l'aimer. Jusqu'à ce qu'elle découvre ses véritables motivations...

Mon avis : Dans le cadre des Harlequinades 2009, voici le roman que j'ai choisi. Comme beaucoup de celles et ceux qui ont accepté de relever ce défi, je me suis laissée séduire par un 2 en1, ce qui permet d'autant plus facilement la comparaison ! Et là, oulalala ! Alors, ces deux harlequins en quelques points, ça donne :

1/ Où les descriptions tiennent une place très importante ! L'idée derrière est de faire en sorte que n'importe quelle lectrice (soyons sérieux, aucun homme ne peut lire ça !) s'identifie le plus facilement possible. Donc, l'héroïne est belle (forcément), intelligente (forcément), et patati et patata, mais par contre on ne s'attarde pas à nous dire si elle est grande, mince, avec des formes, blonde, brune, les cheveux longs ... Idem pour les lieux : ils sont toujours paradisiaques, et tout est joli et beau et magnifique et superbe et (qui a dit "bisounoursland" ???)... mais toutes les caractéristiques américaines sont gommées au maximum. Les noms de villes sont pour la plupart inventés. Toujours dans l'idée de dire à la lectrice "tu es toi-même l'héroïne !" Il en va de même pour la psychologie des personnages qui se limite en général à : "non, je ne lui sauterai pas dessus, ça ne se fait pas, non, non, non. Aaaaah zut je lui ai sauté dessus ! Mais qu'est ce qui m'a pris ? Je ne suis pourtant pas amoureuse ! Ah, si peut être...

2/ Il ne sert à rien d'être un homme riche et beau pour réussir à séduire la femme de son choix. C'est vrai quoi, les femmes ne regardent pas le physique, et surtout ne tombent pas en pamoison devant le premier venu, dont elles ne connaissent rien, sur le simple prétexte qu'il est beau comme un dieu. Non, il faut attendre qu'il sourit, dise bonjour, tende la main...
"Rachel retint son souffle. De nouveau, il lui offrait la vue de son superbe corps, et sous un angle encore plus intéressant." (p°28) Vous noterez à quel point nous sommes déjà avancées dans l'histoire... :-)
Et puis l'argent c'est tellement démodé, ça sert juste à couvrir sa dulcinée de fleurs tous les jours, à acheter la maison d'en face que les voisins n'avaient pas l'intention de vendre (m'enfin quand on offre 4 fois la valeur, forcément...) juste pour harceler, pardon je voulais dire charmer sa promise, ou encore à l'aider s'en qu'elle en prenne conscience parce qu'elle a des ennuis financiers et que bien sûr, l'homme réussit à avoir des prix par ses fournisseurs.

3/Où il ne sert à rien d'être honnête. D'abord, parce que si on arrive tout de go en disant à une demoiselle "bonjour madame, vous vous êtes faite inséminer artificiellement avec mon sperme, qu'en fait je ne voulais pas donner, et votre fils est également mon fils donc je viens chez vous pour savoir si vous êtes une bonne mère", forcément, ça passe mal ! Il vaut mieux la jouer mystérieux, j'ai un secret mais je ne peux pas vous le révéler... Et puis l'honnêteté, franchement, ça casse tout le mystère !

4/ Parce que oui, le suspens est insoutenable ! Vous, lectrice, vous savez juste dès le début qui est qui, qui cache quoi et, puisqu'il n'y a qu'un seul homme et qu'une seule femme, qui couchera, pardon finira par se marier avec qui. Mais franchement, le reste, vous n'en avez aucune idée. Que peut-il bien se passer d'autre, laissez moi réfléchir... ah ! oui ! Combien de temps la demoiselle va-t-elle soupirer et résister : 1, 2 ou 3 jours ?

5/ Où les préjugés ne font pas loi. La preuve rien qu'avec une petite citation :
"Au fond, elle n'était pas étonnée. A sa façon de s'habiller, on devine que Jack Sawyer était plus à l'aise sur un chantier de construction que dans un bureau" (p°25).
C'est vrai qu'un jean et un tee-shirt, même si par dessus on trouve un pull en cachemire ou un blouson en cuir, ça ne peut être porté que par un ouvrier en batiment qui a du mal à trouver des contrats pour vivre dans la vie et qui passe son temps à jeter son argent par les fenêtres.

6/ Où on fait l'apologie de l'émancipation de la femme. Celle-ci peut faire un bébé toute seule (Goldman sors de ce corps !), et subvenir à ses besoins. Bon, après il faut reconnaître qu'un homme ne serait pas de trop pour : faire la vaisselle, ranger, retaper la grange, appeler le médecin, ... pendant que la femme respire enfin après une dure journée de labeur. Il faut dire que ce n'est qu'une faible femme, qui inspire la pitié. Rendez-vous compte, la pauvre. Elle ne peut pas penser à son business et à tenir sa maison en même temps, tout ça en donnant la priorité à son enfant. C'est trop compliqué. Bon, en plus, il faut dire qu'elle ne pense qu'au sexe :
"[...]Je vous prêterai des draps et une serviette de toilette...
Elle se sentit rougir. C'était embarrassant de parler de draps et de matelas avec Jack. Ces mots faisaient naître des images terriblement excitantes..." (p°116).

Tout ça pour vous dire que je me suis bien amusée. La différence que je fais entre cette littérature et celle comme Musso ou Levy, c'est que le lecteur sait, bien avant d'avoir lu une seule ligne, ce qu'il a entre les mains. Il n'y a pas tromperie sur la marchandise, Harlequin n'a jamais joué dans la catégorie "littérature intelligente". Ça a un côté niais, mais c'est ça qui est amusant, et dont certaines raffolent tout en refusant de l'assumer. Car, reconnaissons le, nous sommes beaucoup à avoir apprécié ce défi, et à bien rigoler (mais quand même pas au point de ne lire que ça !).


Le principe des Harlequinades (que nous propose Chiffonnette et Fashion, merci à elles) est celui-ci : lire un ou plusieurs Harlequins, dans n'importe quelle collection et lui consacrer un billet mettant en perspective les aspects littéraires, sociologiques, géopolitiques ou culinaires de l'affaire.


Objectif PAL

Comme beaucoup d'entre vous, j'en suis ! L'idée initiée par Antigone est excellente et va nous permettre de faire baisser un peu ce qui ressemble de plus en plus à une monstruosité ! En nous alliant dans l'adversité, ça devrait être plus facile, non ?

Alors, voilà, je vous annonce officiellement que ma PAL compte 64 (édit du 16/09/2009, j'en avais oublié un !) livres (j'ai d'office supprimé tous ceux que je souhaiterais relire parce que je ne m'en souviens plus), dont certains depuis bien longtemps (voir ceux suivis d'une étoile).

Ce qui motive ma participation ? Avoir un peu plus de place sur mes étagères, car je suis du genre à revendre les livres qui ne m'ont pas plu plus que ça, pour faire de la place mais aussi pour en acheter de nouveau avec les sous récupérés chez Gibert. Et puis ça laissera le temps à tous les livres qui me tentent en grand format d'être édité en format poche, beaucoup plus pratique dans les transports en commun et moins cher aussi (reconnaissons tous que notre passion représente un sacré budget !). Ces livres auront le temps de mûrir, et je ne les lirai que si j'en ai réellement envie, comme ça. Ça évitera à la PAL de se re-remplir d'inconditionnels qui y resteront pendant des années. Enfin, ça fournira un peu ma LAL et on ne me dira plus qu'on ne sait jamais quoi m'offrir pour Noël ou pour mon anniversaire...



A
Anonyme Les mille et une nuits (tome3) *
Peter Aspe Le carré de la vengeance

B
Honoré de Balzac Splendeurs et misères des courtisanes *
Stéphanie Barron Jane Austen et la sorcière du Derbyshire *
James Lee Burke Une tache sur l'éternité (désherbé)

C
Louis Ferdinand Céline Voyage au bout de la nuit *
Miguel de Cervantès Don Quichotte de la Manche (tome 1)
Miguel de Cervantès Don Quichotte de la Manche (tome 2)
Jean-Pierre Chabrol Le canon Fraternité * (désherbé)
Chateaubriand Les Mémoires d'Outre-tombe 1 *
Chateaubriand Les Mémoires d'Outre-tombe 2 *

Maxime Chattam Maléfices
Agatha Christie À l'hôtel Bertram *
Agatha Christie L'affaire Protheroe
Agatha Christie The mysterious affair of Styles
John Connolly La proie des ombres

D
Jean d'Aillon La conjuration des Importants
Jean des Cars Rodolphe et les secrets de Mayerling *
Philip K. Dick Ubik

F
William Faulkner Le bruit et la fureur
Paul Féval Le Bossu * (désherbé)
José Frèches L'empire des larmes, la guerre de l'opium (tome 1)
Tana French Ecorces de sang

G
Tess Gerritsen Mauvais sang

H
Catherine Hermary-Vieille Lola *

I
Arnaldur Indridason La voix
Arnaldur Indridason L'homme du lac
John Irving Le monde selon Garp

J
Christian Jacq Ramsès, le temple des millions d'années (tome 2)
Peter James Comme une tombe
Radhika Jha L'odeur

K
Jonathan Kellerman Le rameau brisé
Daniel Keyes Les mille et une vies de Billy Milligan
Stephen King Ca (tome 1)
Stephen King Ca (tome 2)
Stephen King Ca (tome 3)
Stephen King Misery *

L
Jeff Lindsay Ce cher Dexter (desherbé)
David Lodge Les quatre vérités *

M
Nicolas Machiavel Le Prince
*
Richard Matheson Je suis une légende
Cormac McCarthy La route
Monaldi & Sorti Imprimatur
Jacqueline Monsigny Les filles du tsar *

R
Kathy Reichs Meurtres à la carte


S
Tom Sharpe Wilt4
Tom Sharpe Fumiers & Cie *
Tom Sharpe Le cru de la comtesse *
Dan Simmons Nuit d'été
Danielle Steel La Maison des jours heureux

T
Donna Tartt Le petit copain
Jean Teulé Je, François Villon
Béatrix de Toulouse-Lautrec J'ai eu vingt ans à Ravensbrück *

W
Oscar Wilde Le portrait de Dorian Gray *

Z
Roger Zelazny Le cycle des Princes d'Ambre (10 tomes)

Ô Verlaine [Jean Teulé]

L'auteur : Jean Teulé est un romancier français né en février 1953. Il a commencé par la bande dessinée et a également touché à la télévision et au cinéma, que ce soit comme acteur ou comme scénariste et réalisateur pour l'adaptation de son premier livre, mais il ne se consacre désormais plus qu'à l'écriture. Son premier roman, Rainbow pour Rimbaud, est publié aux éditions Julliard en 1991.

L'histoire : Alcoolique phénoménal, amant frénétique et désordonné, bigame maltraité par ses deux compagnes, Paul Verlaine oscilla jusqu'au tombeau entre l'ignoble et le sublime. C'est à la toute fin de sa vie, au moment de la pire déchéance morale et matérielle, au moment où les gloires de l'époque l'accablaient de leur mépris, qu'une soudaine vague de sympathie naquit en sa faveur parmi les étudiants et la jeunesse du Quartier latin. En quelques semaines, il devint leur idole. Fol amoureux de ce personnage magnifique et terrifiant, Jean Teulé a choisi de raconter cette période extravagante à travers le regard du jeune Henri-Albert Cornuty - un adolescent de Béziers qui monta à pied à Paris dans le seul but de rencontrer Verlaine...

Mon avis : On retrouve le poète au moment de la publication de Bonheur, en 1891, soit 5 ans avant sa mort. Teulé nous décrit ici un homme à femmes, qui navigue d'une prostituée à l'autre et dilapide tout son argent dans la boisson, et plus particulièrement l'absinthe. Il sait se tuer à petit feu, mais n'en continue pas moins, cherchant visiblement à en finir avec lui-même. En même temps, et c'est tout le paradoxe du personnage, on le sent bon vivant, qui aime ce monde et n'a pas tant que ça envie de le quitter. Il est odieux avec tout le monde, jetant l'argent laborieusement rassemblé par ses amis, traitant les gens abominablement, mais en même temps tellement enfantin dans son comportement que les autres ne peuvent s'empêcher de l'aider et de le protéger. C'est un homme tout ce qu'il y a de plus humain que Teulé nous décrit ici : avec des défauts, des obsessions, des peurs ...
Pour autant, il est entouré d'amis fidèles (notamment d'un ange gardien sanguinaire) et de gens qui, d'une façon ou d'une autre, reconnaissent son talent. C'est d'ailleurs le moment où, bravant les conventions, la jeunesse parisienne et estudiantine reconnait la nouveauté de Verlaine, et s'éloigne de la versification académique.
On découvre également un Paris où les gens se connaissent, un Paris plus petit et plus convivial, un Paris qui n'existe plus de nos jours mais dans lequel on retrouve des noms familiers comme Le Procope ou la Fontaine Saint-Michel. Des odeurs qu'on imagine abominables aussi. Tout cela est bien écrit par Teulé.
On rencontre enfin des gens parfois connus, ou des métiers qui n'existent quasiment plus de nos jours. Mallarmé, qu'on sait être un ami de Verlaine et faire partie des "poètes maudits", apparaît, ainsi que le préfet Lépine (entre autres personnages).
Seul reproche peut-être sur l'écriture : sur le dernier quart, on se demande pourquoi la fin traine tant à arriver. Il y a quelques longueurs. Néanmoins, on sent que Jean Teulé a une réelle tendresse pour Verlaine, dans sa façon de croquer le personnage. Son livre est parsemé de poèmes de l'artiste, nous donnant envie de nous replonger dans son oeuvre.

Un livre que je sais, par les critiques que j'ai lues de différents lecteurs, moins horrible dans ses descriptions que beaucoup d'autres de Jean Teulé. Je m'essaierai sûrement à un autre pour pouvoir comparer.

Maus [Art Spiegelman]

L'auteur : Art Spiegelman est un illustrateur et auteur de bande dessinée américain, né en février 1948 en Suède. Figure phare de la bande dessinée underground américaine des années 1970-1980, il est à partir du milieu des années 1980 surtout connu pour sa bande dessinée Maus, qui reçu le Prix Pulitzer.

L'histoire : A travers le dialogue de l'auteur et de son père, cette bande dessinée retrace l'histoire d'un juif polonais, qui a connu les ghettos de Pologne et Auschwitz, et de sa famille. Elle commence avant la Seconde guerre mondiale et se termine à la mort du père, beaucoup plus tard, aux Etats-Unis. Le récit du père est entrecoupé de scènes montrant des relations difficiles entre un père et son fils.

Mon avis : Lu encore une fois grâce au CE de ma moitié. Voici une oeuvre très connue qui m'attirait mais me faisait peur. M'attirait par sa façon novatrice d'aborder le sujet de la déportation, me faisait peur justement par ce sujet (j'ai été très impressionnée par un roman comme Si c'est un homme de Primo Lévi, et j'ai eu du mal à m'en remettre).
Le dessin est simple, et du coup, porte directement au coeur du sujet. L'image n'est pas saturée, et, malgré sa simplicité, n'est pas dénuée d'une sorte de beauté. Le passage par des animaux permet à tout un chacun de se sentir concerné, puisqu'il n'y a aucune caractéristique humaine à laquelle se raccrocher. De plus, les juifs sont dessinés en souris et les allemands en chats, ce qui souligne bien le côté proie-prédateur (on pense tout de suite au jeu du chat et de la souris lorsque les juifs sont amenés à se cacher dans les ghettos) et les enjeux de survie qu'il y a derrière. D'après Wikipédia, il faut y voir également une référence aux images de propagande nazie.
Cette œuvre réussit à bien montrer beaucoup de caractéristiques de ce que les gens ont vécu là-bas, que ce soit la déshumanisation, la peur, le chacun pour soi, mais également la culpabilité de la génération d'après à se construire dans l'ombre des ces parents survivants, porteuse de ce terrible passé, d'un devoir de mémoire, mais en même temps avide de tourner la page. L'auteur, symbole de cette nouvelle génération, a du mal à comprendre son père qu'il décrit comme un avare, grincheux, qui se plaint tout le temps, incapable d'être reconnaissant et de profiter de la vie, misogyne. On sent que lien et la communication entre ces deux générations sont difficiles à établir.

Une oeuvre dont je vous recommande fortement la lecture !

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur [Harper Lee]

L'auteur : Harper Lee est une écrivaine américaine née dans l'Alabama en 1926. Elle est particulièrement connue pour son roman To Kill a Mockingbird, devenu un classique de la littérature américaine. Elle participe, aux côtés de Truman Capote, à la rédaction de son livre De sang-froid, Capote qui d'ailleurs lui dédicacera son œuvre.

L'histoire : Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche.

Ce livre a reçu le Prix Pulitzer en 1961.

Mon avis : Voici un roman marquant. Que ce soit par le style, l'histoire ou les personnages. Ce livre paru aux États-Unis au moment où les afro-américains luttent pour leurs droits est un véritable plaidoyer pour un peu plus de justice. Harper Lee fait passer son message avec beaucoup d'élégance, en donnant la parole à une petite fille de 8 ans qui voit le monde des adultes, et notamment la société bien pensante du Sud, plein d'injustice, de contradictions. Scout est le témoin d'un fossé entre gens de la même espèce, mais différent de peau, qu'elle ne peut pas expliquer. Malgré toute la bonne volonté de certains, porteurs d'espoir dans ce monde si attaché à son mode de vie, on sent combien il est difficile de faire éclater la vérité. Les enfants, eux, n'ont pas peur de tout chambouler, poussés quelque part par le modèle de leur père qui, s'il n'est pas parfait (parce que pas toujours très présent, parce que strict), n'en est pas moins un point d'encrage pour eux, un modèle, quelqu'un qui agit par conviction et sur lequel ils savent pouvoir compter. Il les construit en tant qu'être humain capable de penser et non comme des moutons d'une société arriérée.
Ce roman n'est pas dénué de tendresse et d'humour, comme le montre toute la partie de cache-cache avec les trésors déposés au creux des arbres, les relations entre le frère et la sœur, avec la nounou.

Une vraie réussite !

Là-haut, de Peter Docter et Bob Peterson

Film d'animation américain, de Peter Docter et Bob Peterson, sorti le 29 juillet 2009, avec les voix de Edward Asner et Bob Peterson.

L'histoire : Quand Carl, un grincheux de 78 ans, décide de réaliser le rêve de sa vie en attachant des milliers de ballons à sa maison pour s'envoler vers l'Amérique du Sud, il ne s'attendait pas à embarquer avec lui Russell, un jeune explorateur de 9 ans, toujours très enthousiaste et assez envahissant... Ce duo totalement imprévisible et improbable va vivre une aventure délirante qui les plongera dans un voyage dépassant l'imagination.

Mon avis : La sortie ciné pour aller voir Là-haut commençait mal : une seule salle passant le film en 3D à un horaire suffisamment décent pour ceux qui travaillent et permettant à tout le monde de se retrouver (on était 7), le mk2 bibliothèque. Or, impossible d'avoir de tarif réduit car les cartes 5 ne peuvent pas être utilisées pour plus de 3 personnes sur une seule séance ! Donc plein tarif. Mais ce n'est pas fini : le plein tarif, 10€, est augmenté de 2€ pour "exploitation de la 3D" dixit la caissière !!!!! Si ce n'est pas du foutage de gueule ça !!!!! Encore heureux qu'on m'avait assuré que le film en valait la chandelle et que la 3D était importante dans la qualité du visionnage... (sinon je lui aurais mis ses billets $ù@{#fk@µ CENSURÉ !!!)
Pour le reste, j'ai passé un excellent moment. Des couleurs vives, une histoire touchante et des personnages attachants, un sens de l'animation qui réunit le meilleur de Pixar et Walt Disney. Un scénario improbable mais tellement émouvant, ou Carl poursuit son rêve et fait la rencontre d'un petit garçon, Russell, auquel il s'attache malgré lui. Certes, on pourrait reprocher au film de mettre en image le rêve américain, où tout le monde peut atteindre ses objectifs. Mais ça passe tellement bien ! Et la 3D n'est utilisé qu'à bon escient, sans effet de saturation. Point trop n'en faut. Et puis ce voyage dans les airs relève un peu aussi du voyage initiatique pour Russell qui va découvrir la vraie vie sauvage à laquelle toutes ses médailles ne l'ont pas réellement préparer, et trouver un grand-père qu'il n'attendait pas.

Un film beau, touchant, gai, plein d'humour, et pas uniquement réservé aux enfants ! A voir absolument.

Angélique, marquise des Anges [Anne et Serge Golon]

Les auteurs : ou plutôt l'auteur au singulier, puisqu'il apparaît aujourd'hui que Serge Golon n'était présent sur la couverture que pour permettre la publication de cette saga écrite par sa femme Anne. Celle-ci, de son vrai nom Simone Changeux, est née en 1921 à Toulon et le premier tome parait en France en 1957.
Les quatre premiers titres de la saga sont portés au grand écran en cinq films le premier en 1964 et successivement, le dernier en 1968.

L'histoire : La vie d'Angélique de Monteloup commence sous le signe de l'ogre, des fantômes et des brigands. Élevée par une nourrice qui préfère les drames, l'aventure aux berceuses, Angélique a sucé ce lait de passion et de rêves où se concentre l'esprit du Poitou, terre de marais et de forêts, ouverte comme un golfe aux vents tièdes de l'océan.
Lorsque son père la marie à un riche seigneur toulousain, elle est obligée de se soumettre. Défiguré, boiteux, le comte de Peyrac est un être paradoxal qui intrigue : on le soupçonne d'être un sorcier. Malgré ses disgrâces, le comte est fascinant, un savant et un homme de coeur qui gagne l'amour d'Angélique. Aussi, lorsqu'il est enfermé à la Bastille et promis au bûcher, la France de Mazarin ne plaisante pas avec la sorcellerie, elle vole à son secours...

Mon avis : Deux aveux à vous faire : 1°) ce résumé de la quatrième de couverture du premier tome ne fait pas justice à cette saga et 2°) j'ai lu Angélique lorsque j'étais adolescente. Mais l'agitation sur la blogosphère actuelle, motivée certainement par la réédition, au compte-goutte et en version non expurgée, me pousse à vous en dire un mot.
Petite, comme beaucoup je pense, j'ai vu et revu et rerevu et rererevu (...) pendant les mois d'été les 5 films à la télévision. J'ai toujours, même à cette époque, été fan des films costumés et mon âge pardonnait mon adoration pour les robes de princesse. Lasse d'être obligée de regarder ça chaque année, ma mère me poussa à lire les livres. Et je l'en remercie car, par pitié, ne confondez pas les téléfilms et cette saga historique vive et haute en couleurs !
Non, Angélique n'est pas seulement en regards langoureux et vitreux ! Cette héroïne est le prétexte pour nous faire traversée la France de Louis XIV : commerce avec les Indes ou en Méditerranée, arrivée du chocolat, vie à la Cour du roi ou dans les bas fond de la cour des miracles, jugement pour sorcellerie, affaire des poisons, révocation de l'édit de Nantes et vie des protestants, médecine dont de nombreuses avancées sont dues aux Arabes, colonisation des Amériques, installation du Canada encore influencée par la France... Cette saga fleuve nous apprend beaucoup de choses ! Elle est très richement documentée
Quant au personnage d'Angélique, Anne Golon nous trace là le portrait d'une femme que rien n'effraie, qui refuse de faire des compromis et qui se sert de tous les atouts à sa disposition pour arriver à ses fins, même son corps. Rien ne lui est donné, elle acquiert tout par elle-même.

Et pour faire plaisir à Caro[line] et Pimpi que je sais être de grandes fans, bien qu'elles n'en soient qu'au premier de tous les volumes que compte cette saga, voici des photos de la collection complète :-)

Le sens de lecture (je devais être fatiguée lorsque je les ai alignés) se fait de droite à gauche !

Inconnu à cette adresse [Kressmann Taylor]

L'auteur : Katherine Kressmann Taylor est née en 1903 et morte en juillet 1997. Elle est principalement connue pour sa nouvelle Adress Unknown. Elle est américaine, mais d'origine allemande. Correctrice et rédactrice, elle commence d'abord à écrire sur son temps libre, avant d'en faire son occupation à plein temps après son mariage. Story Magazine accepte en 1938 de publier sa nouvelle, soit un an avant le début de la Seconde Guerre Mondiale.

L'histoire : 1932. Martin Schulse, un Allemand, et Max Eisenstein, un Juif américain, sont marchands de tableaux en Californie. Ils sont aussi unis par des liens plus qu'affectueux - fraternels. Le premier décide de rentrer en Allemagne. C'est leur correspondance fictive entre 1932 et 1934 qui constitue ce livre, et permet de voir, depuis les États-Unis, la modification des esprits en Allemagne avec l'arrivée d'Hitler au pouvoir.

Mon avis : Courte, cette nouvelle n'en est pas moins très forte. Juste deux trois lettres sont nécessaires pour sentir le profond lien qui attache ces deux êtres. Et pourtant, la fin est terrifiante. Elle montre comment tout un chacun peut basculer dans le crime et l'horreur pour peu qu'on l'y pousse, que ce soit par des paroles blessantes à un ami ou par la pression de toute une société. Cette œuvre est une photo d'une période de l'Histoire, sans aucune mièvrerie, sans aucune complaisance pour aucun des deux protagonistes. Un livre à lire absolument !

J'ai également vu ce texte au théâtre en 2006, au Lucernaire, mis en scène par Xavier Béja avec beaucoup de brio. Tout le jeu des acteurs étaient en légèreté et en retenue. J'avais été étonnée et agréablement surprise, sachant la complexité du sujet.

Twilight 1, 2, 3 and 4 [Stephenie Meyer]

Il semblerait que je sois une vraie fille.

J'ai craqué et acheté le coffret de la saga Twilight. Pour me donner bonne conscience, les livres sont en anglais. Histoire de joindre l'agréable à l'utile... et puis ce n'est pas du Shakespeare, non plus, ça doit être facile à lire.
Je vous avais dit que je craquais complètement pour les couvertures : ce visuel me parle réellement. Alors je me suis dit que, quitte à me faire plaisir, autant faire en sorte de travailler un peu mon anglais. Oui, comme beaucoup de filles, j'accroche cette histoire d'une ado amoureuse d'un vampire et d'un loup-garou. Que voulez-vous, finalement la guimauve et le fleur bleue, ça me parle !
Par contre, je continue à trouver Robert Pattinson, l'acteur qui joue le rôle d'Edward dans l'adaptation cinématographique, moche. Il n'est pas charismatique pour deux sous. Il est fade. Est-ce la représentation qu'on se fait d'un lumineux vampire ????

J'ai donc terminé la série. Alors, je reste sur ma position de ma critique du tome 2, en français. La même chose est valable en anglais. Quant à l'histoire, elle se délaie petit à petit. Ça se tient jusqu'au tome 3. Mais le tome 4 est réellement niais, surfait, bref, on sent qu'il fallait terminer l'histoire en se débarrassant de tous les éléments non solutionnés, quitte à faire intervenir de nouveaux personnages très mal introduits.
C'est dommage, je préfère encore quand l'auteur ne termine pas un livre ou une série et laisse au lecteur le soin de continuer lui-même l'histoire. On sent ici des fins clairement mercantiles ...

Mais qui mange les guêpes ? et 100 autres questions idiotes et passionnantes [New Scientist]

L'auteur : Questions adressées dans la rubrique de courrier des lecteurs intitulée "Le dernier mot" de la revue anglaise New Scientist, à propos de diverses curiosités scientifiques. En effet, chaque semaine le site internet est bombardé de questions plus ou moins farfelues. Ce sont les lecteurs eux-mêmes qui sont invités à répondre, qu'ils soient simples lecteurs lambda ou issus du milieu scientifique.
Ces questions sont classées en 8 catégories :
1. Plantes et animaux
2. Notre corps
3. Science à domicile
4. L'Univers
5. La planète
6. Drôle de temps
7. Transports peu communs
8. Le best of du reste

L'histoire : Il y a des questions que tout le monde s'est posées un jour - Pourquoi les oiseaux volent-ils en V ? La nature a--elle inventé la roue ? Pourquoi les élastiques deviennent-ils collants ? Pourquoi les pneus ont-ils tous des dessins différents ? - et celles que personne ne s'est jamais posées : Ai-je une chance de respirer une des molécules du dernier soupir de Léonard de Vinci ?
Quand les lecteurs de la revue New Scientist posent des questions - et y répondent-, cela donne un feu d'artifice d'astuce et de drôlerie. Moralités : la science est toujours plus intéressante quand on la fait soi-même et le gigantesque corpus des questions réputées idiotes est pour la science un trésor ignoré.

Mon avis : ce petit ouvrage m'a rappelé, pour certains aspects, l'émission de Noëlle Bréham "Les petits bateaux" sur France Inter le dimanche en fin d'après-midi lorsque des enfants posent des questions assez inhabituelles, en toute innocence, que des adultes ne se posent plus depuis longtemps, la plupart du temps par manque de curiosité. J'aime beaucoup cette émission, même si je ne peux l'écouter que trop rarement. Ici aussi, on retrouve des questions qui peuvent paraître absurdes : d'où vient ceci ? comment arrive cela ? ... Toutes ne sont pas forcément intéressantes, cela dépend de la sensibilité et des intérêts de chacun. Mais cela se lit vite, et sans trop de vocabulaire scientifique.
Où vous apprendrez que se faire décapiter n'est pas très agréable ...

Jusqu'à toi, de Jennifer Devoldère

Film franco-canadien de Jennifer Devoldere, sorti le 29 juillet 2009, avec Mélanie Laurent et Justin Bartha.

L'histoire : Chloé, 26 ans, vit seule à Paris, entre une voisine envahissante, une collègue mesquine, un loueur de DVD un peu donneur de leçons ... Une vie qui n'est pas à la hauteur de ses espérances ... Jack, la trentaine, Américain largué par sa copine, gagne un séjour à Paris. Chloé va alors, par un heureux hasard, récupérer la valise de Jack, celle que lui a légué son père et à laquelle il tient plus que tout. Et tomber amoureuse de son contenu... Chloé aime Jack, même si elle ne l'a jamais vu, même si elle ne sait rien de lui. Elle se persuade qu'il est l'homme de sa vie, qu'ils sont faits l'un pour l'autre, et elle va tout faire pour le retrouver ...

Mon avis : Une petite envie de bleuette sentimentale m'a poussé à aller voir ce film avec une amie. Messieurs, vous êtes prévenus et vous pouvez passer votre chemin pour cette fois.
A peine sorti, il n'est déjà diffusé que dans 9 salles parisiennes, ce qui n'augure rien de bon de son avenir. C'était donc la semaine de sa sortie ou rien.
Je savais que je n'allais rien voir de bien révolutionnaire. Je n'attendais pas des miracles, juste de passer un moment avec des personnages crédibles me racontant une histoire d'amour. Et bien non, il faut croire que c'était trop demander. Ici, tout est montré dans la bande annonce. Il n'y a rien d'autres à voir, les 1h45 restantes n'étant que du remplissage même pas original. A peine quelques sourires accordés par mégarde...
L'idée de départ est plutôt bonne : une fille perd sa valise à Roissy en même temps qu'un Américain. Par mégarde, l'aéroport lui renvoie celle de l'inconnu. En l'ouvrant, elle y découvre l'homme de ses rêves... Malheureusement les personnages ne sont pas assez fouillés, beaucoup trop stéréotypés. Les Français sont tous des braillards, rancuniers, prenant les touristes pour des andouilles, ne faisant pas un effort pour parler anglais, dans leur monde, xénophobes... Les personnages secondaires manquent de relief, de profondeur, et ne sont, comme tous les embryons d'idées du film, que survolés (la collègue qu'on n'aime pas mais qui n'est pas méchante, le patron amoureux mais ennuyant qui pardonne tout, la voisine qui garde le poisson rouge...).

En bref, passez votre chemin, y a rien à voir !

Filet mignon de porc aux pommes et miel

Ingrédients pour 4 personnes :

- 1 filet mignon (600g)
- 1 échalote émincée
- 2 verres de vin blanc sec
- 2 cuillères à soupe de miel (assez neutre)
- 1 noix de beurre
- 1 filet d'huile de tournesol
- 4 grosses pommes à cuire, pelées et coupées en tranches épaisses
- cannelle
- sel et poivre

Dans une cocotte, faire fondre le beurre et l'huile à feu doux puis faire suer l'échalote jusqu'à très légère coloration. Retirer et réserver.

Rajouter un tout petit peu de beurre puis faire rôtir le filet mignon, préalablement salé et poivré, sur toutes les faces. Arroser d'un verre de vin blanc pour déglacer.

Laisser mijoter 10 minutes environ pour faire réduire le vin jusqu'à presque totale évaporation. Retirer la viande et la réserver.

Ajouter le miel en remuant doucement jusqu'à la formation de bulles. Puis casser la formation du caramel en versant le second verre de vin blanc sec. Remuer doucement jusqu'à ce que de nouvelles bulles apparaîssent.

Quand la sauce épaissit, rajouter la viande et la napper régulièrement de sauce pendant 10 minutes. Réserver de nouveau au chaud.

Ajouter les tranches de pommes dans la cocotte en les enduisant doucement de sauce. Ajouter du sel et du poivre. Puis saupoudrer un peu de cannelle.

Couvrir et laisser cuire, en remuant de temps en temps, pendant 10 minutes environ. Les pommes doivent être tendres mais sans se briser.

Ajouter le filet mignon dans la cocotte puis laisser cuire le tout ensemble pendant 3 à 5 minutes.


Comme il n'y a pas beaucoup de sauce, il est possible, une fois la viande et les pommes posées sur le plat de service, de déglacer les sucs présents dans la cocotte avec un demi-verre d'eau, puis d'en arroser la viande.

The Mentalist

The Mentalist est une série télévisée américaine, créée par Bruno Heller (notamment scénariste et producteur de la série Rome) et qui est diffusée depuis fin 2008 aux États-Unis, sur CBS. En France, TF1 a acquis les droits mais n'a pas encore communiqué sur sa prochaine diffusion.

Il s'agit d'une série policière où l'on suit les enquêtes d'une équipe du California Bureau of Investigation, dirigée par Teresa Lisbon (jouée par Robin Tunney). Cette équipe suit, depuis le premier épisode et en filigrane, les crimes d'un tueur en série appelé Red John. Patrick Jane (joué par Simon Baker) est consultant dans cette équipe. Sans être réellement du CBI, il peut suivre les enquêtes et à les mains plus libres quant à ses agissements. C'est lui qui est le "mentaliste", c'est-à-dire qu'il dispose d'un sens très aigu de l'observation lui permettant de détecter quand quelqu'un ment ou cache quelque chose. Il est également fin manipulateur.

La tête de Simon Baker ne vous est peut-être pas inconnue. Il m'a fallu un moment pour remettre la série dans laquelle je l'avais vu. Il jouait tout simplement un professeur dans la série pour adolescents Hartley Coeurs à vif. Autant vous dire qu'ici, il a un personnage plus à sa mesure. Il joue en effet très bien les manipulateurs, sans aucun scrupule, prêt à tout pour découvrir la vérité. C'est un trait de caractère posé dès les premières minutes du premier épisode (où, par sa façon d'agir, il pousse une femme à tuer son mari). On apprend pourtant, au cour de ce même épisode, que cela lui a coûté cher, expliquant ainsi son attachement au CBI et à sa quête de Red John.

Chaque épisode correspond à une enquête. Ne vous fiez pas aux premières enquêtes : jusqu'à l'épisode 8 environ, elles sont un peu bâclées à mon goût, limite cousues de fil blanc. Mais après, les enquêtes deviennent moins évidentes, avec des situations et des personnages un peu plus fouillés. On creuse notamment les motivations du personnage principal. Les enquêteurs sont, quant à eux, tous plutôt sympathiques, ayant du mal à se départager entre leur impossibilité à croire qu'il n'y a pas "un truc" dans les capacités de Patrick Jane et l'évidence des résultats qu'il obtient, mais Teresa Lisbon est un personnage beaucoup trop effacé. Et mal joué ! Quelle horreur ! (que ce soit en VO ou en VF, c'est pareil). Une catastrophe quelque peu rattrapée par l'humour des répliques entre les différents protagonistes de l'équipe d'investigation. Petit à petit, on s'attache réellement à eux.

Rien de très révolutionnaire donc, mais une série bien agréable à regarder à l'heure actuelle dans le paysage plutôt morne des séries télévisées !


site officiel : http://www.cbs.com/primetime/the_mentalist/