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29 avril 2012

Radiostars, de Romain Levy

Film français de Romain Levy, sorti le 11 avril 2012, avec Manu Payet, Clovis Cornillac et Douglas Attal.

L'histoire : En plein échec professionnel et sentimental, Ben, qui se rêvait comique à New York, est de retour à Paris. Il rencontre Alex, présentateur-vedette du Breakfast-club, le Morning star de la radio. Avec Cyril, un quadra mal assumé, et Arnold, le leader charismatique de la bande, ils font la pluie et le beau temps sur Blast FM. Très vite Ben est engagé : Il écrira pour eux. Alors qu’il a à peine rejoint l’équipe, un raz de marée frappe de plein fouet la station : l’audience du breakfast est en chute libre. C’est en bus qu’ils sillonneront les routes de France pour rencontrer et reconquérir leur public. Pour ces Parisiens arrogants, de ce road trip radiophonique naîtra un véritable parcours initiatique qui bousculera leurs certitudes. 

Mon avis : Les critiques presse sont assez élogieuses. Force m’est de constater que je ne comprends pas pourquoi. Nous sommes tout de même loin de la comédie de l’année. C’est gentillet, on rigole parfois. Oui, cette bande de potes est sympathique. Mais ce n’est ni percutant ni très rythmé.
L’idée aurait pourtant pu être mieux exploitée je pense : une équipe d’animateurs de la matinale doivent passer les vacances à faire le tour des villes pour reconquérir leurs auditeurs. Chaque membre de l’équipe va à tour de rôle piquer sa crise et vider son sac, avant de ressouder l’équipe. Beaucoup de gamineries au final assez racoleuses, à se demander parfois si je ne regardais pas une version française d’American Pie, il manque surtout une vraie écriture. Ce qui est assez dommage quand on pense que tout le travail d’animateur radio se joue justement sur les mots et l’ambiance créée. Ça manque de subtilité : le personnage de Clovis Cornillac est beaucoup trop caricatural, ne parlons pas de la vision de la femme, des juifs et j’en passe, histoire d’être faussement provocant. Quand parfois Cyril s’approche d’une faiblesse qui l’humaniserait, d’une explication sur son comportement, une pirouette et l’histoire repart sans tirer profit de ce qui s’esquissait. Les seconds rôles comme le rappeur Léonard de Vitry ou Daniel(le) le chauffeur de bus androgyne s’en sortent beaucoup mieux.
Pourtant, j’ai rigolé, parfois. Mais à d’autres moments, les vannes font des bides complets. Un film à voir le dimanche après midi vautré sur son canapé si on n’a rien de mieux à faire, mais pas de quoi se déplacer au cinéma.

2 commentaires :

Frankie a dit…

J'ai trouvé le film très sympa mais comme tu dis, ce n'est pas la comédie de l'année ! Mais j'ai passé un bon moment. Petite anecdote, je connais le frère de la personne qui joue le/la chauffeur de bus ! :)

Petite Fleur a dit…

@ Frankie : shuuuut, ne dit pas :-)