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01 octobre 2018

Mauvaise étoile [R.J. Ellory]

3 ans déjà depuis ma dernière lecture d'un roman de Ellory. 3 ans que celui-ci traine dans ma PAL. IL était plus que temps de profiter de l'été pour le découvrir.
L'histoire : Texas, 1964. Après l'assassinat de leur mère, Elliott et Clarence passent de maisons de correction en établissements pénitentiaires pour mineurs. Le jour où Earl Sheridan les prend en otages, les deux adolescents se trouvent embarqués dans un périple meurtrier. Alors que Sheridan sème la terreur sur leur route, une sanglante et terrible partie se met en place entre les trois protagonistes.

Mon avis : J'ai eu peur, je dois l'avouer. Il faut dire que ça commençait mal, avec un roadtrip, ce que je n’aime pas du tout. Mais Ellory a déjà su me surprendre et me faire apprécier des histoires qui, sur le papier, m’auraient plutôt rebutée : Vendetta et la mafia ou encore Les anonymes et les complots gouvernementaux. Alors j’ai commencé ma lecture, froncé les sourcils, trouvé des longueurs et détesté ce Earl Sheridan. Mais je me suis accrochée, et j’ai bien fait.

Car une fois un des personnages sorti de l’équation (je ne dirai pas lequel), tout s’est arrangé. Par cette astuce, l’auteur a relancé mon intérêt, sortant de la route que je croyais deviner. Il le fera à nouveau en ajoutant le personnage de l’inspecteur Cassidy, tenté par l’aventure fédérale, qui viendra ajouter son grain de sel à l’enquête. Ellory, lentement, tisse sa toile pour amener son lecteur exactement là où il le souhaite. Alors, avec plaisir j’ai plongé dans ce roman. Les personnages secondaires sont légion, chacun très différents, mais pour beaucoup promis au même destin tragique et sanglant. Avec ton son talent et son cynisme, l’auteur prend le temps de les dessiner et de nous les rendre sympathiques, tout en annonçant clairement qu’ils ne feront pas long feu. Qu’est-ce qu’il en dézingue, et pas toujours de la façon la plus rapide et délicate !

Ce roman pourrait être allégé d'une bonne centaine de pages et se complaire un peu moins dans le gore sans perdre son âme pour autant. Je m’étonne également de cette fin fleur bleue, peu crédible et assez dissonante au milieu de ces litres de sang versés. Mais cette ambiance ! Ce portrait de l’Amérique des années 60, où vous sentez la poussière sur vos mains, vous arrêtez dans un motel sordide et prenez un repas dans un diner ! On vit vraiment ce roman. Et si c’est bigrement dérangeant, c’est aussi brillant.

Mauvaise étoile, de R.J. Ellory
Traduit par Fabrice Pointeau
Éditions Livre de poche
Octobre 2014

4 commentaires :

Alex Mot-à-Mots a dit…

Un auteur qui a écrit du très bon, mais qui m'a déçu récemment.

maggie a dit…

J'ai lu les assassins de cet auteur et j'avais aimé la forme. Celui-là me tente moins, mais je sais que je relirai un autre roman de cet auteur à l'occasion

Nicolas (livrepoche.fr) a dit…

JE crois qu'on peut dire que j'aime bien Ellory et je ne sais pas si ce roman me tente.Je crois que quand tu parles de la fin "fleur bleue", c'est malheureusement le genre de chose qui peut me gâcher un roman. Mais parfois non…

La chèvre grise a dit…

@ Alex Mot-à-mots : oui, j'avais vu ça.

@ Maggie : je l'avais acheté sans même lire la 4e de couv', et de base, les road trip c'est pas mon truc. Mais là, c'était bien.

@ Nicolas : bah là c'est vraiment les 3 dernières pages, pas de quoi gâcher une lecture. On peut zapper sans souci :)