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25 novembre 2010

L'île de Hôzuki [Kei Sanbe]

L'auteur : Spécialisé dans les séries courtes mais puissantes, Kei Sanbe est un auteur japonais reconnu grâce à son trait à la fois souple et voluptueux. Il a été élu comme l'un des dessinateurs aux héroïnes les plus sexy !

L'histoire : Abandonnés par leur mère, deux enfants sont envoyés dans un centre de réadaptation sur l'île de Hôzuki. Kokoro et sa petite sœur aveugle, Yume, découvrent que leur nouveau foyer compte seulement quatre élèves, pour autant de professeurs.
Petit à petit, les langues se délient. Les histoires des autres pensionnaires font froid dans le dos : à les en croire, meurtres, disparitions, visions fantomatiques et sombres machinations se succèdent sur cette île inquiétante... Pour survivre, les enfants n'ont qu'un seul mot d'ordre : ne se fier aux adultes sous aucun prétexte.

Mon avis : Voici un manga dont la couverture m'avait intriguée, et que Loesha m'a gentiment prêté. Gros avantage : c'est une série courte, de 4 tomes seulement. L'histoire ne s'étire donc pas et ne se perd pas en longueurs inutiles.
L'histoire est très bien menée, et une fois commencé, j'ai lu les 4 tomes d'affilée. Le coup de crayon est expressif et sert magistralement le scénario, une ambiance inquiétante s'installe et on se pose beaucoup de questions. Quelles sont les motivations des adultes ? Qui sont ces enfants ? En plus, toute cette action se passe sur une petite île, dont seul le périmètre de l'école, délimité par un grillage, est autorisé aux enfants. Vous pensez bien que la tentation d'aller voir et découvrir ce qui se passe de l'autre côté est forte ! Les énigmes s'entassent, des enfants disparaissent en essayant d'obtenir des réponses. Ceux qui restent décident donc de tout mettre en œuvre pour partir de l'île et surtout, surtout, de ne pas faire confiance aux adultes qu'ils tiennent pour responsables.
Comment ne pas penser à Shutter Island. Pareillement, la fin opère un retournement de situation, un peu prévisible tout de même. Car les enfants ont tous un passif assez chargé et des comportements étonnants. Ce passif est d'ailleurs un peu trop léger parfois, on aimerait aller plus en profondeur et connaître un peu mieux leur histoire, comme Futoshi par exemple.
Parallèlement à cette tension et au sujet des enfants abandonnés voire maltraités, l'auteur apporte de l'humour avec le personnage de Mlle Kai, jeune femme très attirante. Les proportions anatomiques de la demoiselle laissent perplexe et font sourire le lecteur. D'autant que ses charmes font beaucoup d'effet à un autre professeur...

En bref, un manga que je recommande.

4 commentaires :

choupynette a dit…

c'est (trop) souvent le problème avec les mangas: des séries qui n'en finissent plus. C'est comme cela qu'entre attente interminable pour les tomes en bibli et perspective de 20 tomes à lire, j'ai abandonné 21st century boys qui pourtant me plaisait, et d'autres mangas. Je note celui-ci du coup.

Loesha a dit…

Pour "L'île d'Hozuki", j'étais un peu resté sur ma faim... mais ça reste quand même un bon manga. En tous cas c'est marrant de vois deux point de vue un peu différent sur la même série : tu es emballée, je le suis moins.

Sinon j'ai d'autres séries courtes à te proposer Petite Fleur... on en reparle plus tard (histoire de laisser la surprise à ton lectorat... et surtout le temps que je choppe ça !)

petite fleur a dit…

@ Choupynette : je fatigue également des séries à rallonge.

@ Loesha : j'ai bien apprécié oui, et puis la couverture m'intriguait depuis quelques temps !

Val84 a dit…

Je viens de finir le 1er tome. J'aime beaucoup car on trouve plein de suspens et de mystère. J'ai hâte de lire la suite!