23 mai 2013

Stoker, de Park Chan-wook

Film américano-britannique de Park Chan-wook, sorti le 1er mai 2013, avec Mia Wasikowska, Matthew Goode et Nicole Kidman.

L'histoire : Après la mort de son père dans un étrange accident de voiture, India, une adolescente, voit un oncle dont elle ignorait l’existence, venir s’installer avec elle et sa mère. Rapidement, la jeune fille se met à soupçonner l’homme d’avoir d’autres motivations que celle de les aider. La méfiance s’installe, mais l’attirance aussi…

Mon avis : Les critiques étaient bonnes et parlaient d'un hommage à Alfred Hitchcock. Alors oui, il y a ici une ambiance et une esthétique très léchée de l'image qui fait penser à Hitchcock. Mais nous sommes loin d'un chef d'oeuvre digne du maître du suspense. Au-delà de l'ambiance pesante et soupçonneuse qui plane, il manque un vrai mystère. Tout est ici trop facile, trop évident.
Ajouter un soupçon de fantastique ne suffit pas à en faire un bon film. India ne supporte pas qu'on la touche. Pourquoi ? On ne saura pas. India entend et ressent tout. Cette situation donne d'ailleurs lieu à de jolis plans, notamment celle des cheveux de Nicole Kidman se transformant en champ d'herbes jouant dans le vent. Jusqu'à l'arrivée de son oncle qu'elle ne connaissait pas et pour lequel elle éprouve à la fois méfiance et fascination. Qui est-il ? On ne cesse de nous dire que tous le deux sont semblables. Reste à découvrir à quel point. L'oncle Charlie va lui montrer le chemin de ce qu'elle peut devenir, être son pygmalion. Il semble lui aussi être en effet un être très sensible. Une dose d'érotisme glauque par-dessus tout ça n'arrange pas la chose. La voix off d'India aura beau nous expliquer que nous ne sommes pas responsables de ce que nous sommes, cela ne justifie en rien certains actes. D'autant que malgré cette voix off justement, si souvent utilisé dans les films pour générer un sentiment de proximité avec le personnage, il est impossible de ressentir de l'attachement pour elle.
D'autres éléments sont également gênants. Citons les suivants. Le film met longtemps à démarrer. Nicole Kidman n'est pas du tout convaincante et je comprends désormais les reproches qui sont faits à son in-expression pour cause de recours à la chirurgie esthétique. Et puis certaines idées particulièrement sexistes : le passage de l'enfance à l'âge adulte en chaussant pour la première fois une paire d'escarpins à talons hauts, non mais voilà l'image de la femme !
A contrario, certaines idées de mise en scène sont plutôt bonnes, notamment le découpage de la maison : les étages sont le monde de l'apparence et de l'illusion alors que la cave est celui de la vérité malsaine et glaciale. Ou encore l'araignée qui apparait régulièrement, gravitant autour d'India comme le piège qui tisse sa toile. Mais malheureusement cela ne suffit pas à pallier les lacunes flagrantes du scénario.

21 mai 2013

Plus rien entre nous, Laurens [Fabrice Colin]

L'auteur : Fabrice Colin est un auteur français de romans de divers genres : fantasy, SF, polar, pour la jeunesse ou pour les adultes. J'ai d'ailleurs déjà lu Bal de Givre à New-York.

L'histoire : Voici deux ans que la femme de Laurens a disparu. Celui-ci ne perd pas espoir de la retrouver. Pour lui, mais aussi pour leurs deux jumelles. Elle est parti, un jour, de la plage de Miami alors qu'il était remonté chercher quelque chose à l'hôtel. Depuis, plus aucune nouvelle. Il n'est pas le seul à chercher sa femme disparue. En Floride, il va rencontrer plusieurs hommes et un détective privé qui aura quelques révélations.

Mon avis : Voici une nouvelle que l'éditeur Sonatine propose gratuitement sur internet, accompagné du premier chapitre du dernier roman de Fabrice Colin Ta mort sera la mienne. Après avoir lu un de ses romans pour la jeunesse, j'ai donc sauté sur l'occasion pour découvrir une oeuvre pour adulte. Le moins que l'on puisse dire, c'est que si la plume est plus complexe, on retrouve le même sens du mot et de l'ambiance. Au point que j'ai mis un peu de temps à comprendre qui était réellement le narrateur. Lorsque ce point s'éclaire, le lecteur perçoit mieux l'histoire et la chute, assez abominable. Il aurait surement été possible de creuser davantage cette nouvelle et, de mon côté, je n'aurais pas été contre quelques pages supplémentaires. Une fois arrivée à la fin, j'ai encore des questions, notamment sur la rencontre de toutes ces femmes et comment elles en sont arrivées là. Mais c'est, je pense, le propre de la nouvelle que de ne pas creuser autant que le roman, de laisser planer le mystère.
En cela, c'est une opération vraiment réussie par l'éditeur, car à la sortie, j'ai bien envie de découvrir le roman dont cette nouvelle sert de teaser.

19 mai 2013

Les âmes vagabondes, de Andrew Niccol

Film américain de Andrew Niccol, sorti le 17 avril 2013, avec Saoirse Ronan, Jake Abel et Max Irons.

L'histoire :  La Terre est envahie. L’humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Melanie Stryder vient d’être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l’être qui tente de la posséder. Quelque part, caché dans le désert, se trouve un homme qu’elle ne peut pas oublier. L’amour pourra-t-il la sauver ?

Mon avis : J'avais lu le livre et malgré mon avis à l'époque assez négatif, j'en ai gardé un bon souvenir : écriture un peu facile mais idée de base intéressante et plaisante. Je me demandais ce que le cinéma pouvait en faire. Alors, étant un peu désoeuvrée ce jour-là, direction un cinéma.
Difficile en effet de rendre à l'écran la lutte intérieure qui fait rage dans le corps de Mélanie. Elle refuse de le laisser à son hôte, Vagabonde alias Gaby. C'est donc grâce à la voix off que nous allons prendre conscience de cette lutte qui se livre dans ce corps.  Après un bref instant de surprise, Gaby accepte bien vite cette présence qui lui impose son bon vouloir sans pourtant pouvoir tout faire elle-même. Dommage, il aurait été possible de palier ici un manque du livre en creusant davantage l'idée d'hôtes, de lutte interne, de conquête de différents mondes avant d'arriver sur Terre, puis ce retournement de quelques âmes qui finiront par se battre aux côtés des êtres humains. Car Gaby va rallier le camp adverse. Elle tombe amoureuse d'un jeune homme et comprend que, si les hommes sont capables du pire, ils sont également capables du meilleur, souvent en invoquant les mêmes raisons : c'est le libre arbitre.
Bien vite, la science-fiction est laissée de côté et on se retrouve avec une banale histoire d'amour à 4 : deux hommes, deux filles dans un seul corps. Et alors ? Ensuite ? Bah rien, le film est terminé. On trouve vite un corps supplémentaire et puis voilà, générique !
Les dialogues et le jeu des acteurs n'aident pas non plus pour sauver ce navet. Car il faut bien dire ce qui est. Quand on pense que le réalisateur est à l'origine de Bienvenue à Gattaca, on se demande comment cela est possible.


17 mai 2013

Celui qu'on ne voit pas [Mari Jungstedt]

Un peu plus d'un an après ma lecture des Ombres silencieuses, je termine ma remontée dans la série de Mari Jungstedt pour lire cette fois la première enquête de l'inspecteur Knutas.

L'histoire : Après s'être disputée avec son compagnon lors d'une fête dans leur maison de campagne, Helena Hillerström sort promener son chien le long de la plage. Bientôt, cernée par un épais brouillard, elle sent qu'on la suit. Quelques heures plus tard, elle est retrouvée morte, tuée à coups de hache.
Frida Lindh, une jeune mère de trois enfants, quitte le bar où ses amies et elle se rencontrent régulièrement. Malgré la nuit et les quelques verres de vin qu'elle a bus, elle prend son vélo pour rentrer à la maison. Les rues sont désertes. Elle est seule. Non. Pas seule. Une ombre la suit.
Celui qu'on ne voit pas.
Le commissaire Anders Knutas et son équipe mènent une longue et difficile enquête sous la pression des médias. Quel est le lien entre ces deux jeunes femmes ? Knutas doit au plus vite découvrir le mobile du meutrier avant que celui-ci ne frappe de nouveau.

Mon avis : On retrouve bien là l'écriture caractéristique de l'auteur, avec de très courts chapitres présentant les différents points de vue, dont celui de l'assassin. Alors, comme je l'ai déjà souligné, cela ne permet pas de s'attacher particulièrement à un personnage, mais plus de brosser doucement l'évolution d'une enquête mal commencée par faute d'indices. Elle va durer une vingtaine de jours (les jours rythment la lecture) et est menée par des inspecteurs ordinaires, qui cherchent et font parfois des erreurs. On ne saura d'ailleurs pas grand chose des personnages, à l'exception d'Emma, amie d'Helena, la première victime. Cela ne m'a pas tellement dérangé dans la mesure où j'ai déjà lu les 2 enquêtes suivantes et que je suis donc familière avec eux. Mais cela peut être gênant encore une fois pour s'attacher à l'un d'eux.
C'est bien écrit et efficace mais pas très original ou surprenant. Il n'en reste pas moins un gentil polar dans lequel j'ai apprécié de me laisser porter. D'autant qu'il me rappelait mon court séjour à Stockholm et l'ambiance doucement estivale qui flottait. Car l'auteur laisse une petite part aux descriptions de paysage et surtout d'ambiance : la mer, la douceur de vivre dans un petit vent frais ou dans la chaleur écrasante de l'été. Quant à l'intrigue elle-même, on fait des suppositions, on cherche, on pense trouver, mais il faudra attendre les dernières pages pour trouver, avec un tout petit peu d'avance sur les enquêteurs.

15 mai 2013

Le petit livre bleu [Antoine Buéno]

L'auteur : Né en 1982 à Boulogne-Billancourt, Antoine Buéno est un auteur français et chroniqueur à la radio et à la télévision.

L'histoire : Les schtroumpfs, tout le monde connaît. Un chef omniscient, le Grand Schtroumpf, seul à être vêtu de rouge. Une Schtroumpfette unique, blonde et cantonnée aux tâches ménagères. Un ennemi juré, Gargamel, doté d'un chat nommé Azraël alors que son faciès rappelle une caricature antisémite... Utopie totalitaire ou société égalitariste ? L'auteur nous propose une analyse aussi instructive qu'amusante, de ces petits êtres bleus.

Mon avis : C'est Canel qui m'a rappelé que j'avais ce petit livre dans ma PAL. Et comme je venais de terminer une lecture très prenante, je cherchais quelque chose de totalement différent pour faire la transition. Alors je l'ai sorti de mes étagères.
Comme le laisse voir l'auteur dans les dernières pages de son livre, celui-ci a provoqué des réactions assez extrêmes. Quoi, les schtroumpfs seraient des figures du nazisme ou du stalinisme ? Loin de porter ce propos volontaire à l'oeuvre de Peyo, Antoine Buéno montre qu'ici il est possible d'y lire des traits caractéristiques de ces idéologies. Un exemple qui est le plus marquant pour moi, car même étant petite j'avais tiqué : la schtroumpfette est diabolisée lorsqu'elle est brune et acceptée dans la communauté lorsqu'elle est blonde. Oui, je suis brune, c'est peut être pour ça ! Apologie des traits aryens ? Cela sera discuté dans cet essai.
Du reste, on pourra argumenter le parti pris de l'auteur. Mais l'exercice se tient. Il ne tient qu'au lecteur de savoir le prendre au second degré car après tout on peut faire dire tout et son contraire, l'auteur n'étant plus là pour exprimer lui-même les choix de représentation qu'il a fait : pourquoi sont-ils bleus ? pourquoi sont-ils petits ? pourquoi sont-ils cent et pas un de plus ? pourquoi n'y a-t-il qu'une seule femelle ? Tout le long de la lecture, il ne faudra pas oublier qu'il s'agit avant tout d'une œuvre destinée à des enfants et qu'à l'époque, l'imagerie et les codes de lecture qui leur sont proposés sont forcément simplistes.
L'auteur s'amuse à définir la nature même du schtroumpf dans une première partie. De sa taille à sa nature biologique, en passant par sa sexualité et son habitat, tout y passe. Nous croiserons bien sûr Gargamel et son affreux chat, la salsepareille, et parfois Johan et Pirlouit. Puis, dans une deuxième partie, il va nous démontrer comment cette communauté de petits êtres bleus s'inscrit dans une conception dictatoriale.
L'auteur n'exposera ici que les arguments qui iront bien dans le sens de sa thèse. Certaines fois, cela semble évident (comme je l'ai déjà fait remarqué pour l'esthétique de la schtroumpfette), d'autres sont pourquoi pas acceptables, d'autres enfin sont vraiment tirés par les cheveux, comme l'histoire du schtroumpf qui serait une version européenne de la souris Mickey, qui pourrait s'entendre comme une caricature visant à décrédibiliser le capitalisme américain. Là, j'avoue, je n'ai pas du tout été convaincue. Le Grand Schtroumpf serait Staline, le Schtroumpf à lunettes serait lui rapproché de Trotsky. Ça c'est pour le côté communiste. Côté nazi, on retrouve la caractéristique raciste avec le tout premier tome et les schtroumpfs noirs, forcément mauvais. Et puis, forcément, le parallèle entre le language schtroumpf et le novlang du monde d'Orwell, la comparaison est facile.
Si certaines fois on peut se demander ce qu'a fumé l'auteur, il n'en reste pas moins un exercice intéressant et qui nous ouvre les yeux sur la façon d'interpréter des univers. A prendre avec humour, que l'auteur n'hésite pas à annoncer clairement d'ailleurs. Et puis il n'est jamais mauvais de se voir rappeler que l'esprit critique peut s'exercer sur n'importe quel sujet.

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13 mai 2013

Cathédrale Notre-Dame de Paris

Cathédrale Notre-Dame de Paris
Située sur la moitié est de la cité, la Cathédrale Notre-Dame de Paris offre rarement ce profil-ci, pris depuis la Seine. Malgré le mauvais temps, je trouve que l'édifice, datant XIIe au XIVe siècle (la construction s'est étalée sur plus de deux siècles), est toujours particulièrement imposant et impressionnant. Il est massif et apaisant. Savoir que malgré les vicissitudes ce bâtiment a réussi à tenir me donne un sentiment de force.

11 mai 2013

Iron man 3, de Shane Black

Film américano-chinois de Shane Black, sorti le 24 avril 2013, avec Robert Downey Jr. et Gwyneth Paltrow.

L'histoire : Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. Plus que jamais, son courage va être mis à l’épreuve, à chaque instant. Dos au mur, il ne peut plus compter que sur ses inventions, son ingéniosité, et son instinct pour protéger ses proches. Alors qu’il se jette dans la bataille, Stark va enfin découvrir la réponse à la question qui le hante secrètement depuis si longtemps : est-ce l’homme qui fait le costume ou bien le costume qui fait l’homme ?

Mon avis :Après le succès des deux premiers opus, il fallait bien aller voir ce 3e volet. On change de réalisateur mais la sauce prend moins. Autant le dire tout de suite, je me suis plutôt ennuyée.
Le film se prend trop au sérieux. Il y a moins d'humour, ça manque d'insolence. Le héros d'habitude si grande gueule nous prône là les joies d'une vie de famille classique à laquelle il aspire. Comment adhérer alors que c'est bien son côté grande gueule gaffeur et excentrique qui nous plaisait tant dans les deux premiers épisodes ? D'autant que, Gwyneth Paltrow, a qui le scénario a voulu donner de l'ampleur, est vraiment fade et pas crédible du tout en mode super-héros, que ce soit lorsqu'elle revêt elle-même l'armure ou quant elle se trouve sa propre particularité (je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler).
Côté scénario, les réalisateurs ont souhaité essayer de faire un peu plus complexe que la simplicité limite extrême du deuxième volet, mais ils se sont complètement loupés. Ce n'est pas en positionnant un homme de paille et en attendant la fin du film pour nous montrer le lien entre tous les personnages que cela suffit. Le rôle de la botaniste comme l'appel Tony Stark est un exemple flagrant : elle ne sert absolument à rien ! Quant à l'antagonisme entre Le Mandarin et Stark, elle n'est que du vent et absolument pas crédible 30 secondes. Les références assez nombreuses à l'autre film de Marvel, Avengers, m'ont particulièrement gênée, et alourdissent la narration, perturbent le spectateur qui n'a pas vu ce film. Enfin, il ne suffit pas d'une véritable pluie d'armures à la toute fin pour épater la galerie. Ok, elles sont très jolies ces armures, et alors ?
Une déception donc, mais qui était à prévoir. Comme d'habitude, argent prime sur qualité. Hollywood va épuiser le filon jusqu'à ce qu'il casse complètement et faire un gros bide en perdant de l'argent. A ce moment là, les bonnes questions seront peut être posées. Pourtant, ce n'est pas très compliqué : le spectateur demande une véritable histoire avec des personnages bien croqués !

09 mai 2013

Cinq petits cochons [Agatha Christie]

Mon dernier Agatha Christie remonte à un peu plus d'un an, avec Cartes sur table. Mais George, à l'origine du challenge Agatha Christie, a fait un bilan et m'a donné envie de me plonger à nouveau dans une enquête de cette reine du crime. N'hésitez pas à participer vous aussi !

L'histoire : Cinq témoignages accablants ont fait condamner à la détention perpétuelle Caroline, la femme d'Amyas Crale, peintre renommé, mort empoisonné. Seize ans après, Hercule Poirot, le détective belge qu'Agatha Christie a rendu célèbre, prend l'affaire en main. Ne s'arrêtant pas aux évidences, tirant parti du moindre indice, il fait éclater une vérité à laquelle personne ne s'attendait.

Mon avis : Résoudre un crime qui a eu lieu seize ans plus tôt, sur le seul indice des témoignages différents des cinq protagonistes et de la visite du lieu du crime ? Pas très crédible me direz vous. Mais bon, Hercule Poirot est fort, très fort. Et Agatha Christie nous balade.
Je pensais pour une fois avoir deviner qui était le meurtrier. Bah non. J'ai fait la même supposition que tout le monde, trop évidente surement.
Je n'ai par contre pas vraiment été emballée par la construction du roman : Hercule Poirot rend visite à chaque protagoniste qui va lui raconter sa version de l'histoire. Il leur demandera à la fin de son entretien de bien vouloir lui rédiger un compte-rendu écrit. Du coup, après avoir déjà lu 5 fois la même histoire, voire plus puisque le détective va interroger également les avocats et responsables de l'enquête, nous la relisons encore 5 fois par le biais des lettres qui lui sont adressées. C'est un peu fastidieux. Certes, tout est dans les détails et les non-dits, comme souvent. Ce sont ces petites graines qui font apparaître la magie d'Hercule Poirot pour résoudre toutes les énigmes, même celle de plus de seize ans.

Ce roman entre dans la catégorie "gros mot" du Petit Bac 2013 d'Enna.