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22 janvier 2020

BD Express #18

Pink Daïquiri, de Bax, Habart et Théry

L'histoire : Meilleures amies du monde et colocataires, Clémence et Alixia n'ont aucun secret l'une pour l'autre. Clémence sort d'une rupture difficile et ne veut plus s'engager. Alixia n'a jamais connu l'orgasme et désespère. Le même jour, la première tombe sous le charme d'un client lors d'une réunion de travail ; la seconde découvre enfin le plaisir tant recherché dans les bras d'un inconnu rencontré en boîte. Et si toutes les deux avaient rencontré le même homme ?…

Mon avis : Des fois, à la bibliothèque, on tente des lectures qu'on n'aurait même pas regardé en librairie. Parfois ce sont de belles découvertes. Ce n'est clairement pas le cas ici. Alors certes, ça tente de faire dans l'original avec ce concept de double album, qui se lit dans les deux sens. Au lecteur de choisir s'il souhaite commencer par Alixia ou Clémence en retournant le volume. Mais en dehors de ça, je ne suis clairement pas le bon public pour ce genre d'album. D'abord le dessin est assez moche. Et puis je n'ai jamais aimé Sex and the city et ses crêpages de chignon sur des histoires de filles : vie en centre ville, sortie entre filles, histoires de coucherie, pote homosexuel... on ne saurait faire plus cliché ou superficiel ! À oublier.


Le chanteur sans nom, de Arnaud Le Gouëllec et Olivier Balez

L'histoire : L'édifiante histoire vraie d'un chanteur d'avant-guerre. Vedette de la chanson des années 30 et 40, le Chanteur sans nom, alias Roland Avellis, chantait masqué d’un loup sur le visage. Ami de Charles Aznavour, bouffon et comptable d’Édith Piaf, toxicomane notoire, cleptomane débonnaire et attachant, le Chanteur sans Nom eut 1000 vies... 

Mon avis :  Cet album aura eu le mérite de me faire découvrir ce chanteur, apparemment excellent dans ses interprétations des succès de l'époque d'avant guerre, et qui aura côtoyé les plus grands du répertoires français de l'après-guerre. En dehors de ce destin exceptionnel et quelque peu gâché par l'artiste, l'album lui n'a pas grand charme. Le dessin, s'il rend bien l'ambiance de l'époque, est tout de même assez quelconque. Le récit lui suit consciencieusement l'enquête mené par l'auteur.


L'aimant, de Lucas Harari

L'histoire : Pierre, jeune étudiant parisien en architecture, quitte tout pour la Suisse. Destination : les thermes de Vals, un magnifique édifice au cœur de la montagne. Sujet de sa thèse, le bâtiment aux lignes pures le fascine et l'obsède... Ces murs recèlent un mystère, Pierre en est persuadé - une porte dérobée, qu'il doit absolument trouver.

Mon avis : Après l'album de Cosey, il est temps de revenir dans un petit village suisse pour s'intéresser cette fois à un bâtiment qui abrite des thermes. Quelques recherches sur internet montrent que l'auteur a vraiment respecter à la fois l'ambiance du village et l'architecture des thermes et on comprend que le récit a une belle part autobiographique. Le trait dans l'esprit de la ligne claire est parfait pour les bâtiments mais l'auteur est tout aussi doué pour dessiner des personnages, parfois très simplement comme Pierre, et à d'autres moment de façon plus complexes. Ça apporte un aspect assez classique à l'ensemble, qui n'est malheureusement pas relevé par le récit, entre thriller et fantastique, qui manque terriblement de réelle matière.

20 janvier 2020

Où les roses ne meurent jamais [Gunnar Staalesen]

L'auteur : Né en octobre 1947, Gunnar Staalesen est un écrivain et dramaturge norvégien, auteur de romans policiers dont bon nombre ont été adapté par le cinéma norvégien.

L'histoire : Septembre 1977. Mette, une fillette âgée de trois ans, disparaît alors qu'elle jouait dans le bac à sable devant sa maison. La petite communauté où vit sa famille est bouleversée. Malgré les efforts de la police et les soupçons qui s'accumulent, elle reste introuvable.
 Vingt-cinq ans plus tard, alors que la date de prescription approche, la mère de Mette demande au privé Varg Veum de tenter une dernière fois d'élucider ce mystère. Son enquête le plonge dans un écheveau de mensonges et de complots. Puis une nouvelle tragédie se produit...

Mon avis : Je découvre ici un nouvel auteur nordique. Enfin, quand je dis nouveau, je me comprends. Il s'agit ici du dix-septième tome de la saga des aventures de Varg Veum, semble-t-il très connu en Norvège.  Ce détective privé est, comme il se doit, perdu, marginalisé et noyé dans l'aquavit. Cliché me direz-vous. Certes. Mais ici, le charme de ce récit tient à la peinture de la société norvégienne des années 70 et de nos jours : entre utopie de la vie en communauté et décadence, qu'a-t-il bien pu arriver à la petite Mette, disparue il y a presque 25 ans ?

Presque par miracle après aussi longtemps, le privé va réussir à renouer les fils que des enquêteurs chevronnés n'avaient pas su tirer à l'époque. On découvre une communauté où tous s'épient et ou autonomie est confondue avec émancipation à outrance. Veum, dont la morale sert de garde fou, va vitre mettre à jour les défauts de cette conception de vie en société. Il observe, écoute beaucoup, cherche le petit détail qui semble sans importance, vérifie chaque intuition et met chacun face à ses mensonges.

Un roman de facture très classique, sans grande surprise même si il se lit bien et agréablement. Ma petite déception vient de la ville de Bergen dont, en tant qu'étranger, on se représente assez peu les spécificités. L'action pourrait se passer n'importe où ailleurs sans que cela ne change rien.

Où les roses ne meurent jamais, de Gunnar Staalesen
Traduit par Alex Fouillet
Éditions Folio
Novembre 2019

17 janvier 2020

À couteaux tirés, de Rian Johnson

Film américain de Rian Johnson, sorti le 27 novembre 2019, avec Daniel Craig, Tony Colette et Jamie Lee Curtis.

L'histoire : Célèbre auteur de polars, Harlan Thrombey est retrouvé mort dans sa somptueuse propriété, le soir de ses 85 ans. L’esprit affûté et la mine débonnaire, le détective Benoit Blanc est alors engagé par un commanditaire anonyme afin d’élucider l’affaire. Mais entre la famille d’Harlan qui s'entre-déchire et son personnel qui lui reste dévoué, Blanc plonge dans les méandres d’une enquête mouvementée, mêlant mensonges et fausses pistes, où les rebondissements s'enchaînent à un rythme effréné jusqu'à la toute dernière minute.

Mon avis : La saveur d'un très bon Agatha Christie servi par une distribution éblouissante pour donner un des films les plus divertissants de l'année, voilà ce qu'est À couteaux tirés.


Clairement référence à l’esprit des romans de la célèbre écrivaine britannique, le spectateur s’amuse follement à chercher le coupable. Tout est montré par la caméra qui ne cache rien, toutes les clés sont données. Seuls les personnages secondaires sont cachottiers et habités par l’appât du gain ou de l’héritage. Caricaturaux donc, mais c’est ce qui apporte la touche d’humour so british et grinçant, en plus de l’atmosphère très XIXe du grand manoir familiale. Quant au personnage principal, celui de l’infirmière Marta et non l’enquêteur Benoit Blanc, elle offre une personnalité aux petits oignons pour politiser légèrement ce récit : elle, immigrée, face à tout une famille de blancs privilégiés, racistes et hypocrites.


Après une première moitié de film servant à poser l’ambiance et les personnages, la seconde s’ouvre sur une révélation majeure assez tôt avant de relancer le rythme en brouillant les pistes. Le scénario, d’un classicisme savoureux, révèle d’habiles retournements de situation. Rian Johnson réussit parfaitement à dépoussiérer le genre.

15 janvier 2020

Soon [Thomas Cadène et Benjamin Adam]

Les auteurs : Thomas Cadène est un auteur de bandes dessinées français né en 1976. Il collabore ici avec Benjamin Adam, autre auteur de bandes dessinées français né en 1983, au dessin.

L'histoire : 2151. Simone fait partie d'une mission spatiale sans retour nommée SOON. Avant son départ, elle emmène son fils Youri pour un dernier road-trip dans un monde qui a profondément changé.
La population mondiale a été divisée par dix par rapport au début du XXIe siècle. Les dégâts climatiques et les trouvles qu'ils ont engendrés sont à l'origine de cette baisse brutale, et l'humanité sait que l'équilibre dans lequel elle vit est précaire.
Au contact du monde, Youri comprendra-t-il le désir d'aventure et d'inconnu de sa mère ?

Mon avis : Voici un album que j'ai beaucoup vu sur les réseaux sociaux et dans les magazines littéraires. J'ai même hésité à l'offrir à Mister à Noël, le sujet pouvant être intéressant. Alors, l'opération Masse Critique de Babelio en partenariat avec Dargaud est arrivée à point nommé pour résoudre mon dilemme.

En mêlant science, écologie et phénomène de société, les auteurs Thomas Cadène et Benjamin Adam nous livre ici un récit d’anticipation pourtant très ancré dans l’actualité. Tout commence par une sortie scolaire en 2140 montrant aux jeunes générations comment tout a été bouleversé depuis 2033, à commencer par une population mondiale humaine divisée par dix et tout un modèle de société désormais fondé aujourd’hui sur l’écologie et l’autosuffisance. Pourtant, en 2151, les hommes restent encore et toujours divisés : certains sont partisans de la colonisation de l’espace, objectif de la mission Soon 2, et d’autres d’une modification du mode de vie pour réparer une planète abimée.

Simone Jones est une astronaute chargée d’une mission d’exploration spatiale en partance. Son fils Youri n’accepte pas son départ. Nous allons suivre ce conflit générationnel en alternance avec un volet posant les faits historiques qui ont menés à cette situation désespérée où l’Homme se retrouve face à la seule vraie question : comment garantir la survie de l’humanité ? Accompagnant sa mère dans son voyage inaugural, Youri comprendra peut être le choix de sa mère de faire ce voyage sans retour.


Le dessin a un style très marqué mais qui, à mon goût, dessert parfois la clarté narrative. Le choix des couleurs se limite au bleu et vert conférant cependant un charme certain qui permet aussi de distinguer les parties explicatives, tout comme la mise en page et le découpage.

Clairement, Soon s’annonce immédiatement comme un album de réflexion plus que d’action, avec une teinte clairement politique et engagée. Le récit n’est pas très optimiste mais crédible et porte surtout une vraie interrogation de notre société actuelle, des risques de crises sociales et écologiques qui se précisent de jour en jour, sans pour autant faire dans le catastrophisme facile ou de mauvais goût. S’il fait forcément réfléchir, je reprocherais cependant à cet album de manquer un d’émotions car le dialogue mère-fils n’est pas assez investi.

Soon, de Thomas Cadène et Benjamin Adam
Éditions Dargaud 
Octobre 2019

13 janvier 2020

La piste aux étoiles [Nicolas Lebel]

Où l'on retrouve Nicolas Lebel, notre jeune auteur français, après les aventures de Merhlicht, dans un tout autre exercice.

L'histoire : Quand on propose à l’Embaumeur de participer à un projet d’exposition de cadavres, il faut s’attendre à un refus : un défunt, ça se respecte, ça ne s’exhibe pas ! Mais dans la vie, on ne fait pas toujours ce que l’on veut, encore moins lorsqu’Interpol s’en mêle. Mandoline va devoir s’inviter dans la folie morbide d’un artiste mégalo et s’infiltrer dans sa forteresse turque pour tenter de lever le voile sur un trafic international de cadavres… L’Embaumeur joue les Monsieur Loyal dans un drôle de cirque…

Mon avis : Après avoir découvert Nicolas Lebel et son personnage du capitaine Merhlicht plein de verve, j’attendais beaucoup de cette nouvelle série proposée grâce à Netgalley et FrenchPulp Editions. Cette nouvelle maison d’édition propose des histoires se prêtant à la lecture feuilletonesque, une littérature facile, rythmée, du genre roman de gare au sens premier du terme, c’est-à-dire des récits qui se lisent le temps d’un voyage. Si j’avais lu le concept avant d’entamer ma lecture, je n’aurais pas ressenti cette pointe de déception car il s’agit forcément d’un roman d’un genre différent et je n’ai pas retrouvé ici le verbe haut et l’attitude pleine de morgue de Merhlicht chez Luc Mandoline, thanatopracteur de son état.

On est loin de Merhlicht donc et davantage sur un personnage circonspect et méfiant, à l'humour pince sans rire, qui n’hésite cependant pas à s’opposer quand il estime que les bornes sont dépassées. Sur l’histoire, cela ressemble beaucoup à la série Agence 13 de Serge Brussolo : l’univers proposé est quasiment en huis clos dans une bâtisse atypique, dans laquelle le personnage principal tente d’accéder ou de découvrir les mystères de certaines pièces qui lui sont cachées et où règne une ambiance morticole. Une forme d’enquête se dessine donc, même si elle est peu crédible, le tout avec une pointe légère d’humour, qui pourrait être beaucoup plus appuyée à mon goût. Ceci dit, le contexte lui est tellement bien trouvé et bigrement ancré d’actualité qu’une fois la lecture finie, on se demande tout de même si ce ne serait pas possible. Car plus c’est gros, plus ça passe, c’est bien connu.

Ce qui fait le charme de ce genre de récit ? le côté fun, déjanté, farfelu, avec un fond qui finit par faire légèrement réfléchir. Et on a tous ces ingrédients ici pour passer un bon moment sans prétention. Après, au-delà du récit proprement, c’est l’exercice qui est assez sympathique à suivre : Luc Mandoline est un personnage créé il y a déjà bien longtemps et dont chaque aventure est écrite par un auteur différent. Il a été initié par l’atelier Mosesu et compte à ce jour plus d'une dizaine de titres.

La piste aux étoiles, de Nicolas Lebel
French Pulp Éditions pour Kindle
Novembre 2019

23 décembre 2019

Vitrines et Sapin de Noël 2019 des Grands magasins

Cette année, les vitrines de Noël des Galeries Lafayette se transforment en véritable ruche et nous propose une ambiance que j'ai particulièrement appréciée. Les petites abeilles ouvrières œuvrent de vitrine en vitrine, formant un fil conducteur enchanteur, pour construire les cadeaux et préparer le réveillon.

Les abeilles récoltent le miel des fleurs
Les abeilles décorent la ruche

Les abeilles parent la reine
Les abeilles préparent la table de Réveillon

Les abeilles apportent les cadeaux jusqu'à leur ruche
Sous la splendide coupole du grand magasin, que je ne manque jamais d'admirer, se dresse un immense sapin aux couleurs mordorées orné de fleurs d’hiver et de volumineuses boules de Noël, avec la reine des abeilles au sommet. Là aussi, il est particulièrement réussi.

Sapin des Galeries Lafayette 2019
La Reine des abeilles au sommet du sapin 2019
Direction ensuite le Printemps, qui a choisi d'animer des animaux à chaque fois différents mais toujours un peu déjantés, symbolisant la fête et la joie. Ça donne un tableau d'ensemble amusant et décalé.

Les perroquets déjantés du Printemps
Le cheval de courses du Printemps
La cocotte qui cocotte du Printemps

Les dindes dures à cuire qui se rebellent au Printemps
Une des dindes rebelles du Printemps
Les écureuils Illy du Printemps
Les souris du Printemps

Et c'est sur ce billet que je vous souhaite de très belles fêtes de fin d'année et vous dis à l'année prochaine !

20 décembre 2019

Louvre #20 : Chapiteau de colonne de la salle d'audiences du palais de Darius Ier

Chapiteau de colonne de la salle d'audiences du Palais de Darius Ier
Voici un des chapiteaux de colonne en calcaire de la salle d'audiences du Palais de Darius Ier. Il faut imaginer qu'il y en avait 36 au total, monumentales, pour soutenir le toit de l'apadana (ou salle d'audiences en perse) à Suse, capitale administrative choisie par le roi lors de son accession au trône.


Il s'agissait d'une salle carrée hypostyle (à colonnes) de 109 mètres de côté. Chaque colonne s'élève à 21 mètres du sol, a une base carrée et est cannelée sur toute sa longueur avant d'être surmontée d'une sorte de corbeille de palmes, puis, ce qu'on peut voir sur la photographie ci-dessus, un ensemble de doubles volutes à rosettes sur lequel reposent deux avant-trains de taureaux agenouillés dos à dos, symbole d''équilibre cosmique. Le chapiteau du Louvre a été reconstitué à partir de fragments appartenant à plusieurs colonnes retrouvées par Marcel Dieulafoy lors de sa campagne de fouilles en 1884-1886 ce qui explique les variations de couleur de la pierre.

18 décembre 2019

Le chat qui courait sur les toits [Hausman et Rodrigue]

Les auteurs : On retrouve ici René Hausman aux crayons, après sa collaboration avec Pierre Dubois pour Capitaine Trèfle. Cette fois, c'est secondé de Michel Rodrigue qu'il travaille sur ce Chat qui courait sur les toits.

L'histoire : Il était une fois un jeune prince vivant dans un royaume lointain et merveilleux. Chaque fois que son regard croisait celui d'un animal, il en prenait les traits, tout en conservant son corps d'humain. Effrayés par ce phénomène, le roi et la reine décidèrent de le cacher et de l'enfermer dans une chambre du palais.
Un beau jour, alors que son visage est celui d'un chat, le prince décide de s'enfuir...

Mon avis : De nos jours, les auteurs nous proposent bien peu de conte comme ceux qui ont bercé notre enfance. Hausman et Rodrigue en retrouvent ici le chemin en proposant une fable sur la différence et l’altérité, se situant sur dans un royaume lointain, dans une tour dans grand château où un sort va changer le destin du prince héritier. On retrouve avec bonheur tous les codes du genre. Point de références modernes, une construction des plus classiques, à peine une petite pique envers la morale religieuse, et une nature, bien facétieuse, qui assouvit les plus grands désirs d’une manière inattendue.



Ce récit charme d’entrée par les dessins de René Hausman. Toujours ces aquarelles magnifiques, ces tons doux qui véhiculent époque ancienne et nostalgie, mais aussi quelque chose qui tient à la sorcellerie pour cette histoire de métamorphose dont on ne connaîtra pas le fin mot. Et cet amour de la nature sous toute ses formes qui me rappelle terriblement Michel Plessix.

Je ne connais plus mes classiques sur le bout des doigts. Le nom d’un des protagonistes me disait pourtant quelque chose, mais impossible de le remettre. De plus perspicaces que moi verront donc la fin venir. Quant à moi, c’est avec plaisir que je me suis laissée surprendre, retrouvant ainsi mon regard d’enfant, même si cette fin n’est pas exactement raccord avec le conte originel.


Le chat qui courait sur les toits, de Hausman et Rodrigue
Éditions Le Lombard
Avril 2010