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25 mai 2016

Musée du Quai Branly #2 : Asie

La semaine dernière, je vous emmenais à la découverte des trésors de l'Océanie détenus par le musée du Quai Branly. Il est temps de continuer le périple, cette fois en Asie. Comme d'habitude, un clic sur l'image pour la voir en plus grand.

Masques de génie du sol, Thaïlande
Ce type de costume est produit et porté exclusivement la province de Loei, au Nord-Est de la Thaïlande, à l’occasion de la fête de phi ta khon qui célèbre la sortie annuelle des génies tutélaires.

Costumes des Yao, Vietnam
Les costumes traditionnels vietnamiens, ici ceux des Yao, sont riches de couleurs et de détails.

Armure de samouraï, Japon
Armure en métal laqué noir. Elle comprend un masque (mempo) à gorgerin, un casque (kabuto), une cuirasse (do) à jupe, une sous jupe (haidate), des jambières (sumeate), des manches (kote). Sur la cuirasse et les ailettes du casque figure une fleur de cerisier (sakura) dorée.

Sculpture de poteau funéraire, Vietnam
La statuaire funéraire des minorités montagnardes du Vietnam représente des personnages qui protègent ou honorent le defunt. Les personnages masculins peuvent être des gardiens ou des officiants. Ce type de statues funéraires orne le tombeau pendant un an, le temps que le défunt quitte le monde des vivants pour devenir un ancêtre. Elles sont ensuite abandonnées lors de la cérémonie dite des secondes funérailles. Cette sculpture provient d'un cimetière datant d'environ 1910.

Informations utiles :

Les mardis, mercredis et dimanches de 11h00 à 19h00 et les jeudis, vendredis et samedis de 11h00 à 21h00
Musée du Quai Branly
37 Quai Branly, 75007 Paris

Tel 01.56.61.70.00

Tarif normal : 9€
Tarif réduit : 7€

Site du musée du quai Branly ici.

23 mai 2016

Magies secrètes [Hervé Jubert]

L'auteur : Né en mars 1970, Hervé Jubert est un écrivain essentiellement jeunesse (mais pas que). Il a obtenu avec Magies secrètes le Grand Prix de l'Imaginaire 2013 catégorie Jeunesse.

L'histoire : L'empereur Obéron III, aidé du préfet Hoffmann, souhaite débarrasser Sequana des êtres féériques qui la peuplent. Georges Beauregard, ingénieur-mage au service du ministère des Affaires étranges, recueille toutefois certaines de ces créatures dans son hôtel particulier. C'est ainsi qu'il découvre et prend sous son aile Jeanne, une jeune fille amnésique aux étranges pouvoirs. Ensemble, aidés de la déesse Isis et de Condé, l'automate, ils vont devoir enquêter sur la disparition du neveu de l'empereur, menacé d'être démembré par son mystérieux ravisseur. Arpentant la ville-lumière, ils iront de surprise en surprise afin de découvrir qui menace l'équilibre délicat entre êtres humains et féériques.

Mon avis : Souvent le lecteur râle que la quatrième de couverture en dévoile bien trop. Cette fois, je peux vous dire que sans cette quatrième, je n'aurais pas forcément bien compris de quoi il était question dans ce roman. Pourtant, le monde d'Hervé Jubert est riche et intéressant. Cela aurait pu être vraiment agréable si l'écriture avait été bien différente. Car c'est là que le bas blesse.

Dès le début, le lecteur est plongé sans explication dans un monde qu'il ne connait pas. Soit. Cela peut rendre la lecture un peu plus ardue mais lorsque dans la suite du récit les explications viennent petit à petit éclairé le tableau global, ça peut donner du rythme. Sauf qu'ici les explications ne viennent pas. Et en plus, on passe de chapitre en chapitre d'une scène à l'autre sans aucune transition. Au chapitre deux on quitte Georges Beauregard en train de se faire tuer ; au chapitre trois son âme assiste à un suicide ; au chapitre 4 il se bat en duel contre un ami. Difficile de suivre les enchaînements et de s'attacher au personnage de l'ingénieur-mage, qui recèle pourtant un énorme potentiel. L'univers riche devient alors un inconvénient et le lecteur se perd.

Les personnages, parlons-en. Il y en a à foison. Beauregard en croise énormément dans ces 300 pages. On nous donne leur nom, alors qu'on ne nous les présente pas, qu'on ne sait pas qui ils sont et ce qu'ils viennent faire là. Entre ceux qu'on peut oublier et ceux qui ont un réel intérêt pour l'histoire, difficile de ne pas être perdue. Aucun n'est creusé sérieusement, alors que certains sont intrigants et que le lecteur aimerait en savoir davantage.

J'aurais pu tempérer un peu ce tableau avec l'intrigue si celle-ci n'avait pas été totalement passée au second plan. Beauregard papillonne trop d'un sujet à l'autre, empêchant le lecteur de se concentrer sur la disparition du neveu de l'empereur. Ajoutez des notes de bas de pages certes parfois amusantes mais qui sont essentiellement des digressions qui ne font que perdre davantage le lecteur...

L'ensemble manque donc terriblement de cohérence et c'est dommage car au fil des pages on croise ici une foule de mythes revisités que j'aurais adoré creuser. L'auteur a visiblement énormément travailler son univers mais a totalement oublié d'en livrer les clés à son lecteur.

Magies secrètes, d'Hervé Jubert
Folio
Mars 2016

20 mai 2016

Bart is back [Soledad Bravi]

L'auteur : Soledad Bravi, née en 1965, est une illustratrice et dessinatrice française. Depuis mai 2012, elle signe une page hebdomadaire dans le magazine Elle.

L'histoire : En 2015 à Tampa, Floride, un chat enterré depuis cinq jours sort de la tombe à la stupeur de son propriétaire et à l'effroi de ses voisins. Les médias le surnomment aussitôt Zombie Cat. S'inspirant de ce fait divers réel, Soledad Bravi imagine, dans le droit fil des maîtres du New Yorker, une ode malicieuse à la vie et à la liberté.

Mon avis : Cet album graphique s'annonce comme un moment fun et décalé, mais il se révèle aussi bien plus profond une fois la dernière page tournée. Inspirée d'un fait réel survenu en Floride en 2015, l'histoire de Bart le chat zombie commence tragiquement, après avoir été écrasé par une voiture. Puis c'est le décompte des 9 vies de ce chat, qui commence sa quête d'acceptation de sa nouvelle personnalité et qui cherche la liberté. Il va se heurter à une société qui refuse de lui faire une place. De galère en galère, il reviendra à son point de départ, pas si désagréable que ça au final, après un tour du monde qui lui apprendra que l'herbe n'est pas toujours plus verte ailleurs et qu'il faut parfois savoir se satisfaire de ce qu'on a sans courir en permanence derrière l'inaccessible. Entre temps, Bart aura bien amusé le lecteur.

Le dessin de Soledad Bravi, que j'ai déjà croisé à l'occasion d'un feuilletage d'un Elle ici ou là, n'est pas forcément pour me plaire. Simplissime et ultra-dépouillé, il n'incite pas le lecteur à s'attacher, mais ici il universalise bien le propos.

Bart is back, de Soledad Bravi
Denoël Graphic
Mai 2016

18 mai 2016

Musée du Quai Branly #1 : Océanie

Le musée du Quai Branly ou musée des arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques (civilisations non occidentales) est situé quai Branly dans le 7e arrondissement de Paris, le long du quai de la Seine qui lui a donné son nom et au pied de la tour Eiffel. Le projet, porté par Jacques Chirac et réalisé par Jean Nouvel, a été inauguré le 20 juin 2006.

Ses collections, héritées des fonds du musée de l'Homme et du musée national des Arts d'Afrique et d'Océanie, le musée conserve près de 300 000 œuvres, datant du IIe millénaire avant J-C. jusqu'au début du XXIe siècle. Je vous propose une petite visite de ce qui m'a plu, sachant que les collections présentées sont renouvelées tous les trimestres.

Et on commence cette découverte par l'Océanie. N'oubliez pas de cliquer sur l'image pour la voir en plus grand !


Poteaux funéraires
Ce type de poteaux est dressé devant les maisons cérémonielles réservées aux hommes, tourné vers la mer, lors des cérémonies funéraires.

La chambre des écorces, Australie
La "chambre des écorces" présente un mur de peintures aborigènes, toutes plus étonnantes les unes que les autres.

Masques de Mélanésie
Portés par les hommes, ces masques dépendent de sociétés secrètes chargées d'organiser différents rituels, comme ceux liés aux récoltes saisonnières. Les fibres de tronc de bananier sont nouées derrière la tête des porteurs afin de faire tenir les masques. Leur effet est comique ou grotesque et s'adresse principalement aux enfants. Ils peuvent servir en plusieurs occasions ou être jetés après leur première apparition.

Tambours à fente de l'île Ambrym, Vanuatu

Ce type de tambour est taillé dans un arbre à pain puis sculpté sur la place de la danse où il sera érigé. Les deux lèvres de part et d'autre de la fente longitudinale n'ont pas la même épaisseur et produisent deux sons qui diffèrent de hauteur et d'intensité. C'est généralement la lèvre droite, associé à la masculinité, plus grave et plus sonore, que l'on frappe à l'aide d'un maillet en bois. Les rythmes tambourinés servent tant dans les cérémonies qu’au quotidien, comme moyen de communication entre les hommes.


Informations utiles :

Les mardis, mercredis et dimanches de 11h00 à 19h00 et les jeudis, vendredis et samedis de 11h00 à 21h00
Musée du Quai Branly
37 Quai Branly, 75007 Paris

Tel 01.56.61.70.00

Tarif normal : 9€
Tarif réduit : 7€

Site du musée du quai Branly ici.

16 mai 2016

Ainsi vont les filles [Mary Westmacott]

L'auteur : Mary Westmacott est le pseudonyme d'Agatha Christie. Ainsi vont les filles est le cinquième roman, écrit en 1952, par l'auteur sous ce nom d'emprunt.

L'histoire : Dans l’Angleterre de l’après-guerre, Ann, veuve de longue date, peut-elle se permettre de vivre un nouvel amour au risque de déstabiliser sa fille Sarah ? Et celle-ci doit-elle déplaire à sa mère et tomber amoureuse d’un garçon qui ne fait pas l’affaire ? N’est-ce pas dangereux de s’arroger le droit de diriger la vie de l’autre ? Ne l’est-ce pas tout autant de refuser de s’impliquer ?

Agatha Christie nous plonge dans des rapports mère-fille tortueux, manipulateurs, pleins d’amour et de haine, avec le même talent pour l’intrigue psychologique que celui dont la « reine du crime » a fait preuve dans ses romans policiers.

Mon avis : Un roman de dame Agatha qui ne soit pas un policier ? J'avais très envie de découvrir cette étrangeté. Et effectivement, c'est une étrangeté déjà dans la forme : il s'agit en fait d'une histoire pensée comme une pièce de théâtre, et cela se sent : peu de description et beaucoup de dialogues.

Nous découvrons Ann qui vient de déposer sa fille de 19 ans, Sarah à la gare. Celle-ci est partie pour trois semaines de vacances, laissant Ann, mère toute dévouée à sa progéniture, un peu perdue. Pourtant, elle va rapidement faire la connaissance d'un homme et accepter de l'épouser. Sauf que Sarah, à son retour, ne l'entend pas de cette oreille.

Agatha Christie excelle dans la description des liens psychologiques entre les personnages. Elle sait admirablement en jouer dans ses intrigues policières et ici aussi. Ann et Sarah sont des femmes d'habitudes. Ann aime sa tranquillité, Sarah son confort et l'exclusivité du lien qu'elle entretient avec sa mère. L'arrivée de Richard dans le tableau remet tout ceci en question, amenant mère et fille à se livrer une véritable guerre. Elles confondent amour, dévotion, étouffement et égoïsme. Elles sont totalement excessives, aussi bien l'une que l'autre.

L'ambiance lourde et oppressante est terriblement bien rendue, alors même que ces deux personnages fuient leur quotidien en s'abîmant dans des futilités : soirées, rendez-vous, visites et nouvelles décorations, téléphone qui sonne sans arrêt pour remplir l'agenda... Sarah et Ann s'enfoncent dans la destruction sans que les témoins de se désastre ne puissent rien y faire.

Un roman très différent de ceux auxquels l'auteur nous a habitués.

"Les animaux ! Mais nous, nous sommes des chrétiens ! Ne dites donc pas de bêtises, Miss Sarah. Souvenez-vous de l'adage : "Un fils reste un fils jusqu'à ce qu'il prenne femme ; ainsi vont les fils. Mais une fille reste une fille toute la vie ; ainsi vont les filles."


Ainsi vont les filles, de Mary Westmacott alias Agatha Christie
Traduit par Dominique Chevallier
Livre de poche pour Kindle
Avril 2016

13 mai 2016

De Gaulle à la plage [Jean-Yves Ferri]

Où l'on retrouve encore Jean-Yves Ferri, pour ce one-shot conseillé par Lelf !

L'histoire : De Gaulle à la Plage est né dans les pages de Vive la Politique, ce grand homme en short découvrant les tongs et les congés payés nous a fait tellement rire qu'il ne pouvait pas nous quitter aussi vite. Très vite Jean-Yves Ferri s'est senti investi d'une impérative mission, il en allait de l'intérêt supérieur du pays, il fallait raconter l'été 56, celui où le Général, lassé de l'ingratitude de ces veaux de français, décida de se consacrer à l'édification de châteaux de sable, au bonheur des pique-nique et aux joies du volley ball.

Mon avis : Bon, vous l'aurez remarqué, c'est la saison de Jean-Yves Ferri sur le blog. Après le dernier tome d'Astérix, après la découverte de la série Le retour à la terre avec Manu Larcenet, voici donc un album dédié au Général de Gaulle. Pour être franche, ce n'est pas un personnage qui m'intéresse particulièrement. Au-delà de la Seconde Guerre mondiale, je ne sais que peu de choses de lui.

Ferri choisit la période historique après son éviction du pouvoir en 1955 et la fin du RPF. De Gaulle va profiter de cette retraite pour écrire ses mémoires, avant d'être rappelé au pouvoir en 1958. Histoire de jouer au maximum sur le décalage, Ferri met des tongs et un maillot de bain au général, l'accompagne du capitaine Lebornec sur les plages bretonnes.


De Gaulle à la plage, Le bruit (clic sur l'image pour voir en plus grand)

Sur le modèle des strips américains, en demi-planche de 6 cases, l'auteur commence à poser un personnage hautain, totalement détaché des réalités de la vie, très éloigné des hommes et femmes qu'il veut gouverner et dont il attend tant de reconnaissance. Mais les personnages secondaires vont terriblement l'humaniser : Yvonne sa femme, Churchill, Wehrmacht le descendant du chien-loup d'Hitler, son fils...


Point de volonté d'ancrage sur des anecdotes historiques, de pamphlet politique. Ici, c'est bien la personnalité même de De Gaulle, caricaturée certes, mais tout à fait avérée, qui permet de rendre crédibles ces situations et ces répliques drôles. Et pourtant on sent naître aussi une certaine tendresse pour le personnage. Qu'il est drôle de voir ce Grand homme s'ennuyer ferme comme le commun des mortels ! Voici un monument démystifié de la plus délicate des façons, sans grossièreté, sans revendication particulière.

De Gaulle à la plage, Le récit (clic sur l'image pour voir en plus grand)
Pour être franche, je ne pensais pas m'amuser à ce point avec cet album. Alors je ne peux que le conseiller.


De Gaulle à la plage, de Jean-Yves Ferri
Dargaud - Poisson Pilote
Décembre 2007

11 mai 2016

Les tours de Merle

Les Tours de Merle, Corrèze

Sur un éperon rocheux escarpé dans un méandre de la Maronne au cœur de la Xaintrie, en Corrèze, au détour de la route qui se perd dans la forêt, on découvre les vestiges médiévaux des Tours de Merle. Il s'agit d'un ensemble de maisons fortes qui forme une place fortifiée. Ancienne seigneurie dont la première mention remonte au XIIIe siècle, elle sera abandonnée au XVIe siècle.

C'est un site très impressionnant, niché au creux de la verdure, un peu au milieu de nul part. Magnifique.

09 mai 2016

Surtensions [Olivier Norek]

L'auteur : Né en 1975, Olivier Norek est auteur et lieutenant de police (en disponibilité) au SDPJ 93. Surtensions est son troisième roman, qui s'inscrit dans la série des aventures du capitaine Coste.

L'histoire : Cette sœur acceptera-t-elle le marché risqué qu'on lui propose pour faire évader son frère de la prison la plus dangereuse de France ? De quoi ce père sera-t-il capable pour sauver sa famille des quatre prédateurs qui ont fait irruption dans sa maison et qui comptent y rester ? Comment cinq criminels - un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur - se retrouvent-ils dans une même histoire et pourquoi Coste fonce-t-il dans ce nid de vipères, mettant en danger ceux qui comptent le plus pour lui ?

Des âmes perdues, des meurtres par amour, des flics en anges déchus : la rédemption passe parfois par la vengeance...

Mon avis : J'avais croisé sur la blogosphère et dans les librairies les deux premiers épisodes des aventures du capitaine Coste, sans avoir jamais sauté le pas. C'est grâce au partenariat proposé par Michel Lafon sur Livraddict que j'ai pu découvrir cette fine équipe du Groupe Crime 1 au SDPJ93 avec ce troisième opus. Et autant vous dire tout de suite que j'ai passé un excellent moment.

Pas de super-flic à la  super intuition, ou qui sait tout avant même que ça n'arrive. Pas de flic charmeur qui fait tourner toutes les têtes, pas de flic complètement paumé, alcolo ou drogué. Mais un capitaine qu'on sent terriblement fatigué. On le découvre ici dans un moment de doute. Autour de lui, son équipe, soudée, fait front et le soutient. Chacun de ses membres est décrit sans qu'on ne focalise trop dessus, avec ce qu'il faut de justesse pour que le lecteur s'attache quand même. Tous sont crédibles. Le capitaine Coste, lui, en plus, s'approche dangereusement du point de rupture.

En parallèle, l'enquête est vraiment bien construite. Chaque élément apparaît d'abord séparément avant de se retrouver pour dévoiler l'ensemble du puzzle. Je n'en dis pas plus, à vous de découvrir. Au passage, le lecteur pousse les portes d'une prison et en découvre le fonctionnement, mais aussi les limites du système (j'ai découvert au passage les effets Pygmalion et Lucifer) avec une surpopulation évidente et des matons désabusés. Des touches d'humour ici et là contribuent à alléger un peu l'ambiance qui pourrait sinon être très sombre.

Olivier Norek utilise habilement les codes classiques du genre tout en évitant tous les clichés. Il y a un côté très cinématographique dans son écriture, sans les défauts habituels de ce type d'exercice. Le décor est bien implanté géographiquement, on s'y croirait vraiment. L'auteur sait tenir en haleine le lecteur et les pages se dévorent. Rien de délirant ou de totalement original, mais un roman totalement maîtrisé et bigrement efficace, comme je les aime. Je n'ai plus qu'à aller lire les deux premiers maintenant !

Pour finir, n'hésitez pas à aller voir l'interview de l'auteur par les déblogueurs.

Surtensions, d'Olivier Norek
Michel Lafon
Mars 2016