ShareThis

25 mars 2019

La nuit tombée [Antoine Choplin]

L'auteur : Né en août 1962, Antoine Choplin est un romancier et poète français. Son roman La nuit tombée a reçu le prix du roman France Télévisions en 2012.

L'histoire : Un homme sur une moto, à laquelle est accrochée une remorque bringuebalante, traverse la campagne ukrainienne. Il veut se rendre dans la zone interdite autour de Tchernobyl. Il a une mission.

Le voyage de Gouri est l'occasion pour lui de retrouver ceux qui sont restés là et d'évoquer un monde à jamais disparu où ce qui a survécu au désastre tient à quelques lueurs d'humanité.

Mon avis : Voici un roman surement noté l’année dernière lorsque je me suis penchée sur les lectures possibles autour de Tchernobyl. La zone d’exclusion de 2 600 km2 exerce sur moi une vraie fascination surtout pour ce qui touche à la force de la nature reprenant ses droits coute que coute. Ou comment se rendre compte que l’Homme se supprime lui-même et qu’une fois disparu, la nature elle restera. La forêt rousse bruissante de vie alors même qu’elle est un symbole de mort ; la faune qui augmente notamment chez certaines espèces menacées… Voilà autant de paradoxes hypnotisants, comme une beauté létale.

Cette zone d’exclusion autour de la centrale ukrainienne est interdite mais pour autant habitée, illégalement par les Samosely. Pour le reste, les liquidateurs et les anciens résidents sont soit morts, soit gravement malades, soit étrangement saufs et vivants dans une sorte d’hébétude. Car leurs blessures, pour prendre une toute autre forme, n’en sont pas moins là. Leurs souvenirs sont forts et émouvants.

Prenant son inspiration dans ce qui suinte des murs de Pripiat, ville fantôme, Antoine Choplin raconte le voyage d’un survivant, Gouri, venu exprès de Kiev pour récupérer une porte. C’est l’occasion de revoir ses amis et de prendre des nouvelles, de raconter ce que furent les heures juste après la catastrophe. A coup de silence et de non-dits se dessine toute la souffrance de ces populations qui ont du tout abandonné sur place, de ces centaines de milliers d’hommes envoyées à une mort certaine pour « nettoyer » la zone, et surtout une incroyable solidarité comme seules les grandes catastrophes savent en faire apparaître. Le tout est servi par la très belle plume de l'auteur.


"La ruine est une chose. Le vide infect installé désormais au revers de ces murs, une autre chose.
C'est ce que Gouri tâche de se répéter au pied de ces immeubles. Car, de retour chez lui, il cherche une fois de plus à se convaincre des nécessités de l'exil ; flairer la réalité de ces puissances cruelles, imperceptibles et assassines, et préservant si étrangement l'apparence du monde. En découdre avec elles, comme il l'avait fait, d'une autre manière, à coups de pelletées brûlantes sur le toit du réacteur n°4."

La nuit tombée, d'Antoine Choplin
Éditions La Fosse aux ours
Août 2012

22 mars 2019

Alita, battle angel, de Robert Rodriguez

Film américano, argentino- canadien de Robert Rodriguez, sortie le 13 février 2019, avec Rosa Salazar, Christoph Waltz et Jennifer Connelly.

L'histoire : Lorsqu’Alita se réveille sans aucun souvenir de qui elle est, dans un futur qu’elle ne reconnaît pas, elle est accueillie par Ido, un médecin qui comprend que derrière ce corps de cyborg abandonné, se cache une jeune femme au passé extraordinaire. Ce n’est que lorsque les forces dangereuses et corrompues qui gèrent la ville d’Iron City se lancent à sa poursuite qu’Alita découvre la clé de son passé - elle a des capacités de combat uniques, que ceux qui détiennent le pouvoir veulent absolument maîtriser. Si elle réussit à leur échapper, elle pourrait sauver ses amis, sa famille, et le monde qu’elle a appris à aimer. 

Mon avis : Robert Rodriguez et James Cameron à la manœuvre, Alita, Battle angel avait tout pour être efficace et promettait un visuel époustouflant. Après la séance, on n’en ressort avec l’impression que le contrat est largement rempli.


Il faut aimer les machines pour apprécier ce film. Point de super héros dans cet univers futuriste et sombre (même si largement moins que l’œuvre originale), mais des hommes plus ou moins rafistolés avec du métal. Ce qui, au-delà de compenser un membre perdu, leur confère également plus de puissance. Au milieu d’eux, Alita est une cyborg qui ne se souvient pas de son passé. Elle est trouvée dans la décharge de Zalem, cité volante interdite aux habitants d’Iron City, par Ido, qui va lui donner un corps et l’adopter. En découvrant le monde qui l’entoure, Alita retrouve partiellement une part de son identité : elle est exceptionnellement douée au combat. Sorte d’arme de guerre ultime, elle doit choisir entre ce qu’elle est et ce qu’on voudrait qu’elle soit. Ou alors dessiner elle-même une nouvelle voie, celle d’une nouvelle humanité.

Il y a bien quelques scènes un poil ridicules, comme celle du cœur battant sorti de la poitrine de la jeune cyborg. Et à mon goût, le film creuse assez peu l’aspect introspectif d’Alita. On est bien loin des interrogations du Major de Ghost in the Shell. En plus, je trouve le visage d'Alita assez mal réalisé : je n'ai pu me défaire pendant toute la durée du film du sentiment que c'était de l'image de synthèse.


Mais, le film détonne au milieu des blockbusters actuels. L’œuvre est respectée dans ses références assez faciles à comprendre : Il y a quelque chose qui rappelle Frankenstein dans la relation que tissent Ido et Gally, d’ailleurs au cœur de l’histoire ; et les scènes de motorball évoquent clairement le film Rollerball de Jewison avec ces combats à mort pour gagner un eldorado inatteignable. L’histoire se construit doucement plutôt que de plonger immédiatement dans des scènes d’action épuisantes. Et même lorsqu’il y a combat, j’ai beaucoup apprécié que ces scènes restent lisibles, et ne collent pas le tournis comme c’est trop fréquemment le cas actuellement avec des caméras qui bougent dans tous les sens. Visuellement, il y a parfois une sorte de douceur qui se dégage des détails, comme pour ce corps de porcelaine finement ciselée qu’Ido offre à Alita.

Ce film est donc vraiment réussi. Il n’empêche, je garde tout de même une préférence pour le manga. L’anime quant à lui, a assez mal vieilli.

20 mars 2019

L'été diabolik [Clerisse et Smolderen]

Les auteurs : Il y a 6 ans je découvrais Souvenirs de l'empire de l'atome de Clérisse et Smolderen. Je retrouve les auteurs avec leur dernier album L'été diabolik qui obtint en 2017 de nombreux prix.

L'histoire : Un agent secret sorti de nulle part, un accident dramatique, une fille troublante et la disparition de son père, le tout en deux jours... Pour Antoine, 15 ans, l'été 1967 sera celui de toutes les découvertes.

Mon avis : Cette fois, c'est un coup de cœur ! J'ai retrouvé avec plaisir le graphisme de Clérisse, si haut en couleur et propre à apporter la touche de nostalgie qui donne un charme fou ! Et, contrairement à Souvenirs de l'empire de l'atome, j'ai totalement adhéré à l'histoire, me laissant porter dans un premier temps par le souvenir de l'été des 15 ans d'Antoine, puis par la résolution de ce mystère qui continue de le poursuivre des années plus tard.


Planches de L'été diabolik de Clérisse et Smolderen
C'est un ouvrage à nouveau ultra référencé. Et de ces références qui ne me parle pas en plus. Mais que l'hommage à la revue Diabolik, publication de série noire qui sortait en 1962, vous parle ou pas, cela ne vous empêchera nullement de plonger dans le souvenir d'Antoine, celui de cet été 1967 qui marquera à jamais sa vie. C'est celui de ses 15 ans, celui des premiers émois sexuels et celui où sa vie de famille va basculer. Pour cette immersion, les auteurs choisissent de nous présenter le roman qu'Antoine écrit vingt ans plus tard, présenté d'abord comme un roman d'initiation mais qui vire à la sombre histoire d'espionnage en pleine guerre froide. On y trouve donc mêlé espionnage, éveil sexuel, mort, abandon, violence. Tout y est savamment dosé pour créer une ambiance bigrement addictive, un poil rétro mais d'une modernité emballante.

J'ai adoré !

L'été diabolik, de Clerisse et Smolderen
Éditions Dargaud
Janvier 2017

18 mars 2019

Un élément perturbateur [Olivier Chantraine]

L'auteur : Ancien cadre parisien né en 1971, Olivier Chantraine décide de retrouver sa Provence et se lance dans l'écriture après avoir participé aux ateliers de la NRF. Un élément perturbateur est son premier roman.

L'histoire : Serge Horowitz est hostile à toute forme d’engagement. Sa sœur l’héberge chez elle. Il ne doit son travail dans un cabinet de consulting qu’à son frère, ministre des Finances. Pour ne rien arranger, il est hypocondriaque et connaît des moments d’aphasie incontrôlables. C’est une de ces crises qui le saisit alors qu’il est en pleine négociation avec une société japonaise. Quand lui revient la parole, il fait capoter l'affaire… Mis en demeure de réparer son erreur, le voici lancé dans l’opération de la dernière chance, accompagné de Laura, son associée. Mais les déconvenues s’enchaînent.

Mon avis : Serge Horowitz a 44 ans, vit chez sa sœur, qui lui sert de mère de substitution, et a trouvé son travail par l’entremise de son frère qui n’est autre que le ministre des finances du pays. Il est hypocondriaque, est doué pour les tirades réussies, se complait dans son train-train quotidien bien rassurant. Il bosse dans un cabinet de conseil comme analyste financier et s’il n’est guère impliqué, il se révèle plutôt bon dans son boulot. Lors d’un important voyage d’affaires au Japon, auquel il ne voulait pas participer, Serge fait tout planter. De retour en France, il va devoir se mettre à pied d’œuvre pour redresser la situation. .

Entre remise en cause personnelle, dissection de la culture d’entreprise, aliénation familiale, rapport au pouvoir et magouilles financières et politiciennes, c’est une comédie douce-amère que nous livre Olivier Chantraine. Son héros est un anti-héros qui n’a rien demandé à personne, intelligent mais sans aucune ambition, ce qui est bigrement dépaysant. Pour autant, malgré pas mal de maladresses, et ce qu’il impose à ses proches, il n’est pas dénué d’une forme de courage fait de franchisse, un peu inconscient sur les bords, ce qui provoque pas mal de situations cocasses et entraîne le lecteur à une forme de tendresse. Il lui manque clairement l’impulsion nécessaire pour sortir de son fonctionnement habituel. Celle-ci viendra peut-être de l’attention que lui porte la belle Laura, ou du lancement de la campagne de son frère pour les élections présidentielles ? Son rapport désillusionné aux autres pourra-t-il être changé ?.

J’ai particulièrement apprécié le regard incisif et franc de Serge sur le monde qui l’entoure, le tout raconté avec pas mal d’ironie. C'est moins potache et plus profond que ça n'en a l'air. À découvrir.

"Je dois dire que le mélange d'odeur de café lyophilisé, d'urine et de sandwich frais des stations d'autoroute est assez déroutant. Un petit condensé d'humanité sur deux cents mètres carrés, au milieu de nulle part. La plupart des mecs commencent à se déboutonner avant même d'avoir franchi la porte des toilettes, comme s'ils cherchaient à ne pas faire baisser leur moyenne sur le trajet. Les objets de consommation sont omniprésents. Dans quel autre endroit au monde a-t-on accès simultanément rien qu'en tendant les bras à du nougat de Montélimar, une tour Eiffel en plastique, un CD de Frédéric François, un pull polaire avec le logo Ferrari, trois bouteilles d'eau et des sandwichs suédois. Les gens s'observent, tentent de mesurer leur état de fatigue respectif, se jaugent comme des pilotes de Formule 1 dans le paddock."

Un élément perturbateur, d'Olivier Chantraine
Éditions Folio
Mars 2019

15 mars 2019

Louvre #14 : Code de Hammurabi

Le Code de Hammurabi est un texte juridique babylonien écrit sur une stèle de basalte érigée par le roi du même nom (1792 - 1750 av. J.C.) probablement à Sippar, la ville du dieu-soleil Shamash, divinité de la Justice. C'est à ce jour le plus complet des codes de lois connus de la Mésopotamie antique et même de l'Antiquité, antérieur aux lois bibliques. Il est rédigé en écriture cunéiforme et en langue akkadienne. L'écriture est simplifiée car le roi voulait qu'elle soit comprise de tous. La scène figurée qui le domine représente le roi recevant l'investiture de Shamash. 

Stèle du Code de Hammurabi
Plus qu'un code juridique, il s'agit en fait d'une longue inscription royale, en trois parties :
 - un prologue, relatant l'investiture du roi Hammurabi dans son rôle de "protecteur du faible et l'opprimé" ainsi que la formation de son empire et ses réalisations ;  
 - un épilogue glorifiant le souverain, résumant son oeuvre de justice et préparant sa perpétuation dans l'avenir ;
 - entre les deux, près de 300 lois ou décisions de justice. Chaque décision est désignée comme autant de "lois" relatifs à différents aspects de la vie de la société babylonienne de la période. On y trouve des informations sur l'organisation et les pratiques judiciaires, le droit de la famille et de la propriété, les statuts sociaux, les activités économiques : esclavage, divorce, adultère, salaires, prix...

Code de Hammurabi
Transporté par un prince du pays voisin d'Élam en Iran, au XIIe siècle av. J.C., il fut exposé sur l'acropole de Suse au milieu d'autres chefs-d’œuvre mésopotamien prestigieux. où il a été redécouvert en 1901-1902.

13 mars 2019

L'apocalypse selon Magda [Chloé Vollmer-Lo et Carole Maurel]

Les auteurs : Chloé Vollmer-Lo est née en 1988. Après un master d’études théâtrales à la Sorbonne Nouvelle, Chloé Vollmer-Lo choisit la photographie et plus particulièrement le portrait. L’Apocalypse selon Magda est son premier album en collaboration avec Carole Maurel.

L'histoire : L'apocalypse annoncée il y a un an n'aura finalement pas lieu ! Tandis que l'humanité tout entière célèbre la nouvelle, Magda, 14 ans, est dévastée. Pourquoi ? Pour le comprendre, il faut revenir en arrière, à ce jour où Magda décide qu'elle mourra sans regrets. D'amours maladroites en paradis artificiels, sous le compte à rebours des saisons, la jeune fille se découvre à elle-même, dans un monde d'adultes dépassés par les événements.

Mon avis : Voici à nouveau un album que j'ai vu passer sur beaucoup de blogs avant de l'emprunter sur un coup de tête à la bibliothèque. Les avis étaient assez largement positifs mais de mon côté, si j'ai apprécié le propos, à savoir qu'il ne faut pas attendre la fin pour profiter pleinement de la vie, le traitement m'a posé un gros problème : l'âge de Magda et les relations sexuelles que les auteurs lui prêtent m'ont choquée, je dois le reconnaître.

Tout le reste à de quoi séduire bigrement. Le monde touche à sa fin, plus qu'un an à vivre. Chacun va se révéler. Certains restent dans leur quotidien, comme refusant l'inéluctable. D'autres font le choix de se morfondre et de sombrer. D'autres encore sont comme libérés. Magda elle, doit faire son passage de l'enfance à l'âge adulte. Elle a 13 ans et ses premières règles.Mais le décompte lui impose de vivre l'urgence, sans se poser de question et sans avoir de regrets. Elle va s'affirmer. Les adultes ont volé leur avenir, par leurs comportements égoïstes à bien des points de vue qui ont mené à cette apocalypse. Alors il n'est plus question de retenue et de respect. Le temps s'égraine au fil des saisons qui rythment les derniers mois de la jeune fille, qui voudrait vivre en condensé toutes les expériences qu'on lui refuse désormais.
Planche de L'apocalypse selon Magda, de Chloé Vollmer-Lo et Carole Maurel
Au-delà de l'aspect pré-apocalyptique, c'est donc bien sûr un récit initiatique et psychologique. On comprend la nécessité de vivre chaque expérience à son rythme pour pouvoir en gérer les conséquences et s'approprier sa propre personnalité, de se construire sur des erreurs, des bonheurs, des hasard. L'importance de prendre son temps. Car vivre et vite et fort, soit, quand on n'a plus rien à perdre. Mais si on doit ensuite assumer les choix ne seraient peut être plus les mêmes.

Le tout est merveilleusement servi par le dessin et la palette de couleurs de Carole Maurel, que je retrouve après être déjà tombée sous le charme de son talent dans Collaboration horizontale.

L'apocalypse selon Magda, de Chloé Vollmer-Lo et Carole Maurel
Éditions Delcourt
Janvier 2016

11 mars 2019

Une affaire comme les autres [Pasquale Ruju]

L'auteur : Né en 1962, Pasquale Ruju est un touche à tout : diplômé d'architecture, il a travaillé à la radio, à la télévision, au théâtre, au cinéma. Une affaire comme les autres est son premier roman.

L'histoire : Dans une pièce vide, deux femmes se font face. D'un côté, Silvia Germano, jeune et talentueuse procureure adjointe. De l'autre, Annamaria, la veuve de Marcello Nicotra, chef de clan de la 'Ndrangheta. Elles se dévisagent en silence - puis la veuve se met à parler et raconte son histoire. De l'amour fou des premiers jours aux illusions perdues, Annamaria livre ses souvenirs. Sous les feux de la passion transparaît peu à peu la brutalité d'un homme impitoyable, prêt à tout pour étendre son influence au sein de la mafia. Prise au piège des secrets et des ambitions sanglantes de son mari, la jeune femme est forcée d'ouvrir les yeux sur la nature de celui qu'elle a aimé et à qui elle s'est livrée toute entière.

Durant cet interrogatoire sous haute tension, les deux femmes déroulent ainsi le fil des événements qui ont mené à la mort de celui qu'on nommait 'u Primu. Et Silvia sait déjà qu'il ne s'agit pas, mais alors pas du tout, d'une affaire comme les autres...

Mon avis : Les histoires de mafia, ce n’est pas vraiment mon truc. En dehors du Vendetta de R.J. Ellory qui avait su m’étonner et m’emporter, j’ai toujours une forme de réticence envers ces récits. Et pourtant, je me suis retrouvée littéralement accrochée à ce roman. Ce n’est pas lié au style de l’auteur, somme toute assez classique et sans effet particulier, mais davantage à la construction du récit : deux femmes qui vont tour à tour prendre la parole pour retracer une partie de la vie de Marcello Nicotra et de sa jeune femme Annamaria. Cette dernière est veuve lorsqu’elle fait face au substitut du procureur Silvia Germano. Est-elle simple témoin ou suspecte ?

Dans une tension grandissante, le récit s’étoffe petit à petit pour brosser le destin d’un homme promis de toute façon à une mort certaine, mais laquelle ? Il y a un côté très visuel dans ce roman, peut-être du fait de la carrière de l’auteur. J’ai attendu le twist final, qui n’a pas été celui auquel je pensais. Et que, dans ce monde d’hommes macho l’auteur ose partir du point de vue féminin fait du bien. Un peu facile, peut-être, mais surprenant en tout cas.

Merci aux Éditions Denoël pour cette découverte.

Une affaire comme les autres, de Pasquale Ruju
Traduit par Delphine Gachet
Éditions Denoël
Janvier 2019

08 mars 2019

Exposition : S.M.Art

Fin d'année dernière, j'ai pu aller à une petite exposition de Street art. Dans le cadre de l'aménagement du Grand Paris, certains travaux amènent des destructions et la mairie de Saint Maur des Fossés en a profité pour inviter les artistes du collectif pARTcours à investir le lieu avant démolition. Cela donnait une ode à l'expression et à la couleur dans un lieu ouvert au public le temps d'un weekend. Je vous laisse quelques clichés dont les détails montrent la qualité de ces artistes.