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20 novembre 2011

Symfonia ouverture [Manon Toulemont]

L'auteur : Manon Toulemont est une jeune étudiante française en licence d'art du spectacle, née en septembre 1992. Elle s'est vue diagnostiquer un syndrome d'Asperger et la lecture et l'écriture sont pour elle une passion.

L'histoire : À présent, la Nuit.
Étincelante comme la promesse de sauvages délices, le croissant argenté de la Lune luisait au sein du ciel noir de Paris. Sous le ténébreux voile céleste, les êtres nocturnes commençaient à peine de s'agiter tandis que les diurnes regagnaient leurs abris.
Pacôme regardait dehors. Il lui semblait que la Lune, là-haut, lui murmurait en continu de sombres litanies. Cette nuit serait La Nuit."
Il y a les prédateurs, qui tuent pour se nourrir ou assouvir leurs irrépressibles pulsions. Et il y a les magiciens dont les dons s'expriment à l'encontre de leur volonté, les plongeant dans un destin hors du commun, au coeur d'un engrenage macabre et paranormal.
Aucun de ces cinq jeunes adultes d'exception n'imagine à quel point le cours de sa vie est sur le point de basculer.

Mon avis : Pacôme est un jeune éleveur de serpents, un peu marginal car vampire. Il a du mal à s’intégrer dans la société et à gérer sa particularité. D’autant que sa sœur Alice n’est pas au courant. Elle-même se bat contre des pulsions de meurtres qui ne facilitent pas leur vie quotidienne. Une chasse de Pacôme va mal tourner : le meurtre d’une mendiante va avoir un témoin, Olympe. Cette jeune femme révèle elle aussi de drôle de capacités. Enfin, un autre tueur semble roder dans la ville, qui séduit les jeunes femmes avant de les attirer chez lui.
Ce qui m’a très vite sauté aux yeux, c’est un problème de constructions des phrases, notamment avec les virgules manquantes, qui a gêné ma lecture. Un problème de construction du récit aussi, car à aucun moment le lecteur ne voit où l’auteur veut en venir. Il y a des longueurs et en même temps une façon d’écrire proche du scénario. On visualise réellement les scènes. Est-ce du aux études de Manon Toulemont ?
Il y a aussi des personnages peu fouillés, alors que d’autres, comme celui de Pacôme ou d’Ange, le sont beaucoup plus. J’ai aimé être surprise par ces deux personnages : si Ange est vite catalogué et ressenti comme un méchant, le cas de Pacôme est plus difficile à cerner. Le lecteur a beau savoir qu’il s’agit d’un prédateur, la plongée dans son psychisme pousse à une certaine empathie : Pacôme lutte contre sa nature et le lecteur a envie qu’il s’en sorte. Les autres personnages sont un peu caricaturaux et peu crédibles, notamment Alice. Il me manque aussi beaucoup d’explications, notamment pourquoi Alice et Pacôme vivent-ils seuls ?
J’ai par contre apprécié que chacun soit présenté dans un premier temps comme normal, leur nature différente n’apparaissant que petit à petit. La peur qu’ils ressentent est bien amenée : on les sent terrorisés par ce qui leur arrive.
En bref, j’ai trouvé ce roman bancal. L’explication du « Symfonia » du titre arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. Et la fin m’a terriblement fait penser à X-Men et les deux écoles, celle du bien et celle du mal, qui vont s’affronter et font gonfler leurs troupes avant l’assaut. Alors oui, « Ouverture » dans le titre dit bien ce qu’il en est : nous sommes ici dans un début, une mise en bouche. D’autres explications viendront sûrement par la suite. Mais je ne suis pas sûre d’être suffisamment alléchée pour lire cette suite justement.

Merci à Livraddict et aux éditions du Rocher pour ce partenariat.

1 commentaires :

Alex-Mot-à-Mots a dit…

Pas terrible, alors, malgré la couverture terrifiante, elle.