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12 janvier 2012

Une seconde avant Noël [Romain Sardou]



L'auteur : Romain Sardou est un écrivain français né en janvier 1974.

L'histoire : 1851. À Cokecuttle, cité industrielle anglaise hérissée des cheminées des hauts-fourneaux couvertes de suie, Harold Gui, neuf ans, orphelin de père et de mère, survit péniblement sous les ponts en pratiquant divers petits métiers.
Et pourtant...
Harold ne le sait pas encore, mais il est promis à un avenir merveilleux. Guidé par un génie invisible, il va découvrir un monde peuplé de lutins, d'arbres magiques et de rennes volants. D'extraordinaires aventures l'attendent avant de pouvoir enfin rencontrer sa destinée et devenir ce personnage à la longue barbe blanche, au costume rouge éclatant que nous connaissons tous très bien : le Père Noël...

Mon avis : Voici une histoire qui prend d'autant plus d'ampleur qu'elle est lue à la bonne période, celle qui nous fait retrouver notre âme d'enfant et accepter les contes et les mythes qui font l'esprit de Noël. Car il est question ici de la création de Noël : le comité des folklores décide de mettre en place un événement à même de rétablir auprès des humains l'esprit de Noël. Le petit Harold, un orphelin maltraité par la directrice de l'orphelinat, est désigné. Il va dès lors passer de péripéties en péripéties, sans se douter que les ficelles sont tirés par des êtres surnaturels.

On ne peut pas ne pas penser à Dickens, et c'est clairement affiché par l'auteur : Oliver Twist ou le Chant de Noël sont des références bien présentes. Alors forcément, il ne s'agit pas d'égaler le maître Dickens ici, juste de rendre hommage et d'écrire une histoire accessible aux enfants. Par moment, notamment au début, j'ai eu du mal, je l'avoue. Retrouver mon âme d'enfant n'a pas été simple. Je me rends compte que je grandis et que je vieillis. Toute la partie sur la misère des enfants à Cokecuttle est assez rude pour entrer dans ce conte. Le lecteur doit attendre patiemment que l'auteur est terminé pour entrer dans le vif du sujet.
Mais au fil des pages, à partir du moment à Harold quitte la ville industrielle de Cokecuttle pour la maison de redressement en Écosse, j'ai été de plus en plus prise par l'histoire et j'avais envie de savoir comment le premier Noël allait être mis sur pieds. Bizarrement, plus l'attache au monde réel se faisait ténue, plus j'acceptais ce que je lisais et me laissais porter.

2 commentaires :

Alex-Mot-à-Mots a dit…

Un roman que j'avais bien aimé lire l'année dernière au moment de Noël.

Petite Fleur a dit…

@ Alex : oui, je pense qu'il vaut mieux le lire en période de fin d'année pour vraiment apprécier.