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11 février 2014

Le vent dans les saules [Michel Plessix]

L'auteur : Michel Plessix est un dessinateur français, né en novembre 1959. Il est également scénariste dans l’adaptation en 4 tomes du roman de Kenneth Grahame Le vent dans les saules, qui a obtenu le prix du public Angoulême 2000. Il prolongera d’ailleurs cette histoire dans Le vent dans les sables.

L'histoire : Bienvenue dans le Bois sauvage ! Dans ce décor enchanteur vit le petit peuple des créatures de la forêt. Il y a là Taupe et Rat, Loutre et Blaireau... Mais aussi Crapaud, personnage aussi vaniteux que colérique, passionné d'automobile et annonciateur de catastrophes.

Michel Plessix adapte un roman publié en 1908 par l'écossais Kenneth Grahame, l'un des maîtres de la littérature enfantine. Son trait fin tout en rondeurs, ses délicieuses couleurs à l'aquarelle et son sens de la lumière sont un vrai bonheur.

Un conte pour enfants peuplé d'animaux très humains, qui devrait ravir tous les parents...

Mon avis : Je suis tombée sur cette bande dessinée par hasard en flânant sur internet. Ou plus précisément sur sa suite, Le vent dans les sables. Intriguée par le magnifique dessin de la couverture, je suis allée voir de plus près et ai décidé de commencer par la première série dont je vous parle ici. Il s’agit en fait d’une bande dessinée destinée à la jeunesse. Mais l’adaptation de Michel Plessix est tellement riche que les adultes ne manqueront pas d’y trouver leur compte.

Ici, on fait la connaissance d’une bande d’amis, composée de personnalités aux caractères très différents. Si l’amitié est le maître mot, et que lorsque les heures se font plus sombres chacun vol au secours de son prochain, les critiques et les bons mots fusent. Le plus touchant est sûrement Taupe, discret, n’osant pas, maladroit mais le cœur sur la main. La rencontre avec Rat et toute la bande d’amis va le faire sortir de son cocon. Il y a une vraie différence entre le Taupe du début et le Taupe de la fin, qui ose et organise la rébellion. Rat est un bon vivant, il aime profiter de la nature et des bons petits mets. Pour autant, il ne rechigne pas à la tache. Loutre est assez secondaire. Le premier à se vanter, il n’est pas souvent là lorsqu’on a besoin de lui, préférant sa famille et notamment ses enfants assez turbulents. Blaireau est un vieil ours mal léché. Mais il trouve chez Taupe un complice : tous les deux préfèrent la vie sous terre. Cela ne l’empêche pas d’ouvrir grandes ses portes lorsque ses amis ont besoin d’un refuge. Quant à Crapaud, il est le plus ridicule. Il se vente, se vautre dans son luxueux manoir, ose tout sans réfléchir. Cela lui vaudra de nombreuses déconvenues. Mais la plus cruelle lui montrera également qu’il est entouré d’amis sincères.

La nature semble douce, il y fait bon vivre, mais elle cache aussi son lot de dangers. Les élucubrations de Crapaud vont mettre à mal cette tranquillité champêtre. Alors que le début de la série est assez contemplatif, la fin est beaucoup plus dans l’action. L’histoire est riche en rebondissements et aventures.

Les dessins sont tout simplement magnifiques, je ne vois pas quoi dire d’autre. Tout en douceur et délicatesse, dégageant un petit côté vieillot et nostalgique qui en fait tout le charme.

En attendant que Delcourt propose une édition intégrale du Vent dans les sables sur laquelle je ne manquerais pas de me précipiter !

1 commentaires :

Theoma a dit…

j'avais bcp aimé le roman. Revu le dessin animé avec mes enfants... ça a mal vieilli, dommage !