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29 juillet 2014

Le braconnier du lac perdu [Peter May]

À peine deux mois après ma lecture du deuxième volet de la trilogie de Lewis, je n'ai pu m'empêcher de lire le dernier tome, Le braconnier du lac perdu, de Peter May.

L'histoire : Depuis qu'il a quitté la police, Fin Macleod vit sur son île natale des Hébrides, à l'ouest de l'Écosse. Engagé pour pourchasser les braconniers qui pillent les eaux sauvages des domaines de pêche, il se trouve confronté à Whistler, son ami de jeunesse qui vit désormais comme un vagabond, privé de la garde de sa fille unique. Alors qu'ils viennent de traverser ensemble une nuit d'orage, ils découvrent l'épave d'un avion abritée depuis dix-sept ans par un lac. L'appareil, qu'on avait cru abîmé en mer, recèle le corps d'un homme assassiné.

Opus final de la trilogie de Lewis, Le Braconnier du lac perdu en est aussi le plus apocalyptique. Tandis que ressurgissent les démons enfouis et que les insulaires affrontent une nature dévastatrice, l'heure des comptes a sonné et les damnés viennent réclamer leur lot de victimes.

Mon avis : Je m’en doutais ! Je savais bien que je quitterais Fin à regret juste avant de commencer ce dernier tome de la trilogie de Lewis. Il faut dire que je me suis passablement attachée à lui, aux autres personnages de l’île, à l’ambiance que décrit si bien Peter May.

Cette fois, point d’encrage historique. On retrouve l’alternance des époques de la vie de Fin, entre sa vie de jeune roadie pour un groupe de rock celtique il y a près de 20 ans et l’enquête à l’époque actuelle pour trouver le meurtrier de la star de ce même groupe. Le lecteur tente avec plaisir de déceler les démons du passé qui font porter leurs ombres jusque dans le présent.

Par contre, le récit n’a plus de facette « documentaire » comme dans les deux premiers tomes où nous apprenions beaucoup sur la population de l’île de Lewis. Exception faite de cette histoire de figurines trouvées sur l’île, qui est véridique et très intéressante.

Figurines de Lewis (source)
Encore une fois, bien plus qu’un simple policier, c’est un roman d’ambiance qu’écrit ici l’auteur. Le style est fluide, les mots justes. Petit bémol peut être pour la conclusion du drame qu’a connu Fin et qui est à l’origine de son arrivée sur son île natale : cela sonne un peu trop comme une façon artificielle de mettre un point final à la trilogie. C’est surement parce que j’aimerais, comme beaucoup, pouvoir espérer une suite (d'ailleurs l'auteur ne nous a pas révélé qui sont les braconniers !), même si je reconnais aussi qu'il ne faudrait pas en faire une dizaine de tomes au risque de dénaturer ce qui fait le charme de cette série.

En bref, une lecture que je recommande à tous !


Le braconnier du lac perdu, de Peter May
Traduit de l'anglais par Jean-René Dastugue
Babel
Janvier 2014

2 commentaires :

Alex Mot-à-Mots a dit…

Toi aussi, tu quittes cette île à regret.....

La chèvre grise a dit…

@ Alex Mot-à-Mots : oui, vraiment. Et avec une petite envie d'aller faire le tour de l'Écosse aussi !