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27 septembre 2014

Bon rétablissement, de Jean Becker

Film français de Jean Becker, sorti le 17 septembre 2014, avec Gérard Lanvin et Fred Testot.

L'histoire : Suite à un accident, Pierre, la soixantaine, se retrouve cloué au lit avec une jambe dans le plâtre. Misanthrope au caractère bien trempé rêvant de silence et de solitude, voilà que le monde s’invite à son chevet. Il assiste alors impuissant à la valse quotidienne des médecins, infirmières et personnels hospitalier, puis de ses proches dont son frère Hervé. Au fil de rencontres inattendues, drôles ou touchantes, Pierre reconsidère certains a priori et pose sur les autres un regard différent. Et, contre toute attente, ce séjour à l’hôpital finit par ressembler à une renaissance…

Mon avis : Ce film est une adaptation du roman du même nom de Marie-Sabine Roger. C'est d'ailleurs ma dernière lecture de l'auteur, lecture qui date déjà de deux ans. Et j'ai son tout dernier titre dans ma PAL. Je peux déjà vous dire qu'il n'y restera pas longtemps. Car j'aime vraiment beaucoup cette auteur. Elle a le don de mettre en scène des personnages touchants, blessés par la vie, mais pourtant ses romans sont bourrés de tendresse et d'optimisme. Des romans doudous qui font du bien au moral en somme.

Bref. Il me restait une place de ciné à utiliser la semaine dernière dernier délai. J'ai donc regardé ce qui était à l'affiche et quand j'ai vu celui-ci, je n'ai pas hésité. Et je ne le regrette pas. Car, même si un film a rarement la puissance évocatrice d'un roman, celui-ci est une fidèle adaptation. Ce n'est certes pas un grand film qui marquera l'histoire mais c'est un film honnête qui ne décevra personne. Tout repose essentiellement sur l'histoire (fidèle au roman, d'ailleurs Marie-Sabine Roger a participé à l'écriture du scénario) et sur la justesse de l'interprétation des acteurs.

Après La tête en friche, Jean Becker tente donc à nouveau l'adaptation d'un roman de Marie-Sabine Roger. On y retrouve la même sensibilité pour les personnages. Pour ce bougon de Pierre d'abord, qui va voir défiler dans sa chambre où un accident l'a immobilisé, une galerie de seconds rôles qui sont tous très justes : Myriam, l'infirmière forte en gueule mais humaine ; son frère Hervé qui s'ennuie ; Maeva, jeune ado de 14 ans enceinte ; Maxime, jeune flic en mal d'une figure paternelle ; Camille, étudiant perdu et au bord de la noyade psychologique. Cet ours bourru et affreusement solitaire qu'est Pierre ne peut y rester insensible. 

Un film simple et efficace, sans prétention autre que de faire passer un bon moment aux spectateurs, qui fait du bien au moral et que je conseille. Et si vous hésitez, au moins, précipitez vous sur le livre !


2 commentaires :

Faurelix a dit…

Salut !

Je viens lire ton billet vu que tu viens d'en parler ! J'avais repéré la sortie mais complètement oublié ensuite.; Merci pour la piqûre de rappel. Biz

La chèvre grise a dit…

@ Faurelix : c'est la deuxième fois que je tombe sur un film adapté de ses oeuvres un peu par hasard : je sais que ça sort mais pas trop quand ; je vois le titre et je me dis tiens, ça me rappelle qch :)