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24 septembre 2014

L'heure des fous [Nicolas Lebel]


L’auteur : Nicolas Lebel, né en 1970 à Paris, est un auteur français, mais également linguiste et professeur d’anglais au lycée. Il a été traducteur pour la publicité et l’administration. L’heure des fous est son premier roman.

L’histoire : Paris : un SDF est poignardé à mort sur une voie ferrée de la gare de Lyon. « Vous me réglez ça. Rapide et propre, qu’on n’y passe pas Noël », ordonne le commissaire au capitaine Mehrlicht et à son équipe : le lieutenant Dossantos, exalté du code pénal et du bon droit, le lieutenant Sophie Latour qui panique dans les flash mobs, et le lieutenant stagiaire Ménard, souffre-douleur du capitaine à tête de grenouille, amateur de sudoku et de répliques d’Audiard…

Mais ce qui s’annonçait comme un simple règlement de comptes entre SDF se complique quand le cadavre révèle son identité.

L’affaire va entraîner le groupe d’enquêteurs dans les méandres de la Jungle, nouvelle Cour des miracles au cœur du bois de Vincennes, dans le dédale de l’illustre Sorbonne, jusqu’aux arrière-cours des troquets parisiens, pour s’achever en une course contre la montre dans les rues de la capitale. Il leur faut à tout prix empêcher que sonne l’heure des fous…

Mon avis : Voici un roman récupéré en troc et dont je ne savais pas trop quoi attendre. En plus, je l’ai pris après plusieurs déceptions de lecture, donc autant dire que j’étais quelque peu méfiante. Mais c'est au final une lecture très agréable qui m'attendait.

Les personnages sont peut-être un peu stéréotypés mais ils sont originaux et attachants, chacun avec leurs fêlures. L’auteur laisse la part belle à ce qu’ils sont et ne se contente pas de leur rôle dans l’enquête. La construction du groupe et de ses interactions est assez classique mais cela fonctionne bien.

L’enquête elle-même nous fait parcourir Paris, de Bercy à la Défense en passant par la Sorbonne et les Catacombes et le bois de Vincennes. En bonne banlieusarde d’Île de France, travaillant à Paris, ce sont des lieux qui me parlent et dans lesquels j’ai pris plaisir à me retrouver plongée pour mener l’enquête au côté de l’équipe du commissaire Mehrlicht. La police, la guerre entre les services et les accointances politiques sont évoquées.

Les amateurs d’Histoire pourront également trouver plaisir à cette lecture car Napoléon III est largement mentionné et notamment sa volonté de doter l'armée française de fusils qui se chargent par la culasse. Il est donc question de fusils Chassepot et le lecteur s'en amuse en remarquant que l’auteur porte lui aussi un nom de fusil : coïncidence ou pseudonyme habilement trouvé ? Ce roman regorge aussi de références littéraires, parisiennes et cinématographiques, tout à fait digestes je vous rassure. Et puis, forcément, une mention toute particulière pour le langage fleuri et coloré du commissaire, adepte des répliques d’Audiard, et qui apporte légèreté et humour.

Un bon polar à l’ancienne plein de charme, comme un hommage à la tradition, et une lecture bien agréable. Le récit étant très visuel, je ne serais pas étonnée qu’une adaptation télévisée puisse voir le jour.

L’heure des fous, de Nicolas Lebel
Marabout
Janvier 2013

3 commentaires :

Stephie a dit…

Des mois qu'il traîne sur ma PAL...

Alex Mot-à-Mots a dit…

Tu me tentes !

La chèvre grise a dit…

@ Stephie : Il faut le sortir, il se lit vite et bien.

@ Alex Mot-à-Mots : tant mieux :)