ShareThis

17 octobre 2014

Hospices de Beaune

Fronton des Hospices de Beaune

J'avais déjà visité les Hospices de Beaune, ou Hôtel-Dieu de Beaune, dans ma prime jeunesse. J'en gardais un souvenir fort et coloré. L'occasion s'est présentée de passer un weekend pas très loin et je n'ai pu résister à l'envie d'y faire un tour avec mon regard d'adulte. Cet édifice a été construit par Nicolas Rolin et son épouse Guigone de Salins. Rappelez-vous, nous avons déjà évoqué ici le chancelier du duc de Bourgogne, Nicolas Rolin, par le biais du tableau La Vierge au chancelier Rolin exposé au Louvre.

Cour de l'Hôtel-Dieu de Beaune

Ce qui marque en premier quand on pénètre dans la cour, ce sont les tuiles vernissées typiques de Bourgogne aux couleurs jaune, brun, rouge et vert. C'est parce que Beaune est un nœud important de communication dans l'empire bourguignon que le choix s'est porté sur cette ville pour édifier ce bâtiment et les premiers patients sont accueillis en 1452 : vieillards, malades, personnes perdus ou coincés sur leur chemin... beaucoup pouvaient y trouver refuge. Édifice également religieux, les riches de la cité pouvaient acheter leur salut par force dons qui participaient au bon fonctionnement de l'établissement, de même que la vigne qui permettait des ressources propres et des salines qui apportaient une rente annuelle. En 1459, Nicolas Rolin obtient la création de l'ordre des Sœurs hospitalières de Beaune, sœurs qui veilleront sur les pauvres confiés à leur garde.

Salle des Pôvres, et au fond, la chapelle
Tête de bourgeois sur la charpente

La salle la plus impressionnante est la salle des Pôvres, composée de 30 lits positionnés sur les murs sud et nord en file indienne. Au bout, se dresse la chapelle, rappelant en permanence la présence de Dieu aux malades. Elle était décorée avec le polyptyque du Jugement dernier de Rogier Van der Weyden, dont je vous parlerai une prochaine fois.La charpente est très colorée et décorée, notamment de têtes de bourgeois beaunois. Le carrelage présente le monogramme de Rolin et sa devise "Seule*", signifiant que sa femme Guigone était la seule dame de ses pensées.


Carrelage avec le monogramme de Nicolas Rolin. On distingue le n et le g

Pharmacie des hospices de Beaune

La pharmacie est également intéressante par les pots de faïence et de verre qu'elle expose, chacun bien étiquetés. Ils contenaient des produits encore aujourd'hui utilisés et d'autres un peu plus étonnants comme la poudre de castor.

Les hospices de Beaune ont été actifs jusque dans les années 1960.

Site des Hospices de Beaune : http://www.hospices-de-beaune.com/

Informations utiles :

Hospices de Beaune
Rue de l'Hôtel Dieu
21 200 Beaune
Tel : 03 80 24 45 00

5 commentaires :

Melleaurel a dit…

Je n'ai jamais visité les Hospices..Il faut que je me le prévois à l'occasion ! Belles photos ;)

Palin a dit…

Magnifique article,ça donne envie de visiter les hospices de Beaune!

Alex Mot-à-Mots a dit…

Cela fait des années que je me dis qu'il faut que j'aille les visiter, sans jamais le faire....

Tasse de culture a dit…

Un bel article qui me donne envie de visiter à mon tour ce lieu !

La chèvre grise a dit…

Ravie de vous donner envie !