ShareThis

01 juillet 2015

Le train de 16h50 [Agatha Christie]

Besoin d'une lecture rapide, doudou, sûre de plaire ? Je me suis tout de suite dirigée vers Agatha Christie et ce titre que je ne connaissais pas. Le dernier titre que j'ai lu, en VO, The mysterious affair at Styles, datait du mois de février.

L'histoire : Deux trains roulant à même vitesse semblent faire la course sur des voies parallèles. Soudain, par la fenêtre du compartiment voisin, Mme McGillicuddy aperçoit un homme de dos en train d étrangler une femme. Mais son train ralentit et la vision disparaît dans le lointain... En l absence de corps et d autres témoins, Mme McGillicuddy, qui n est pourtant pas sujette aux hallucinations, aura beaucoup de mal à convaincre la police qu un meurtre a bien eu lieu dans le train de 16h50. Une seule personne pourrait l aider, Miss Marple...

Mon avis : De train, il ne sera en fait que peu question dans ce roman policier d’Agatha Christie. On retrouve les ingrédients habituels de ses romans : une famille dont les membres ne s’entendent pas forcément, un héritage potentiellement conséquent, un vieux patriarche qui enquiquine tout le monde mais ne veut pas mourir (naturellement en tout cas), certains qui font des dettes… Les ingrédients habituels donc et pourtant, le lecteur continue de se faire avoir !

Miss Marple va enquêter, ou presque. L’originalité de ce roman-ci, c’est que, se trouvant trop âgée pour battre elle-même la campagne, notre demoiselle va engager Lucy Eyelesbarrow pour l’assister. Celle-ci va infiltrer la demeure familiale, Rutherford Hall, en tant que femme à tout faire. Et viendra régulièrement faire ses compte-rendus à Miss Marple. En parallèle, Scotland Yard, en la personne de l’inspecteur Craddock, mène officiellement l’enquête. L’inspecteur n’est autre que le filleul d’un ami de Miss Marple. Alors naturellement, il va s’appuyer sur les capacités incroyables de déduction de la vieille dame. Tout ce beau monde mettra quelques 250 pages pour découvrir le fin mot de l’histoire.

Pour ne pas changer, j’ai soupçonné tout le monde, sans aucune preuve ni aucune raison particulière. Impossible de deviner qui était le coupable, le seul que je n'ai pas soupçonné d'ailleurs. Il faut dire que, comme souvent, l’auteur prend son temps pour poser tous les éléments clés de l’intrigue. Le lecteur attendra donc la moitié du roman pour sentir la tension monter. Jusqu’alors, le crime n’est qu’un fait divers relativement amusant et les membres de la famille ne semblent guère gênés par la découverte d’un cadavre sur leurs terres, cadavre qui reste longtemps non-identifié.

Mention spéciale pour le personnage de Lucy Eyelesbarrow, savoureux à souhait. Je comprends mieux que les lecteurs de l’époque aient réclamé son retour dans d’autres aventures.

Le train de 16h50, d'Agatha Christie
Édition Le Masque pour Kindle
Mars 2014

2 commentaires :

Karine:) a dit…

Ha, je veux le relire celui-là... j'adore les Miss Marple et je garde une excellent souvenir de cette histoire de train qui n'a pas vraiment de train dedans!

La chèvre grise a dit…

@ Karine : j'en ai lu pas mal étant ado mais je les ai complètement oubliés. Du coup, je les (re)découvre avec plaisir et espère, en les notant ici, m'en souvenir davantage.