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07 mars 2016

Les beignets d'Oscar ou mes 100 jours de bonheur[Fausto Brizzi]

L'auteur : Né en novembre 1968, Fausto Brizzi est un réalisateur, producteur, acteur et romancier italien. Les beignets d'Oscar ou mes 100 jours de bonheur est son premier roman.

L'histoire : Chaque matin Lucio déguste un beignet d'Oscar, son beau-père, assis à une table devant la boutique, partageant quelques miettes avec un moineau extraverti. Un instant privilégié, une madeleine de Proust qu'il garde secrète. Il ne faudrait pas que Paola, sa femme, apprenne ses écarts gourmands. Quoique maintenant, ça n'ait plus grande importance. Elle a découvert son aventure avec Mme Moroni. Une incartade qui lui vaut d'être mis à la porte.

Et comme les ennuis, c'est bien connu, débarquent toujours par paire, il fait la rencontre de l'ami Fritz. Lucio aurait sûrement préféré ne jamais croiser sa route. Pourtant, avec lui, il va passer les cent jours les plus heureux de sa vie. De ceux que l'on veut laisser derrière soi comme des souvenirs que nos proches chériront toujours.

Cent jours qu'il se doit de rendre inoubliables.

Mon avis : Ce roman a atterri sur mes étagères suite à un concours l'été dernier. La couverture et le titre sentaient bon l'histoire feel good de pâtisseries, qui s'avèreront totalement anecdotiques, quand la quatrième de couverture promet une histoire mettant les bonheurs simples de la vie au cœur du roman.

Sauf qu'au final, je me suis passablement ennuyée à la lecture des derniers cent jours de Lucio. C'est que le personnage n'est pas très sympathique d'entrée de jeu. Il est pourtant très humain, reconnait ses erreurs, mais ne semble guère sincèrement se repentir. Ses excuses sentent un peu trop le "c'est dans la nature de l'homme" pour trouver grâce à mes yeux. Les autres personnages sont caricaturaux et peu crédibles. Exception faite d'un seul, que j'ai beaucoup aimé : Massimiliano, teneur d'un magasin de bavardages, qui permet à chacun de trouver une oreille attentive pour s’épancher.

Ensuite, si l'idée de faire de chaque chapitre un  compte à rebours est originale, elle tourne vite court. On s'attendrait à une course à la construction de souvenirs mémorables avec les gens qui sont chers à Lucio. Les situations exposées sont au contraire assez plates, en dehors de quelques scènes de déconnades assez drôles entre Lucio et ses deux compères de toujours (mention spéciale au dîner dans un restaurant à côté du Vatican). Je n'ai pas souri ni ri, je n'ai pas été émue et je n'ai pas senti dans le style de l'auteur cet hymne à la vie qu'on aurait pu trouver.

En bref, le tout m'a laissée passablement indifférente.

Les beignets d'Oscar, ou mes 100 jours de bonheur, de Fausto Brizzi
Traduit par Lise Caillat
Fleuve éditions
Avril 2015

1 commentaires :

Alex Mot-à-Mots a dit…

Et 100 jours, ça peut paraître sans fin, parfois....