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16 décembre 2016

La page blanche [Pénélope Bagieu et Boulet]

Les auteurs : Pénélope Bagieu aux crayons n'est plus à présenter. Par contre, je découvre ici pour la première fois Boulet au scénario, alias Gilles Roussel, né en 1975 à Meaux et auteur du blog bouletcorp.

L'histoire : Une jeune femme se réveille dans Paris. Elle ne se souvient ni de son nom, ni de ce qui l'a amenée là. Son passé a disparu.

Avec humour et sensibilité, Pénélope Bagieu et Boulet racontent sa quête d'identité.

Mon avis : Bizarrement, cette bande dessinée pourtant chaudement recommandée par beaucoup ne m'avait jamais tentée, sans jamais connaître pour autant l'histoire. Il aura fallu ma première année d'inscription à la bibliothèque pour que je l'emprunte et la découvre.

Après avoir beaucoup aimé sans m'y attendre California dreamin', j'aurais pourtant du me méfier de Pénélope Bagieu. Pour Boulet, je ne saurais dire puisque je n'ai rien lu de lui, ni suivi son blog. 

Car une fois encore, elle a su me surprendre dans le meilleur sens du terme. Après les premières pages, j'ai été happée par l'histoire et la quête de cette jeune Éloïse pour découvrir qui elle est et ce qui lui est arrivée. On imagine assez bien quel doit être le traumatisme d'ouvrir les yeux, assise sur un banc, sans aucun souvenir de qui on est, de ce qu'on fait là, de comment on y est arrivé... Tout ce qu'elle découvre est très superficiel et ne distingue en rien sa personnalité. Et au passage, Boulet au scénario en profite pour écorner la société de consommation qui fait de nous des moutons (et acheter le dernier Marc Lévy).

La page blanche, page 10

L'atmosphère est forcément moins légère que dans d'autres productions de Bagieu, amnésie oblige. Une sorte d'inquiétude plane, à savoir si Éloïse va réussir sa quête d'identité. Mais en même temps, de belles touches d'humour sont savamment distillées par le biais de l'imagination de la jeune fille : à chaque espoir de découverte, elle envisage différentes situations toutes plus drôles les unes que les autres. En même temps, le lecteur réfléchit à qui il est, ce qui le rend unique et ce qu'il veut faire de son existence. Surtout avec la très belle fin qui donne l'impression qu'Éloïse a enfin ouvert grand les fenêtres pour faire le ménage dans sa vie.

Encore une fois, une belle découverte !


La page blanche, de Pénélope Bagieu et Boulet
Éditions Delcourt
Décembre 2011

3 commentaires :

keisha a dit…

Tu me donnes envie de le RElire!

c'era una volta a dit…

Je me souviens de la fin qui sonnait presque comme "la morale de l'histoire est..." et qui vient tout éclairer des pages précédentes et du personnage.
Un très bon Bagieu (et Boulet) en tout cas :)

La chèvre grise a dit…

@ keisha : je pense que je le re-emprunterai avec plaisir effectivement.

@ C'era : oui, tout à fait, une vraie leçon de vie.