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20 novembre 2017

La femme de l'ombre [Arnaldur Indridason]

J'ai lu dernièrement Étranges rivages d'Arnaldur Indridason (billet à paraître bientôt) où on semble abandonner notre commissaire Erlendur. Après avoir lu Bettý, j'avais très envie de découvrir une autre ambiance de l'auteur, d'autres personnages. Et je n'ai pas été déçue.

L'histoire : Une jeune femme attend son fiancé à Petsamo, une ville tout au nord de la Finlande. Tous deux doivent rentrer en Islande sur le paquebot Esja pour fuir la guerre qui vient d'éclater dans les pays nordiques, mais le jeune homme n'arrive pas.

Au printemps 1943, dans une Islande occupée par les troupes alliées, la découverte d'un corps rejeté par la mer sème l'émoi à Reykjavik. Au même moment, un jeune homme est victime d'une agression d'une sauvagerie inouïe non loin d'un bar à soldats, et une femme qui fréquente avec assiduité les militaires disparaît brusquement. Les jeunes enquêteurs Flovent et Thorson suivent des pistes contradictoires et dangereuses : officiers corrompus, Gestapo, vulgaires voyous...

Mon avis : Bon, voilà que j'ai recommencé : j'ai entamé une série sans m'en rendre compte, et en plus j'ai commencé par le tome 2. Mais ici, ce n'est pas très grave, il semble qu'il me manque juste la genèse de la rencontre entre Flovent et Thorson, les deux enquêteurs qui vont essayer de résoudre les différentes énigmes qui se présentent à eux, disparition et meurtres. Cela ne m'a gênée à aucun moment dans ma lecture.

Au départ, ça part un peu dans tous les sens. Une jeune femme qui prend le paquebot pour retourner en Islande en 1941. Puis, en 1943 sur l'île, le corps d'un homme noyé retrouvé, celui d'un jeune militaire passé à tabac et une jeune femme qui a disparu. Le lecteur suit tous ces fils évoluer, puis, avec habileté, ils se croisent et se mêlent pour faire un tout. Comme d'habitude, pas de déferlement d'hémoglobine ou de courses poursuites effrénées. Pas de révélations surprises, mais une ténacité des enquêteurs qui ne lâchent pas et recoupent patiemment tous les témoignages qu'ils peuvent recueillir jusqu'à ce qu'ils aient le fin mot de l'histoire.

Ce n'est jamais gai les histoires de meurtres mais l'ambiance est tout de même moins triste et sombre que dans les derniers Erlendur. Il faut dire que je me suis passionnée pour l'aspect historique du roman. J'en ai appris un peu plus sur l'Islande des années 40, durant la seconde guerre mondiale : l'invasion par les Anglais et les Américains pour éviter celle des Allemands, les sympathies nazies de certains locaux, les différences de traitement entre Islandais et soldats, Reykjavik, la prostitution et l'homosexualité à cette époque...

Et bien sûr, ayant voyagé sur cette île pas plus tard que cet été, j'ai aimé retrouver des lieux qui me parlent ou des mets typiques (les kleinur notamment).

Une lecture très agréable donc, et qui va me faire vite lire le premier tome de la trilogie, en attendant le dernier qui parait au printemps prochain !

Un grand Merci à Babelio et aux éditions Métailié pour cette lecture.

La trilogie des ombres tome 2 : la femme de l'ombre, d'Arnaldur Indridason
Traduit par Éric Boury
Éditions Métailié
Août 2017

2 commentaires :

Alex Mot-à-Mots a dit…

Je n'entend que du bien de cette nouvelle série d'un grand nom du polar. Voilà de quoi me donner envie de renouer avec lui.

La chèvre grise a dit…

@ Alex Mot-à-mots : oui, je te la conseille fortement.