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19 mars 2018

Black out, demain il sera trop tard [Marc Elsberg]

L'auteur : Marc Elsberg, de son vrai nom Marcus Rafelsberger, né en janvier 1967, est un auteur autrichien, qui a travaillé dans le marketing et la publicité à Vienne.

L'histoire : Par une froide soirée d'hiver, le réseau électrique européen commence à lâcher. De nombreux pays s'enfoncent dans l'obscurité et plusieurs centrales nucléaires mettent en danger la vie de millions d'êtres humains. Menace terroriste ou défaillance technique ? Piero Manzano, ex-hacker italien, croit savoir qui est responsable. Avec l'aide d'un policier français d'Europol, François Bollard, Manzano s'engage dans une véritable course contre la montre face à un adversaire aussi rusé qu'invisible.

Mon avis : J'ai suivi le conseil de Miss Alfie et ouvert ce roman au cœur de l'hiver. Ça donne clairement une autre dimension à cette histoire ! Vu ne voyez plus les coupures de courant de la même manière. Et j'avoue avoir été un instant inquiète lorsque, en pleine lecture du roman dans le RER, le conducteur nous a bloqué dans un tunnel, dans le noir, pour cause de coupure de courant.

Car que se passe-t-il l'humanité ne dispose plus d'électricité ? On oublie l'accès à l'essence et l'eau, on oublie les soins élémentaires ou plus avancés dispensés dans les hôpitaux, on oublie les réserves de nourriture conservés dans le congélateur, on oublie les transports, on oublie les cultures intensives des agriculteurs, quelles soient animales ou végétales... Bref, c'est l'apocalypse. Le gouvernement est impuissant, la population est livrée à elle même et ne montre pas toujours son meilleur visage.

Marc Elsberg livre ici un excellent thriller, dans lequel on plonge et dont on tourne les pages sans s'en rendre compte. Il sait rendre accessible des considérations informatiques au premier abord compliqués, comme les systèmes SCADA qui aident pourtant au pilotage de toutes nos centrales nucléaires (et dire que le roman a été écrit avant l'attaque Stuxnet !). Et le roman est vite dévoré. Mais surtout, ce qui est important, c'est qu'il pointe notre dépendance totale à l'électricité et donc notre vulnérabilité. La situation de temporaire devient vite incontrôlable. Minutieusement, tout va de mal en pis. Si nous souhaitons conserver notre bien être actuel, il serait peut être grand temps de faire le nécessaire. Et dans un monde où tout est régi par l'informatique, ce n'est pas gagné.

Un excellent thriller, angoissant à souhait !

Black out, demain il sera trop tard, de Marc Elsberg
Traduit par Pierre Malherbet
Livre de Poche
Avril 2016

3 commentaires :

Alex Mot-à-Mots a dit…

Mais comment faisaient donc nos ancêtres sans électricité ?

Lilly a dit…

Angoissant. Il est certain que toute notre vie dépend de l'électricité, la plupart des gens n'ont même pas de mode de chauffage ou d'éclairage alternatif.

La chèvre grise a dit…

@ Alex Mot-à-mots : on se demande. Et je n'ai aucune envie de revenir à cet état :)

@ Lilly : c'est clair. En tout cas cela fait réfléchir pour garder notre confort de vie en faisant quelques efforts par ailleurs.