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20 janvier 2020

Où les roses ne meurent jamais [Gunnar Staalesen]

L'auteur : Né en octobre 1947, Gunnar Staalesen est un écrivain et dramaturge norvégien, auteur de romans policiers dont bon nombre ont été adapté par le cinéma norvégien.

L'histoire : Septembre 1977. Mette, une fillette âgée de trois ans, disparaît alors qu'elle jouait dans le bac à sable devant sa maison. La petite communauté où vit sa famille est bouleversée. Malgré les efforts de la police et les soupçons qui s'accumulent, elle reste introuvable.
 Vingt-cinq ans plus tard, alors que la date de prescription approche, la mère de Mette demande au privé Varg Veum de tenter une dernière fois d'élucider ce mystère. Son enquête le plonge dans un écheveau de mensonges et de complots. Puis une nouvelle tragédie se produit...

Mon avis : Je découvre ici un nouvel auteur nordique. Enfin, quand je dis nouveau, je me comprends. Il s'agit ici du dix-septième tome de la saga des aventures de Varg Veum, semble-t-il très connu en Norvège.  Ce détective privé est, comme il se doit, perdu, marginalisé et noyé dans l'aquavit. Cliché me direz-vous. Certes. Mais ici, le charme de ce récit tient à la peinture de la société norvégienne des années 70 et de nos jours : entre utopie de la vie en communauté et décadence, qu'a-t-il bien pu arriver à la petite Mette, disparue il y a presque 25 ans ?

Presque par miracle après aussi longtemps, le privé va réussir à renouer les fils que des enquêteurs chevronnés n'avaient pas su tirer à l'époque. On découvre une communauté où tous s'épient et ou autonomie est confondue avec émancipation à outrance. Veum, dont la morale sert de garde fou, va vitre mettre à jour les défauts de cette conception de vie en société. Il observe, écoute beaucoup, cherche le petit détail qui semble sans importance, vérifie chaque intuition et met chacun face à ses mensonges.

Un roman de facture très classique, sans grande surprise même si il se lit bien et agréablement. Ma petite déception vient de la ville de Bergen dont, en tant qu'étranger, on se représente assez peu les spécificités. L'action pourrait se passer n'importe où ailleurs sans que cela ne change rien.

Où les roses ne meurent jamais, de Gunnar Staalesen
Traduit par Alex Fouillet
Éditions Folio
Novembre 2019

2 commentaires :

Alex Mot-à-Mots a dit…

Je te sens déçu par cette lecture.

La chèvre grise a dit…

@ Alex Mot-à-mots : disons plutôt pas vraiment convaincue.