Séries #34

Yellowjackets



A la suite d'un accident d'avion, les membres d'une équipe de soccer féminine se retrouvent être les seules survivantes du crash. Les lycéennes vont devoir lutter pour leur survie face à des clans cannibales.

On pense forcément au drame de la Cordillère des Andes en lisant le pitch de cette nouvelle série. En adaptant l'histoire auprès d'une équipe de jeunes filles et en s'intéressant à leur devenir 25 ans plus tard, la série joue sur plusieurs genres avec brio et donne un suspense assez jubilatoire. Les souvenirs ne demandent qu'à refaire surface, malgré ce qu'on imagine un pacte de silence dont on espère connaître le pourquoi. De twists bien amenés en séance d'occultisme, de teen party en destin de bobonne à la maison qui se fait tromper, tout y passe et accroche le téléspectateur. Il ne reste à espérer qu'une chose : que les producteurs n'aient pas la très mauvaise idée de rallonger éternellement la sauce en la gâchant au passage ! On verra cela avec la saison 2 déjà commandée.



Chapelwaite



Le capitaine Charles Boone emménage avec ses trois enfants dans un manoir dont il a hérité dans une petite ville du Maine, après le décès de sa femme. Bientôt, des bruits mystérieux apparaissent. Charles va devoir affronter des secrets de famille terribles afin de mettre un terme à une malédiction qui touche les Boone depuis des générations.
 
Une série d'épouvante en dix épisodes librement inspirée d'une nouvelle de Stephen King. C'est macabre et angoissant à souhait et porté par Adrien Brody envoûté voire envoûtant. La folie guette et le spectateur est mal à l'aise durant toute la durée. Une ambiance proche de celle de Lovecraft, sombre et monstrueuse, un poil lente peut-être mais il faut se laisser un peu de temps pour être complètement absorbé. Le dernier épisode n'est par contre pas à la hauteur à mon goût. Mention spéciale à la lumière qui est fabuleuse.



Tokyo Vice



À Tokyo, le reporter américain Jake Adelstein, âgé de 24 ans, intègre le service police et justice du « Yomiuri Shimbun », le plus grand quotidien japonais. Alors qu’il collabore avec la police locale, il est contacté par la mafia. Il devient un interlocuteur des yakusas tout en continuant d’être un informateur de la police. Mais cette position ambivalente n’est pas sans danger. 
 
Un sujet original dans le paysage actuel des séries télé, celui d'un "gaijin" qui tente désespérément de s'intégrer dans une société japonaise fondamentalement raciste. D'autant plus quand cet étranger se mêle de dénoncer la frontière très floue entre la police et les clans yakusas. On se rappelle alors que le Japon présenté comme une société sans aucune violence n'est qu'un mythe bâti sur le silence gangrenant toutes les couches sociales et sur des arrangements avec la vérité (des meurtres requalifiés en accidents puisque personne ne peut témoigner d'une agression, même dans les cas les plus farfelus). Indubitablement, cette série est de qualité, tant par l'implication des acteurs qui mêlent tous facilement l'anglais et le japonais que par la mise en scène et la photographie. Il reste que je fatigue de plus en plus de ces séries qui cumulent saison sur saison pour peu que le succès soit au rendez-vous mais qui n'offrent jamais de véritable fin, bien amenée et construite. Ça a le don de m'agacer.

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