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05 novembre 2018

Petite pause

Une semaine de pause, le temps de recharger les batteries, et on se retrouve très vite !


02 novembre 2018

Les frères Sisters, de Jacques Audiard

Film français de Jacques Audiard, sorti le 19 septembre 2018, avec Joaquin Phoenix, John C. Reilly et Jake Gyllenhaal.

L'histoire : Charlie et Eli Sisters évoluent dans un monde sauvage et hostile, ils ont du sang sur les mains : celui de criminels, celui d'innocents... Ils n'éprouvent aucun état d'âme à tuer. C'est leur métier. Charlie, le cadet, est né pour ça. Eli, lui, ne rêve que d'une vie normale. Ils sont engagés par le Commodore pour rechercher et tuer un homme. De l'Oregon à la Californie, une traque implacable commence, un parcours initiatique qui va éprouver ce lien fou qui les unit. Un chemin vers leur humanité ?

Mon avis : Voilà longtemps que je n'avais pas vu une réalisation d'Audiard. La dernière en date remonte tout de même à Un prophète que j'avais beaucoup apprécié malgré quelques réserves. Et cette fois, c'est Mister qui m'a trainée au cinéma, attiré par le côté western. Je n'avais pas lu le synopsis, je ne m'attendais à rien de précis.

Clairement du genre western effectivement, j'ai eu une furieuse tendance à comparer avec Hostiles vu dans la première moitié de l'année et qui relançait magnifiquement le genre. L'ambiance est effectivement comparable, mais si ici il est plus question de la Ruée vers l'or que de se battre contre les Indiens. Si les paysages sont tout aussi grandioses, on n'est un peu moins submergé par cet aspect du film. Car Audiard se concentre sur la relation entre les deux frères Sisters, entre Charlie, perdu dans une soif de violence, et Eli, l'aîné, qui voit bien que tout cela ne pourra pas durer éternellement. Malgré les difficultés de chacun à exister pleinement dans ce duo, le lien entre les deux frères est visible et fascinant. Les sentiments sont là : sans trop en faire, avec justesse, le réalisateur montre la fraternité mais aussi la douleur. Et les acteurs sont tout simplement parfaits dans leur interprétation. La vision donnée des États-Unis ne fait pas rêver : une terre neuve peuplée d'assoiffés et d'égoïstes prêts à s'entretuer pour leur propre bénéfice à court terme.

Un bon moment de cinéma fait d'émotions et d'humour parfois avec des ruptures de ton qui font toujours mouche.

31 octobre 2018

Undertaker [Ralph Meyer & Xavier Dorison & Caroline Delabie]

Les auteurs : Xavier Dorison est un scénariste de bande dessinée né en 1972. On lui doit entre autres Le troisième testament et Long John Silver. Il s'associe ici avec le dessinateur Ralph Meyer et Caroline Delabie pour les couleurs.

L'histoire : Jonas Crow, croque-mort, doit convoyer le cercueil d'un ancien mineur devenu millionnaire vers le filon qui fit autrefois sa fortune. Des funérailles qui devraient être tranquilles, à un détail près : avant de décéder, Joe Cusco a avalé son or pour l'emmener avec lui dans l'éternité. Pas de chance, le secret est éventé et provoque la fureur des mineurs d'Anoki City. 

Comment laisser enterrer une telle fortune alors que pour survivre, eux suent sang et eau dans les filons ?

Mon avis : Une BD western que j'ai beaucoup vu dans les médias. J'ai donc emprunté les 4 tomes à la bibliothèque cet été. Et je les ai dévorés !

Il s'agit d'une histoire de course poursuite dans l'Ouest américain : Le croque mort embarque le cadavre de Cusco, bourré de pépites d'or que les mineurs qui se sont crevés sang et eau pour les extirper de la mine souhaitent récupérer. Ils n'hésiteront devant rien et les balles volent dans tous les sens. Encore heureux, l'Undertaker est loin d'être un froussard et il est aidé, façon de parler, par Rose Prairie et Madame Lin qui embarquent avec lui.

Jonas Crow est le personnage central de l'histoire, celui qu'on aime détester. Il fume, il boit, n'est pas de la plus extrême propreté, à la gâchette facile, ment quand ça l'arrange et dit ce qu'il pense sans tenir compte des conventions sociales. À propos de paroles, j'ai particulièrement aimé ces citations de la Bible, revues et corrigées !


« Dieu a dit : "Tu laisseras ton prochain faire ses conneries tant que c'est avec son blé et son cul "; saint Jean aux New-yorkais.»

Malgré tous ses défauts, on sent poindre l'âme du chevalier, le cœur en or qui ne peut laisser une demoiselle en détresse. Ce personnage typique du western mais rarement représenté permet d'avoir une vision moins policée et un peu décalée sur l'époque.
Planche d'Undertaker tome 1 : le mangeur d'or

La série fonctionne par diptyque : les deux premiers tomes posant une première histoire et les personnages principaux, les deux suivants creusant le passé de Jonas Crow. Si on ne sait pas encore comment il en est arrivé à choisir cette profession qui le met en marge de la société, son passé militaire ressurgit et Rose Prairie l'oblige à y faire face.

Le dessin et la couleur font merveille et sont un des points forts de cette série. Il y a du rythme et du mouvement, le trait précis affirme parfaitement les personnages et colle à leur caractère bien trempé.


Undertaker, tomes 1 à 4, de Xavier Dorison et Ralph Meyer et Caroline Delabie
Éditions Dargaud
2015 à 2017

29 octobre 2018

Valet de pique [Joyce Carol Oates]

L'auteur : Joyce Carol Oates, née en juin 1938 dans l'état de New York,  est une femme de lettres américaine : poétesse, romancière, dramaturge, essayiste, nouvelliste, elle essaie tout, même le roman policier sous pseudonyme.

L'histoire : Quel auteur n'envierait le sort d'Andrex J. Rush ? Écrivain à succès de romans policiers vendus à plusieurs millions d'exemplaires dans le monde, père de famille heureux, Andrew vit dans une petite ville du New Jersey où il trouve le calme nécessaire pour édifier son œuvre.
Mais Andrew a un secret que même ses plus proches ignorent : sous le pseudonyme de Valet de pique, il écrit des romans noirs, violents, pervers, romans qui scandalisent autant qu'ils intriguent le monde littéraire.
Cet équilibre tout en dissimulation qu'Andrew a patiemment élaboré va être menacé. Au départ, la plainte d'une voisine, Mme Haider, probablement un peu dérangée, qui l'accuse d'avoir plagié ses romans autopubliés. Parallèlement sa fille lui pose des questions gênantes après avoir trouvé des traces autobiographiques dans un roman du Valet de pique ; sa femme Irina est soupçonnée par Andrew d'entretenir une liaison avec un professeur de maths. Ces éléments menaçants vont réveiller chez Andrew des fantômes du passé, réveiller aussi la voix désormais plus insistante et terrifiante du Valet de pique...

Mon avis : Joyce Carol Oates. Voici un nom que j’ai beaucoup croisé sur la blogosphère. Depuis le temps que je souhaitais la découvrir, je me suis décider l’an dernier à acheter son roman Le Valet de pique. Et me voici à le découvrir. Ce personnage qui donne le titre du roman est le Mister Hyde de l'écrivain Andrew J. Rush. Ce dernier, auréolé de son succès, qui lui pèse un peu, écrit sous pseudonyme des romans plus trash. Mais la frontière entre les deux personnalités devient de plus en plus poreuse, jusqu’à ce que le Valet de pique le phagocyte complètement.

En prenant comme sujet principal celui d’un écrivain en mal de création, l’auteur touche à l’hommage des grands noms de la littérature anglophone, souvent classiques, mais aussi avec une insistance particulière sur le très contemporain Stephen King. Il y a donc beaucoup de références, qui m’ont fait tiquer car je ne suis pas fan du name-dropping. Pour autant, l’ensemble ne prend à aucun moment un tournant rébarbatif. En fait, ce qui est fascinant c’est cette mise en abîme de l’auteur qui analyse la différence entre l’homme et l’écrivain. Et comment tout cela peut se compliquer lorsque l’auteur choisit en plus d’écrire également sous pseudonyme, comme s’il donnait vie à une troisième personnalité. Le pseudonyme permet-il alors de révéler une part cachée de la personnalité initiale qui ne pouvait pas s’exprimer ? Est-ce juste un rôle de plus ? Joyce Carol Oates sait très bien de quoi elle parle ici, elle-même usant de pseudonymes.

Le récit est rapide et ne s’embarrasse pas de fioritures inutiles. L’auteur va droit au but, tout en laissant place à la suggestion par moment. C’est ainsi qu’on sent progressivement que quelque chose cloche chez Andrew J. Rush. Son être semble se fissurer, dans la façon qu’il a de parler de lui à la troisième personne, dans ses absences qui laissent libre cours à son alter égo pour créer, ou encore dans les dialogues qu’il mène. Le personnage révèle une vulnérabilité qui, au lieu d’attendrir le lecteur, va le braquer contre lui. C’est une véritable faille qui montre son narcissisme, son égocentrisme et une cruauté d’autant plus effrayante qu’elle a été refoulée depuis longtemps. Tout cela met en place une atmosphère un peu étrange, sombre et inquiétante. Qui se mâtine de fantastique lorsqu’apparaît C.W. Haider.

Une belle découverte qui livre cependant une fin attendue. Il me faudra donc retenter l’expérience pour avoir un vrai aperçu du talent de l’auteur.


Valet de pique, de Joyce Carol Oates
Traduit par Claude Seban
Éditions Philippe Rey
Mars 2017

26 octobre 2018

Islande #10 : les spécialités islandaises

Je ne pouvais pas clore ce long chapitre sur mon voyage en Islande sans vous présenter quelques spécialités !

Côté culture :

Drapeau islandais

Pull islandais

Kleinurs, sorte de beignets

Skyr, sorte de yaourt, nature ou aromatisé

Les piscines, une véritable institution !

Et bien sûr les trolls, qui baignent toute la culture populaire

Côté faune et flore :
Les baleines

Les phoques

Les macareux

Petit cheval islandais

Linaigrette, fleur cotonneuse qu'on croise sur tous les bas-côtés des routes

Et bien sûr la myrtille. On a vu beaucoup de personnes le cul en l'air en train de cueillir des myrtilles sauvages


Côté paysage :

Des chutes d'eau et cascades, ici ma préférée Goðafoss, ou chute des dieux

Les cairns, qui permettent de baliser les anciennes routes. Il est d'ailleurs interdit de monter de nouveaux cairns

Les marmites d'eau bouillonnante, avec un sans geyser

Les fumerolles, dont certaines sont visibles depuis l'avion

L'image d'épinal, les icebergs qui dérivent avec en fond le glacier

Les maisons de tourbe, traditionnelles

Les panneaux routiers indiquant les routes interdites aux véhicules traditionnels, et seulement praticables en 4*4

C'est ainsi que ce termine le voyage en Islande. Je ne vous cache pas que j'y retournerai avec plaisir. En attendant, j'espère vous avoir donner envie.

24 octobre 2018

BD Express #11

Labyrinthes tomes 1 à 4, de Pendanx, Dieter et Le tendre

Le professeur Ariane est un illustre savant spécialisé dans les sciences occultes et le paranormal. Pour lui, spiritisme et incantations sont des outils qui lui permettent de résoudre des énigmes et de se rapprocher toujours plus du mystérieux groupe des Sept Anges...

Une série assez banale et tout à fait dispensable. Il y avait matière, je pense, à accrocher bien davantage le lecteur. D'autant que les tomes semblent n'avoir que peu de rapport et sont très inégaux. Le meilleur étant certainement le deuxième tome, reprenant le mythe d'Orphée. Le dessein des Sept Anges se révèle bien trop tard pour qu'on mesure un danger quelconque autour d'une machination. Et le professeur Ariane, personnage principal, est un homme d'un certain âge assez renfermé dont on ne sait en fait pas grand chose en dehors de ce qui nous est tout le temps répété : il aime aller à la rencontre des phénomènes paranormaux. Les relations entre différents personnages sont totalement passées sous silence, empêchant de construire un monde bien défini dans l'esprit du lecteur. Bref, ça aurait pu être bien, mais c'est juste moyen.


L'heure la plus sombre vient toujours avant l'aube, d'Emmanuel Moynot

Lui est chauffeur routier. Une femme, des gosses. Elle, serveuse dans un restoroute. Seule, un fils en prison. Fatigués tous les deux. Par le manque d’amour, par les emmerdes qui tombent dru. Par la vie, pénible et sans horizon, terne et froide. Ils ne se connaissent pas vraiment, juste bonjour, bonsoir, quand Jean-Claude, de temps à autre, gare son bahut près du restoroute où s’étiole Nouria. Quand sa Majesté Salopard 1er, le patron de Nouria, s’est mis à la frapper, Jean-Claude n’a pas hésité un instant. Il s’est interposé, a balancé son poing dans la figure du connard, et a embarqué Nouria dans son camion. Jean-Claude, c’est pas le genre main au panier et tout ça, non, juste un homme gentil, un peu timide aussi. C’est pour ça que Nouria, méfiante quand même, parce qu’elle n’a jamais eu vraiment de chance avec les mecs, s’est laissée faire. Et ne sachant pas vraiment où aller, s’est laissée convaincre par Jean-Claude de passer une nuit ou deux dans une piaule appartenant à un copain, à Lormont, près de Bordeaux. Loin du restoroute.

Quand la violence psychologique prend la place de la violence physique, ce n'est pas toujours facile pour la victime de comprendre ce qui lui arrive, l'enfermement dont elle est la cible. Nouria pensait trouver en JC une homme différent, un amour salvateur. Elle y trouve un malheur quotidien qui prend juste une forme différente. L'auteur choisit d'alterner les voix des deux protagonistes pour raconter cette descente en enfer. Un album qui se lit bien mais qui n'est pas très marquant. 


Guide du mauvais père tomes 1 à 3, de Guy Delisle

Oublier le passage de la petite souris, traumatiser sa fille avec une terrifiante histoire d'arbre qui pousse dans l'estomac, dénicher des conseils peu avisés pour encourager fiston à taper plus fort sur le punching bag... Guy Delisle, un mauvais père ? Non, un auteur de bande dessinée qui sait puiser l'imagination là où elle se trouve, avec un sens aigu de l'observation et une bonne dose d'autodérision.

Empruntés un peu par hasard à la bibliothèque, sur la simple idée de voir ce que donnait Guy Delisle dans un registre purement comique, après avoir apprécié ces récits biographiques et ses témoignages plus graves. Les situations et anecdotes décrites sont touchantes voire drôles, même si on peut douter que le père tiennent réellement de tels propos à ses enfants. Le dessin à la patte caractéristique de l'auteur, a peut être trop de place par rapport au texte, peu existant, ce qui fait qu'on se retrouve à la fin d'un volume en moins de deux.


22 octobre 2018

Poursuite au bout du monde [Janet Evanovich & Lee Goldberg]

Les auteurs : Plus besoin sur ce blog de présenter Janet Evanovich. Elle collabore ici avec Lee Goldsberg est un auteur, scénariste et producteur américain connu pour ses séries policières télévisées dont la célèbre Monk.

L'histoire : Quand la très brillante agent du FBI Kate O'Hare a appris qu'elle allait faire équipe avec Nicolas Fox, voleur de renommée internationale et arnaqueur professionnel, elle a failli s'étouffer d'indignation. Mais elle doit bien se rendre à l'évidence : l'ingéniosité de cet escroc hors du commun ne sera pas de trop pour traquer les plus grand criminels de la planète...
Leur prochaine cible ? Carter Grove. L'ancien bras droit du Président a volé un rare artefact chinois du Smithonian, un crime susceptible d'anéantir les relations diplomatiques entre Chine et États-Unis. Avec le soutien d'une équipe haute en couleur, Nick et Kate vont œuvrer dans l'ombre...

Mon avis : J’étais toute prête à retrouver Janet Evanovich dans un nouveau concept. Mais j’avoue avoir été déçue et je vais retourner bien vite vers ma chasseuse de prime préférée.

J’ai lu ce deuxième tome sans avoir lu le premier. Du coup, il m’a manqué la mise en condition mais le début de la relation entre Nick et Kate est expliqué assez rapidement pour permettre aux lectrices dans le même cas que moi de raccrocher les wagons.

Ça se lit comme on regarderait un épisode d’une série télévisée légère, en faisant autre chose et sans être très concentrée. D’autant plus que les scènes décrites sont pleines d’action et très visuelles. Ca se prêterait donc parfaitement à une adaptation en série. Est-ce la patte Lee Goldsberg ? L’idée est intéressante et il y a matière à faire quelque chose de prenant : un duo qui se regarde en chiens de faïence, une enquête à mener à bien dont les conséquences peuvent être terribles. Mais en toute honnêteté, je n’ai pas un instant cru à la menace qui est sensée planée sur nos deux héros. Ils sont très sûr d’eux et manquent de failles. On ne sent pas vraiment la brèche que les sentiments pourraient faire apparaître.
Ceci dit, ça aurait pu être une bonne chose de ne pas renouveler la même recette qui a fait le succès de Stephanie Plum. Sauf qu’ici, j’ai eu l’impression que les auteurs hésitaient à choisir un genre spécifique de peur de se fermer des portes futures : humour, espionnage, romance… des ingrédients de chaque genre sont présents, sans que le tout soit lié. Si Nicolas Fox a le chic pour imaginer des plans impossibles, cela fait sourire deux secondes. Les répliques manquent du mordant que Janet Evanovich sait pourtant mettre dans la bouche des personnages de son autre série. Les rebondissements sont prévisibles. Bref, il manque la touche de peps et l’étincelle d’humour qui feraient de cette histoire quelque chose de plus farfelue et qui m'aurait vraiment permis d'adhérer. 

Un partenariat Babelio et les éditions Charleston.

Poursuite au bout du monde, de Janet Evanovich et Lee Goldberg
Traduit par Élisabeth Luc
Éditions Charleston
Août 2018

19 octobre 2018

Globes de Coronelli

J'avais eu l'occasion de découvrir les Globes de Coronelli lorsque je travaillais à la BnF, il y a de cela maintenant plusieurs années. Passant dans le coin récemment, j'ai voulu les revoir et en profiter pour vous les faire connaitre. Ces globes furent réalisés à Paris entre 1681 et 1983 par le cosmographe vénitien Vincenzo Coronelli pour être offerts à Louis XIV par le cardinal d'Estrées. À la fois objets de science et emblèmes du pouvoir, ils offrent une représentation synthétique de la Terre et du ciel, et donc l'univers connu à la fin du XVIIe siècle. Ils sont d'une dimension exceptionnelle, comme vous pouvez le constater grâce à l'homme (adulte) en bas à gauche sur la photographie.

Globes de Coronelli

Globes de Coronelli

Le globe terrestre présente une cartographie complète du monde et de ses richesses telles qu'elles s'offraient au Roi-Soleil. La cartographie a des traits précis pour les zones largement connues à l'époque et des contours plus flous pour les terres encore pas ou peu explorées. Des textes et des images illustrent largement les découvreurs et explorateurs, racontant leurs histoires. Avec une plus grandes insistance sur les régions éloignées comme le Brésil ou l'Inde, pour montrer l'importance du règne du Roi sur le monde et pour susciter des vocations commerciales.

Détail du globe terrestre

Le globe céleste présente lui toutes les constellations alors connues et place les planètes telles qu'elles étaient au moment de la naissance de Louis XIV, le 5 septembre 1638. Il présente 1 880 étoiles regroupées en 72 constellations. Sur la surface bleue, on retrouve des animaux, des personnages ou des signes du zodiaque. Les constellations sont représentées par des figures allégoriques.

Détail du globe céleste

Il y a peu d'informations sur la construction de ces "grosses" merveilles ou sur les artistes qui y ont participé. Ils étaient fixés sur des supports, comme illustré dans l'exposition à côté des globes, pour être installés à Marly le Roi. On sait par contre que leur architecture s'inspire de l'architecture navale : une armature en bois cintré, recouverte d'une couche de filasse, puis de plâtre et de plusieurs couches de toile enduite, jusqu'à la dernière, très fine, qui supporte la peinture. Ils sont conçus pour pivoter, ce qui n'est pas rien vu leurs dimension de 4m de diamètre et leur poids de 2 300kg chacun., et munis de deux trappes, une de visite et une d'aération.

Intérieur du globe céleste

Informations utiles :

Bibliothèque nationale de France - Site François Mitterrand

Quai François-Mauriac
75013 Paris
Tel : 01.53.79.59.59

Gratuit

Site de la BnF sur les globes ici