L'auteur : Park Eun-woo est un auteur sud-coréen de romans policiers et historiques. Le Procès des otages a remporté le prix Kocca Korea en 2019.
L'histoire : Une fête parfaite, dans une villa de luxe, isolée dans les monts. Une fête pour de riches jeunes gens, avec alcools, substances et promesses sexuelles. Quoi de mieux ? Une seule règle : porter un masque avant de franchir la porte. Tous les invités sont là à présent, Catwoman, Tom Cruise, le Renard... Vous êtes prêts ? Alors que la fête commence, la fatale mascarade.
Mon avis : Après un prologue assez obscur, une fête est lancée dans une riche demeure. Ont été invités de riches hommes, des plus hautes sphères de la société, parfois accompagnés. Difficile, sous le masque de dire qui est qui. Pourtant, tout a été orchestré de mains de maître. Le face à face entre les ravisseurs et la police commence. Les tractations vont bon train et les libérations s'enchaînent petit à petit. Et malheureusement, c'est là où le récit achoppe à mon goût : la tension ne prend pas, le suspense ne monte pas. La police semble complètement à côté de la plaque, ne faisant pas le strict minimum de vérifications basiques : trouver le nom des otages et les éventuels points communs entre eux.
Bien qu'obscur, le prologue en dit déjà beaucoup et on sait tout de suite pourquoi cette prise d'otages à lieu. On ignore par contre le pourquoi du comment. Mais tout le milieu du récit est une sorte de creux entre l'élément déclencheur et l'explication finale que l'auteur semble essayer de combler. Si il y a une belle idée de départ, j'ai trouvé la réalisation bâclée. C'est d'autant plus dommage que le personnage principal mis en scène, qui se cache derrière un masque, à des airs de Professeur dans la Casa de Papel : il planifie tout, jusqu'au moindre détail, ne se laisse surprendre par rien. Difficile d'accepter alors pour le lecteur que l'adversaire en face ne soit pas du tout à la hauteur et que pourtant le récit traine sur plus de 300 pages.
Bref, une lecture décevante.
Le procès des otages, de Park Eun-woo
Traduit par Son Mihae et Jean-Pierre Zubiate
Editions du Matin Calme
Juin 2021








