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07 juin 2009

Toutes ces vies qu'on abandonne [Virginie Ollagnier]

L'auteur : Virginie Ollagnier, née à Lyon en 1970, est formatrice en communication écrite et en ergonomie, et co-scénariste de la bande dessinée Kia Ora. Son premier roman, Toutes ces vies qu’on abandonne, lui a valu un succès public et critique.

L'histoire : Annecy, décembre 1918. La guerre est officiellement terminée, mais les trains continuent de ramener du front des hommes à jamais marqués dans leur chair. Certains sont défigurés, amputés. D’autres paraissent indemnes, mais n’en sont pas moins blessés au plus profond d’eux-mêmes. C’est ceux-là que Claire, jeune novice et infirmière, tente, par ses mains et sa voix, de ramener à la vie dans le service du Dr Tournier, médecin aliéniste à l’hôpital Saint-Joseph. L’un d’eux, à l’identité inconnue, muet, cataleptique, ne semble pas vouloir se réveiller. Pourtant ses yeux s’ouvrent parfois. Autour de lui, tous s’affairent, suspendus à ses lèvres. Ces lèvres que les souvenirs qui déferlent en lui ne semblent pas pouvoir franchir. Alors que sa vie se révèle par bribes au lecteur, elle demeure mystérieuse pour Claire, chaque jour plus émue par ce corps sans défense. Pour tous les deux, tout est encore possible.

Ce livre a reçu une ribambelle de prix, dont le prix du coup de coeur du Roman historique (Blois), le prix du Premier Roman des Mots Doubs (Besançon), le prix du Premier Roman du Touquet ... et a également été sélectionné dans le cadre de « L’été des libraires 2007 ».

Mon avis : Lorsque je l'ai acheté, autant vous dire que je ne m'attendais pas à ça. Je pensais trouver une histoire d'infirmière qui découvre l'horreur des gueules cassées, une histoire humaine sur ce retour au pays d'hommes qui se sentent complètement perdu dans ce qui étaient leur monde avant la guerre. Point du tout. Ici, l'idée est plus de suivre Claire, et son cheminement pour choisir entre le couvent ou les études de médecine. Et c'est cette relation qu'elle va nouer avec le soldat qui va lui permettre de se découvrir et de s'accepter. Alors, forcément, j'ai été déstabilisée. Mais j'ai tout de même bien aimé cette écriture de deux voix, l'une qui parle mais n'ose pas, l'autre qui dit tout silencieusement. Il y a peut être quelques longueurs, mais le style est clair et fluide. En bref, je ne vois pas trop le pourquoi de tous ces prix, mais c'est un livre agréable.

1 commentaires :

nane a dit…

Intrigant... Je vais tâcher de le découvrir, celui-là.