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25 mai 2010

Jusqu'à ce que la mort nous unisse [Karine Giebel]

L'auteur : Karine Giebel est une romancière française, née en 1971 dans le Var. Après une licence de droit et pas mal de boulots différents, elle travaille aujourd'hui dans la fonction publique territoriale. L'écriture est une passion et elle a d'ailleurs obtenu plusieurs prix : Prix Marseillais du Polar en 2005, Prix SNCF du polar en 2009, entre autres.
Jusqu'à ce que la mort nous unisse est son 5e roman.

L'histoire : L'Ancolie est une fleur, aussi belle que toxique. Belle, à l'image de certains souvenirs. Toxique, à l'image de certains regrets.
L'Ancolie, c'est aussi le nom d'un chalet perdu en pleine montagne. C'est là que vit Vincent, un homme seul et meurtri. Rejetant son passé et redoutant son avenir, il préfère vivre dans le présent. Une existence éprise de liberté qu'il consacre entièrement à sa passion pour la montagne et à son métier de guide.
Jusqu'au jour où la mort frappe tout près de lui, l'obligeant à sortir de sa tanière. Aux yeux de tous, un tragique accident, une chute mortelle. Seul Vincent est persuadé qu'il s'agit d'un meurtre, que ce n'est pas la montagne qui a tué et que les vrais coupables doivent payer. Alors, aidé par Servane, une jeune recrue de la gendarmerie avec laquelle il a noué une étrange relation, il se lance dans une quête de vérité. Une quête qui va le conduire sur d'effroyables sentiers, le confronter à ses propres démons. Une quête qui va déterrer un à un des secrets profondément enfouis au cœur de cette paisible vallée et qui auraient dû le rester à jamais. Car si le mensonge blesse, la vérité peut être fatale...

Mon avis : Ça commence doucement et le lecteur peut prendre le temps d'apprécier la nature, notamment la montagne qui lui est décrite. Une plongée dans la nature ; guidée par un amoureux des montagnes, dans le Mercantour, au fil des randonnées de nos deux personnages principaux, qu'on sent viscéralement attachés à ces paysages. Le style est simple et coule tout seul, mettant vraiment en avant cette montagne.
Les personnages sont attachants et fragiles, bien que parfois un peu caricaturaux.
Le problème, indépendamment du titre que je trouve niais, c'est l'évolution de l'histoire : aucune surprise, tout se déroule comme on s'y attend, que ce soit l'enquête ou les personnages. On est dans un polar féminin, clairement, avec beaucoup de description des sentiments et des doutes qu'éprouvent nos deux héros.
Du coup, mon avis est mitigé et je suis indécise : autant le côté trop fleur bleue et niais m'a agacé, autant la capacité de l'auteur à nous plonger au cœur de ces montagnes m'a réellement fascinée et attachée à ce roman jusqu'à la fin !

Merci aux éditions Fleuve noir pour ce livre.

Objectif PAL : - 51