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30 août 2012

Ikigami [Motorô Mase]

Rappelez-vous, je vous avais parlé d'Ikigami lors de ma lecture du premier tome. Je reviens aujourd'hui sur ce manga car la série se termine avec un 10e et dernier volume, en apothéose.

L'histoire : Dans notre pays, une loi entend assurer la prospérité de la nation en rappelant à tous la valeur de la vie. Pour ce faire, un jeune sur mille entre 18 et 24 ans est arbitrairement condamné à mort par une micro-capsule injectée lors  de son entrée à l'école.Lorsque l'on reçoit l'Ikigami, c'est qu'il ne nous reste plus que 24 heures à vivre.
 Dans ce tome 10, alors que la guerre contre la Fédération est sur le point d'éclater pour de bon, les émeutes se multiplient contre la Loi de Prospérité Nationale. La chasse aux éléments dégénérés redouble d'intensité, et quand le piège se referme finalement sur Fujimoto, tout ce qu'il s'était toujours efforcé de préserver s'effondre. Mais il est trop tard, désormais, pour jurer allégeance. Les seules issues qui lui restent sont la fuite, la résistance ou la mort. 

Mon avis : Après 8 tomes où Fujimoto délivre son préavis de mort à 16 personnes différentes, ce n'est pas uniquement la réaction de chacun de ces condamnés qui est intéressante. S'ils réagissent tous de façon différente, qui en acceptant, qui en se rebellant, au final, aucun ne peut réellement lutter. La lutte ne peut être menée que par les survivants, ceux qui passent entre les mailles du filet, et qui pourraient refuser de soumettre leur enfant à la vaccination.
Petit à petit, on sent notre héros se poser des questions sur son rôle et sur l'intérêt réel de cette loi de la prospérité nationale. Si je me suis parfois demander où tout cela allait pouvoir nous mener, je ne suis pas déçue de la fin que l'auteur a pu trouver. La guerre contre le Fédération éclate enfin, après tant de tensions sous-jacentes. Et cette guerre va révéler le pourquoi de cette loi. De l'art de la manipulation de masse parfaite, que personne, à l'exception de quelques initiés, ne pouvait comprendre.
On peut regretter que l'auteur aille peut être un peu vite en besogne pour clore son histoire. La série, qui connait une petite baisse de régime vers les tomes 7 et 8, aurait peut être pu être un peu mieux construite dans son ensemble. Cela provoque des passages bien trop rapide dans ce 10e tome, comme la partie dans le centre de réhabilitation, qui n'est qu'esquissée.
Il n'empêche, l'intérêt de cette histoire est surtout dans le questionnement et la réflexion qu'elle induit chez le lecteur : dictature, importance de la vie,... des thèmes certes classiques chez les lecteurs de dystopie mais qui trouvent ici une forme originale.

Et encore une fois, c'est à Loesha que je dois d'avoir pu lire cette saga.

1 commentaires :

Loesha a dit…

J'ai bien aimé cette fin, où le héros finalement s'étoffe un peu plus. En effet le passage sur sa "réinsertion" est un peu rapide... mais quand on se remet dans le contexte de la publication chapitre par chapitre au Japon dans les magazines, ça se tiens comme découpage (je trouve).
Il va falloir lui trouver un remplaçant maintenant, je suis un peu manga-less en ce moment... :(