ShareThis

18 août 2012

The dark knight rises, de Christopher Nolan


Film américano-britannique de Christopher Nolan, sorti le 25 juillet 2012, avec Christian Bale, Gary Oldman et Anne Hathaway.

L’histoire : Il y a huit ans, Batman a disparu dans la nuit : lui qui était un héros est alors devenu un fugitif. S'accusant de la mort du procureur-adjoint Harvey Dent, le Chevalier Noir a tout sacrifié au nom de ce que le commissaire Gordon et lui-même considéraient être une noble cause. Et leurs actions conjointes se sont avérées efficaces pour un temps puisque la criminalité a été éradiquée à Gotham City grâce à l'arsenal de lois répressif initié par Dent. Mais c'est un chat – aux intentions obscures – aussi rusé que voleur qui va tout bouleverser. À moins que ce ne soit l'arrivée à Gotham de Bane, terroriste masqué, qui compte bien arracher Bruce à l'exil qu'il s'est imposé. Pourtant, même si ce dernier est prêt à endosser de nouveau la cape et le casque du Chevalier Noir, Batman n'est peut-être plus de taille à affronter Bane…

Mon avis : Voici du film à grand spectacle. S’il se laisse regarder sans trop de déplaisir, avouons le, il y a tout de même pas mal de points dérangeants. Commençons par le plus évident : Marion Cotillard ne sait pas mourir. La scène vers la fin du film est totalement loupée et son jeu gâche tout. A contrario, je suis étonnée par le jeu d’Anne Hathaway, qui pourtant était loin de me convaincre dans ses rôles précédents. Mais en Catwoman, elle est assez crédible.
Christopher Nolan sait provoquer une certaine empathie avec son héros. Difficile de ne pas réagir quand notre Chevalier noir se fait mettre la pâtée par un Bane tout en muscle. Car forcément, à rester cloîtré chez lui pendant 8 ans, Batman n’est plus que l’ombre de lui-même. Le film rend bien la part de doutes qui ronge notre héros, qui n’est après tout qu’un être humain comme un autre (un des rares à ne pas être doté de super pouvoirs, juste des super gadgets). Bruce Wayne se morfond, oubliant tous ceux qui comptent sur lui, tous ceux qui l’entourent et dépendent de lui. Jusqu’à ce qu’un chat déguisé en soubrette ne l’oblige à sortir de sa coquille. Par contre, sa résurrection est un peu trop rapide. Alors que les ¾ du film montrent un homme à terre, un simple petit tour en prison au milieu du désert et hop, notre homme revient plus fort que jamais, on ne sait d’ailleurs trop par quels moyens.
On devine aisément New York derrière le nom de Gotham. Le terrorisme qui frappe la ville n’est que d’autant plus marquant et poignant. On peut y voir une ode au patriotisme, certes moins flagrante peut être que pour d’autres films américains : les drapeaux américains sont déchirés, il faut contourner les règles et faire front commun pour retrouver sa liberté. Le libéralisme à outrance est certes montré du doigt pour pressentir et justifier ce souffle qui balaie la cité. Mais bien vite, les habitants sont amenés à se rendre compte qu’un autre mode de fonctionnement serait bien pire. N’est ce pas un peu réducteur ? Dans tous les cas, la masse paraît bien crédule et manipulable, au gré des envies de personnalités ayant un minimum de charisme.
Le réalisateur jongle avec justesse entre les scènes intimistes et les scènes d’action. Pas le temps de s’ennuyer, et tout s’enchaîne avec bonheur.
La fin laisse augurer que les studios d’Hollywood se ménagent des suites possibles, même si Nolan termine ici sa trilogie : Batman trouve son Robin (on s’en doute dès le début, mais on se demande pendant tout le film comment l’histoire va pouvoir recoller les morceaux) et Catwoman reste dans les alentours.
Ce qui m’a le plus dérangé au final, c’est le parti pris de la trilogie qui laisse de côté tout ceux qui ne sont pas des inconditionnels de Batman. Il n’y a aucune explication sur La ligue des ombres et ce Ra’s Al Ghul. Paraîtrait que tout ceci est déjà posé dans les épisodes précédents, mais pour moi qui ne m’en souvenais pas, l’histoire en devient quelque peu bancale. C’est dommage.

4 commentaires :

petitepom a dit…

mes fils ont adoré; il faut que je le découvre

Mango a dit…

Mon fils aussi l' aimé mais ma belle fille l'a trouvé trop long! Plairait-il davantage aux hommes?

gruikman a dit…

D'un autre côté, je pense que le fait que ce soit du pur Batman avec ce côté sombre en fait l'intérêt (d'ailleurs cette trilogie est réellement basée sur une des BD Batman écrite avec cette ambiance noire). Je suis resté sur ma faim, tout est bien monté, enchaîné (à part Cotillard qui joue comme une patate morte parfois) mais il n'y a pas ce petit plus qu'apportait Heath Ledger en Joker. Après, je trouve que la réflexion sur l'Amérique est plus complexe que les apparentes simplicités et clichés. Le simple fait de prôner qu'il faut un ordre pour empêcher l'anarchie mais que l'ordre ne peut être assuré que par un gars masqué qui fait ça en cachette, ça peut porter à interrogation globalement;)
Mais, pour moi, ce film sonne un peu le glas des films de superhéros... J'en ai marre de ce genre à titre perso et ils ont trop tiré sur la corde, ça suffit... Je ne pense pas être écouté, bizarrement :D

Hydromielle a dit…

J'ai adoré les 2 premiers mais celui ci est pour moi le moins réussi de la trilogie.
Tout d'abord je l'ai trouvé trop long.
Et puis Batman n'est pas vraiment présent à l'écran. Bruce Wayne oui, mais pas tellement Batman.
Note que ça ne me dérange pas, vu que je suis raide love de Christian Bale ;-)
Je ne saurais trop mettre la main sur ce qui m'a déplu mais je l'ai trouvé assez bof.
Et j'ai trouvé que Marion Cotillard n'avait rien à faire là dedans. Elle joue tellement mal. Et mon Dieu, sa scène finale est tellement mauvaise que s'en ai a pleurer.