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23 septembre 2012

Froid d'enfer [Richard Castle]

Pourquoi est-ce que j’insiste alors que je n’ai pas aimé les deux premiers tomes, Mise à nu et Vague de chaleur ? Parce que ce livre m’est tombé dans les mains tout seul et que je manquais d'envie pour un livre particulier. Et aussi parce que la série a repris sur France 2, me remettant en tête ce procédé marketing bien pensé mais au final assez mal réalisé.

L'histoire : Un prêtre est retrouvé assassiné dans un club fétichiste de New York. Pour Nikki Heat, c’est le début de l’affaire la plus dangereuse de sa carrière. Elle se retrouve aux prises avec un baron de la drogue, un agent véreux de la CIA, et un mystérieux escadron de la mort… Nikki s’approche trop près de la vérité. Au point de se voir mise à pied. Elle n’a plus personne à qui faire confiance ni demander de l’aide. Personne, sauf le seul homme de sa vie qui ne soit pas flic, le journaliste Jameson Rook. Au milieu de l’hiver le plus froid qu’ait connu New York depuis un siècle, le duo de choc va devoir se plonger dans les méandres moites du crime organisé…

Mon avis : Malgré un style toujours un peu maladroit, et qui donne l’impression que nous sommes plus dans l’écriture du scénario d’un épisode de la série, cette fois, l’enquête est plutôt bien menée, surtout par rapport à la catastrophe du volume précédent.
Notons tout de même des exagérations qui n’étaient pas nécessaires, la plus évidente de toutes étant les problèmes de climat dont New York semble en permanence victime. Après une chaleur écrasante au premier tome, ici la ville se retrouve aux prises avec un froid glacial. Mais également la succession de catastrophes qui s’abat sur le pauvre inspecteur Heat, la perte de son mentor, des collègues proches d'elle sur lesquels elle ne peut pas compter... N’en jetez plus, ce n’est pas très crédible. Cela manque d’un ancrage dans la réalité, dans la durée. A vouloir tenir le lecteur en haleine en permanence, l’auteur va un petit peu trop vite en besogne. Et puis, j’avoue avoir sauté quelques pages lors de la course poursuite entre Heat et la bande de tueurs, qui n’offre pas grand intérêt.
Les adeptes de la série télévisée retrouveront avec plaisir des éléments de différents épisodes distillés ici et là pour créer une aventure totalement originale.
Je ne reviendrai pas sur le concept de l’écriture d’un roman par un auteur lui-même issu d’une série télévisée, je l’ai déjà fait. Je trouve juste dommage que les gens du marketing ne se soient pas donnés les moyens de faire correctement les choses. Une qualité bien meilleure aurait certainement pu être obtenue.

2 commentaires :

Alex Mot-à-Mots a dit…

Je crois que je vais continuer de le regarder à la télé, alors.

Loesha a dit…

La traduction est à la hauteur cette fois ?