ShareThis

15 octobre 2012

Nemeton [Céline Leclercq]

L’auteur : Céline Leclercq est une jeune auteur française, titulaire d’une maîtrise de lettres, dont Nemeton est le premier roman.

L’histoire : Dans le véhicule qui l'emmène au village d'Issendic, Gabrielle est à mille lieues de savoir quelles aventures l'attendent. Gagnant peu à peu la confiance des habitants et de ses élèves, la jeune enseignante découvre les histoires heureuses et malheureuses de cette terre oubliée. Mais au-delà des sortilèges et des menaces, c'est l'amour aussi, qui vient à elle, comme s'il avait attendu des générations durant.

Mon avis : Soyons honnête, ce qui m’a ici attirée, c’était l’idée de suivre une jeune enseignante, même dans des péripéties inhabituelles. J’ai été étonnée des la première page de voir que ce roman était présenté comme un roman jeunesse. Je ne m’y attendais pas mais cela n’est pas un problème car, pour une fois, et c'est un très bon point, nous ne suivons pas une jeune adolescente mais bien une adulte. Gabrielle est une toute jeune institutrice. Pour son premier poste, elle a choisi la classe multi-niveaux d’Issendic, un village perdu au milieu de la forêt de Brocéliande. Le monde qu’elle va découvrir est peuplé de légendes.
L’écriture est simple et correspond assez bien à la cible d’un public jeune. Il y a assez peu de descriptions et de détails pour assoir le récit. C’est dommage, car il y a je pense matière à livrer un récit plus profond. Pour ma part, plusieurs éléments m’ont gênée.
En premier lieu, c’est la vision d’une enseignante insouciante et sur d’elle-même à l’heure où elle obtient son tout premier poste, qui m’a désarçonnée. C’est certainement le moment le plus angoissant d’une carrière d’institutrice et je parle d’expérience ! Comme par magie, Gabrielle maîtrise tous les niveaux, est capable de les gérer tous ensemble, ne croule pas sous les préparations de cours… La répartition des activités est très bizarre également : en une matinée, les élèves feront Mathématiques, Histoire, et Sport. Je doute personnellement que cela suffisent à occuper des enfants de 6 ans dont on sait qu’ils doivent régulièrement changer d’activités pour rester concentrés…
En même temps, j’ai trouvé Gabrielle un peu « cruchotte ». Pour une personne qui est soi-disant de la région, elle ne tique pas tout de suite sur les prénoms de toutes ces personnes qui l’entourent, surtout quand apparaît dans le paysage Merlin et Mordred ? L’histoire d’amour qui se dessine bien trop vite n’aide pas à donner l’image d’une jeune fille indépendante. Elle arrive dans un nouveau village, tombe très vite sous le charme d’un mystérieux inconnu qui apporte avec lui une menace, et qui va la quitter pour éviter de l’attirer dans les ennuis. Elle devra s’offrir en sacrifice pour que la menace disparaisse. Ça ne vous rappelle pas furieusement un certain couple Bella / Edward ? Moi si !
A mon sens, il y a là matière à construire un roman vraiment original. L’idée de placer le monde celte au cœur de l’histoire est bonne mais elle manque de profondeur et le récit se perd dans cette histoire d'amour trop facile. Tout est lisse, évident, convenu. Je n’ai pas du tout accroché alors que j’aurais aimé me laisser emporter sur ces terres celtes qui recèlent bien des mystères.

Un partenariat LA et les éditions Atine Nénaud que je remercie tout de même de m'avoir permis de découvrir ce roman.

1 commentaires :

Alex Mot-à-Mots a dit…

Peut-être que le prénom Mordred ne dira rien à nos chers têtes blondes...