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29 avril 2013

Une sacrée mamie [Saburo Ishikawa et Yoshichi Shimada]

Je vous avais déjà parlé d'Une sacrée mamie, à l'occasion de ma lecture du premier tome. Je viens de terminer le dernier et je saisis l'occasion de vous en reparler. Peut-être cela vous donnera-t-il envie de découvrir à votre tour cette magnifique série.

L'histoire : Après avoir échappé à un étrange mariage et favorisé celui de son instituteur, Akihiro se retrouve face un difficile exercice de rédaction. Le sujet : «Moi, dans dix ans». Que fera le petit garçon d’ici une dizaine d’années ? Entre son amour pour sa mère et son attachement envers sa mamie et ses amis de Saga, son cœur balance... Seulement, doit- il vraiment choisir tout de suite ?

Mon avis : Voici le 11e et dernier tome d'une série que j'ai vraiment eu beaucoup de plaisir à découvrir et à lire. Car à cette lecture, on passe par toute une palette d'émotions : du rire aux larmes, sans oublier de réfléchir à ce qui est important dans la vie. Avec beaucoup d'humour, la sacrée mamie de Akihiro donne des leçons qu'il est bon de considérer à tout âge.
Pourtant, rien de moralisateur ici. Le monde rural d'après guerre est rude. Difficile de joindre les deux bouts. Chacun a ses problèmes, mais tous peuvent compter sur la solidarité des voisins, prêts à leur venir en aide. Les valeurs qu'elle lui enseigne : solidarité, amour de la vie, tendresse, amitié, simplicité ; sont toutes des odes à la vie. A nous recentrer sur l'important. Surtout par les temps qui courent.
Rien de mélodramatique non plus. Si le petit Akihiro aime profondément sa mère, qu'il attend avec beaucoup d'impatience et d'enthousiasme la moindre de ses visites, assez rare pour faute d'argent, il apprend à aimer également cette vie bien différente qu'il vit avec sa grand-mère. Alors, forcément, difficile pour lui d'imaginer l'avenir. Il a bien sûr envie de retrouver sa mère, mais comment laisser sa grand-mère seule ? Comment laisser ses amis, tout ce qui fait désormais son monde et qui a tellement plus de valeur que lorsqu'il était le petit garçon capricieux des premières planches.
Une saga qui se termine comme elle a commencé : avec douceur et tendresse. Je suis un peu triste de quitter Akihiro et sa mamie ici, ainsi que tous leurs amis, tous terriblement attachants et humains. Et encore merci à George sans qui je n'aurais pas tenté l'aventure et cela aurait été vraiment dommage.