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19 mai 2013

Les âmes vagabondes, de Andrew Niccol

Film américain de Andrew Niccol, sorti le 17 avril 2013, avec Saoirse Ronan, Jake Abel et Max Irons.

L'histoire :  La Terre est envahie. L’humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Melanie Stryder vient d’être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l’être qui tente de la posséder. Quelque part, caché dans le désert, se trouve un homme qu’elle ne peut pas oublier. L’amour pourra-t-il la sauver ?

Mon avis : J'avais lu le livre et malgré mon avis à l'époque assez négatif, j'en ai gardé un bon souvenir : écriture un peu facile mais idée de base intéressante et plaisante. Je me demandais ce que le cinéma pouvait en faire. Alors, étant un peu désoeuvrée ce jour-là, direction un cinéma.
Difficile en effet de rendre à l'écran la lutte intérieure qui fait rage dans le corps de Mélanie. Elle refuse de le laisser à son hôte, Vagabonde alias Gaby. C'est donc grâce à la voix off que nous allons prendre conscience de cette lutte qui se livre dans ce corps.  Après un bref instant de surprise, Gaby accepte bien vite cette présence qui lui impose son bon vouloir sans pourtant pouvoir tout faire elle-même. Dommage, il aurait été possible de palier ici un manque du livre en creusant davantage l'idée d'hôtes, de lutte interne, de conquête de différents mondes avant d'arriver sur Terre, puis ce retournement de quelques âmes qui finiront par se battre aux côtés des êtres humains. Car Gaby va rallier le camp adverse. Elle tombe amoureuse d'un jeune homme et comprend que, si les hommes sont capables du pire, ils sont également capables du meilleur, souvent en invoquant les mêmes raisons : c'est le libre arbitre.
Bien vite, la science-fiction est laissée de côté et on se retrouve avec une banale histoire d'amour à 4 : deux hommes, deux filles dans un seul corps. Et alors ? Ensuite ? Bah rien, le film est terminé. On trouve vite un corps supplémentaire et puis voilà, générique !
Les dialogues et le jeu des acteurs n'aident pas non plus pour sauver ce navet. Car il faut bien dire ce qui est. Quand on pense que le réalisateur est à l'origine de Bienvenue à Gattaca, on se demande comment cela est possible.


1 commentaires :

Faelys a dit…

un film agréable, mais une impression de "trop vite trop simple" pour moi aussi. tiens, je regarderais bien "bienvenue à Gattaca" à nouveau moi...