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25 mai 2013

Une femme simple et honnête [Robert Goolrick]

L'auteur : Robert Goolrick est un auteur américain dont Une femme simple et honnête est le premier roman. Actuellement, son 3e roman Arrive un vagabond fait beaucoup de bruit dans la blogosphère.

L'histoire : Winsconsin, 1907. Ralph Truitt attend, fébrile, sur le quai de la gare. Dans sa main, la photo d'une femme. Malgré ses 54 ans et sa fortune, l'homme d'affaires est troublé comme un adolescent. Après 20 ans de veuvage, il a enfin décidé de se remarier. Et Catherine Land a répondu à son annonce. Une femme simple et honnête, bien plus jeune que lui, qui vient vivre dans cette petite ville de campagne. Mais un échange de lettres peut receler bien des secrets. Lorsqu'elle descend du train, Truitt découvre qu'elle n'est pas la femme de la photo. Que vaut donc une relation qui commence par un mensonge ?

Mon avis : Voici un roman que j'ai eu bien du mal à finir. J'ai même failli l'abandonné autour de 120 pages. Mais Lili Galipette a réveillé ma curiosité et j'ai poussé ma lecture jusqu'au bout. Ceci dit, au final, tout est vraiment prévisible. Et le style de l'auteur n'est, à mon goût, pas suffisamment prenant pour justifier de s'attacher au récit, malgré les longueurs qui le parsème. Cette histoire de désir masculin puis féminin m'a laissé sur le bord de la route.
On va partager les peurs et les envies du riche hommes d'affaires Ralph Truitt, confronté à un désir qui lui tiraille les entrailles. Après 20 ans de veuvage et sevrage, il s'autorise enfin à vivre ses pulsions, avec la jeune Catherine Land. Mais si elle n'est pas celle à laquelle il s'attendait, il s'ouvre à elle sur la raison de son arrivée dans ce petit coin du Winsconsin. Il lui raconte sa vie, sa femme et sa fille, son fils également. Ils ne parleront pas de relations charnels, alors que ce sont bien ces sentiments là qui sont au coeur du roman. Le corps dans toute sa splendeur hante les pages.
Le problème, c'est qu'on a vite fait le tour de ce désir masculin. Et l'artifice de passer alors du côté féminin en suivant Catherine Land ne suffit pas à maintenir l'intérêt. Les rebondissements n'en sont pas tellement ils sont prévisibles. Catherine cache elle aussi son secret, bien sûr. Cela n'est pas spoiler que de le dire puisqu'on sait tout de suite qu'elle ment. Elle a ses raisons. Mais les personnages n'évoluent pas beaucoup. Alors pas d'action + pas d'évolution des personnages + une histoire prévisible = je me suis ennuyée.
L'avantage c'est qu'ici pas d'eau de rose, pas de romance. Ce n'est pas ici le propos. Mais la question récurrente du sexe pourra en rebuter plus d'un. J'ai parfois eu envie de secouer Ralph et de lui dire d'assumer ses désirs au moins en en parlant plutôt que de se ronger intérieurement comme cela. La richesse côtoie la dépravation la plus totale. Et l'écriture n'aide pas à ressentir une quelconque empathie pour un personnage ou un autre.
Une lecture ratée pour moi.

2 commentaires :

Alex Mot-à-Mots a dit…

J'irai donc m'ennuyer avec un autre bouquin....

Lilly a dit…

Mince, mince, mince ! J'ai acheté ce livre après de très bons avis, j'espère ne pas être d'accord avec toi.