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11 septembre 2013

Monstres Academy, de Dan Scanlon

Film d'animation américain de Dan Scanlon, sortie le 10 juillet 2013 avec les voix d'Eric Metayer, Jamel Debbouze et Catherine Deneuve.

L'histoire : Même quand il n’était qu’un tout petit monstre, Bob Razowski rêvait déjà de devenir une Terreur. Aujourd’hui, il est enfin en première année à la prestigieuse université Monstres Academy, où sont formées les meilleures Terreurs. Son plan de carrière bien préparé est pourtant menacé par sa rencontre avec James P. Sullivan, dit Sulli, un vrai crack qui a un don naturel pour Terrifier. Aveuglés par leur désir de se prouver l’un à l’autre qu’ils sont imbattables, tous deux finissent par se faire renvoyer de l’université. Pire encore : ils se rendent compte que s’ils veulent que les choses aient une chance de rentrer dans l’ordre, ils vont devoir travailler ensemble, et avec un petit groupe de monstres bizarres et mal assortis…

Mon avis : Comme souvent lorsqu'il s'agit d'une suite, on ne retrouve pas l'émerveillement et la surprise du tout premier volet. On regrettera que la petite Boo ne soit pas de la partie, elle qui apportait tellement de tendresse et d'émotion dans le film précédent. Pour le reste, tout fonctionne à merveille et Pixar réalise là un bon moment, pour petits et grands.
Bob Razowski, (tout) petit monstre vert griffu pourvu d'un seul oeil, souhaite devenir Terreur d'élite. C'est son rêve depuis qu'il était enfant. Un rêve qui touche au but lorsqu'il intègre la Monstres Université et le département Terreur. Bourré d'envie et d'ondes positives, il y croit. Pourtant, il est loin de faire peur, comparé aux monstres effrayants qu'il peut croiser dans sa classe. Mais il travaille et connait toute la théorie.
A l'opposé, Sulli a un don naturel pour faire peur. Il compte bien dessus d'ailleurs pour ne pas avoir à trop travailler cette année universitaire. Il va découvrir que le physique ne suffit pas toujours. Ces deux-là, comme on s'en doute bien, vont être amenés à former une équipe pour aller au devant de leurs rêves.
Les codes des universités américaines sont largement utilisés et moqués ici. On retrouve les confréries, les vedettes et les loosers, la vie sur le campus... toutes ces choses qui sont inconnues des étudiants français. Mais qui apportent beaucoup de couleurs et de bonnes bases à de nombreux gags (la photo de groupe en mode bisounours).
On notera la morale, pour une fois un peu plus originale. Cette fois, il ne suffira pas de vouloir pour pouvoir. Car il faut parfois savoir revoir ses ambitions et accepter qu'on n'est pas toujours tailler pour ce qui nous fait le plus rêver.
Côté scénario, aucune baisse de régime, pas de temps mort. Tout est bien mené. Les gags sont bons et feront rire tout le monde (j'ai particulièrement aimé le "caché sous le papillon"). Les couleurs, comme je l'ai déjà dit, sont très présentes et participent à la bonne humeur. Chaque monstre y a sa particularité qui vous étonnera. A recommander donc !

A noter : le merveilleux court métrage Le parapluie bleu qui ouvre cette projection, une pépite de tendresse.