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15 novembre 2013

Gravity, de Alfonso Cuarón

Film americano-britannique d'Alfonso Cuarón, sorti le 23 octobre 2013, avec Sandra Bullock et George Clooney.

L'histoire : Pour sa première expédition à bord d'une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l'astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu'il s'agit apparemment d'une banale sortie dans l'espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l'univers. Le silence assourdissant autour d'eux leur indique qu'ils ont perdu tout contact avec la Terre - et la moindre chance d'être sauvés. Peu à peu, ils cèdent à la panique, d'autant plus qu'à chaque respiration, ils consomment un peu plus les quelques réserves d'oxygène qu'il leur reste.
Mais c'est peut-être en s'enfonçant plus loin encore dans l'immensité terrifiante de l'espace qu'ils trouveront le moyen de rentrer sur Terre...

Mon avis : Après 9 mois ferme, voici le deuxième film en peu de temps que je ne comptais pas aller voir. C'est que je déteste les films qui se déroulent dans l'espace, ils m'angoissent systématiquement, j'en deviendrais limite claustrophobe. Et autant le dire tout de suite, celui-ci ne fait pas exception à la règle.
Alors, soulignons d'entrée le point négatif : le scénario n'est pas très étoffé. Il se résume tout simplement : une pluie de débris détruit totalement Challenger ne laissant que Stone et Kowalsky en vie, mais sans moyen de revenir sur terre. Il va leur falloir trouver une solution, et rapidement, car l'oxygène commence à manquer. Voilà, c'est tout. On tentera bien d'instiller un soupçon de pseudo-psychologie en jouant sur les pulsions suicidaires du docteur Ryan, qui a perdu sa fille. Mais tout ça est bien vite oublié.
Bon, passons au réel intérêt du film : les images et la réalisation. Pour une fois, la 3D est vraiment pertinente ici. Notamment pour tous les effets de profondeur, d'images en second plan. Je pense notamment au moment où Ryan tente de couper le parachute du Soyuz pour pouvoir partir, alors qu'une nouvelle pluie de débris est en train de détruite la station spatiale au second plan, menaçant de venir sur elle. Dans le genre, la scène d'ouverture, avec cette Terre en fond, est parfaitement adaptée.
Alors, soit, ce film est beau. Et comme il n'est pas trop long, tout spectateur passera un très bon moment. Mais cela suffit-il à justifier un tel tapage médiatique ? Je suis dubitative.

1 commentaires :

Cachou a dit…

Le tapage médiatique est dû, à mon avis, à une très bonne campagne de publicité. A mon sens, elle est à rapprocher de celle d'"Inception". Dans les deux cas, la réputation du film était fait avant sa projection et la presse a suivi (influencée?).