ShareThis

17 mars 2014

Cesare, tome 1 [Fuyumi Soryo]

L'auteur : Né en janvier 1959, Fuyumi Soryo est une mangaka japonaise connue notamment pour son manga Mars, qui a été adapté en drama taïwanais.

L'histoire : Naïf et studieux, Angelo Da Canossa n'est guère armé pour la vie d'étudiant à l'université de Pise, lieu d'intrigues et de tensions dans l'Italie de la Renaissance. Son innocence résistera-t-elle à sa rencontre avec Cesare Borgia, rejeton d'une famille à la réputation sulfureuse, dont le père est sur le point d'accéder au Saint-Siège ?

Rivalités entre les différentes factions de l'université, machinations politiques et luttes fratricides, Angelo va partager les années de formation d'un jeune homme en passe de devenir l'un des personnages les plus fascinants de l'Histoire. À ses côtés, il croisera le chemin de certains de ses contemporains les plus célèbres, de Christophe Colomb à Machiavel en passant par Léonard de Vinci...

Mon avis : Je commence mon billet en remerciant Philisine Cave d'avoir fait voyager jusqu'à moi ce manga que j'avais repéré en librairie, avant d'hésiter puis de le reposer.

Voici pour une fois un manga assez différent puisqu’il s’intéresse à l’Histoire, et plus précisément à celle de Cesare Borgia, en pleine Renaissance italienne. Le propos même empêche ce manga d’être dans l’action, les dessins sont donc très statiques. C’est ce qui m’aura le plus gênée au final. Car, pour le reste, que du positif.

L’histoire est très intéressante. Et vous savez désormais que j’aime apprendre et rencontrer l’Histoire avec un grand H par le biais de l’histoire avec un petit h. C’était le cas ici : j’ai retrouvé Savonarole que j’avais déjà croisé avec Pietra Viva et j’ai davantage découvert les Borgia et les Médicis. Les complots religieux et politiques secouent le monde et mener à un nouvel âge et les érudits se posent de nombreuses questions, le lecteur avec eux, notamment sur le rapport des individus entre eux et avec le pouvoir.

Tout un contexte de rivalités, de politiques, de façon de vivre est donc à poser et l’auteur, pour tout expliquer à son lecteur, s’appuie sur la naïveté et l’innocence d’Angelo Da Canossa, étudiant à La Sapienza, université prestigieuse de Pise, où il a obtenu une place grâce à la bienveillance de Laurent de Médicis. Les étudiants étant regroupés par origine géographique, Angelo va, dès son premier jour, croiser le clan de la Fiorentina, dont il fait partie, et celui des Espagnols. Différents protagonistes se chargeront de lui apprendre les convenances et les règles de survie.

Ce manga est vraiment très documenté. Nous ne sommes pas dans un manga d’action mais historique ce qui fait que beaucoup de recherches ont dû être faites. Il semble que l’auteur se soit appuyée sur l’universitaire nippon Motoaki Hara, spécialiste de Dante. Si Cesare Borgia apparaît plutôt comme sympathique dans ce premier tome, on suppose que cela ne devrait pas durer car, pour survivre et plus encore pour prendre et garder le pouvoir, la gentillesse n’est pas un atout. Les dessins eux aussi sont sublimes, et m’ont fait penser à Kaoru Mori et ses Brides Stories par leur richesse.

Je suis intriguée et j’aurais tendance à continuer l’aventure si je n’avais appris depuis qu’il est prévu 30 tomes (arghhh !). Or c’est un point assez rédhibitoire pour moi, car cela augure en général d’une dégradation de l’histoire. A suivre éventuellement donc…et en espérant que les éditions Ki-oon aient l’idée de regrouper tous ces tomes dans la collection Latitudes…

2 commentaires :

Philisine Cave a dit…

Mon dieu, 30 tomes, mais c'est la cata ! C'est le genre de nouvelle qui ne m'enthousiasme guère. Je prends le lien vers ton article bientôt (je dois aller au travail, cela urge)

La chèvre grise a dit…

@ Philisine Cave : je ne te le fais pas dire que c'est la cata !