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13 mars 2014

Le mystère de la chambre bleue [Jean d'Aillon]


L’auteur : Jean d’Aillon, né en avril 1948, est un écrivain français, enseignant à l’université en histoire économique et macroéconomie avant de travailler dans l’administration des finances à la Commission européenne.

L’histoire : En juin 1642, une copie du traité d’alliance passé entre le marquis de Cinq-Mars et l’Espagne arrive mystérieusement sur le bureau du cardinal de Richelieu. Dans le Paris de Louis XIII certains s’interrogent sur le rôle qu’aurait pu jouer la marquise de Rambouillet, surnommée Arthénice, durant les trois conspirations de 1641 : celle du duc de Vendôme, celle du duc de Soissons et celle du marquis de Cinq-Mars. Le perspicace notaire Louis Fronsac, ami du poète Vincent Voiture et du commissaire-enquêteur Gaston de Tilly, recherche la vérité sur la mystérieuse chambre bleue d’Arthénice. Enquête pour laquelle il risque sa vie, mais heureusement est protégé par Giulio Mazarini…

Mon avis : Dire que cela fait plus de deux ans que j’ai laissé Louis Fronsac et ma première lecture de ses aventures ! Je ne pensais pas mettre autant de temps avant de retrouver ce personnage. Car je l’avais beaucoup apprécié à l’époque. Et je continue à l’apprécier.

D’entrée, j’ai aimé la remise en contexte : ce qu’est la vie en plein cœur de Paris, les ruelles sombres et dangereuses, malodorantes, pleines d’immondices, boueuses. Cela, plus les conditions d’hygiène déplorables donnent une idée de pourquoi les gens ne vivaient pas très vieux à l’époque ! Jean d’Aillon sait prendre le temps de poser les éléments historiques qui donneront toutes les clés à son lecteur. Il n’hésite pas à répéter plusieurs fois les différents noms que peut porter un même personnage historique, en fonction des titres qu’il acquiert par fait de guerre ou mariage, par exemple, quand il ne s’agit pas tout simplement d’un surnom qu’on lui donne (ex : Henri de Ruzé d’Effiat, marquis d’Effiat, marquis de Cinq-Mars, Monsieur le Grand, grand écuyer de France,…). Il s’assure ainsi de ne pas perdre le lecteur et lui permet d’apprécier pleinement l’enquête que mène son personnage principal, Louis Fronsac, tout en apprenant pas mal de chose au passage.

J’ai également apprécié les incursions de l’auteur dans son récit. Il ne se prive pas d’interpeler le lecteur, voire de lui donner plus d’informations qu’à son personnage. Cela apporte une touche de complicité qui est agréable et participe à l'envie de poursuivre la lecture.

On pourrait reprocher quelques longueurs parfois, notamment lorsque Jean d’Aillon décrit un nouveau bâtiment dans lequel entre le personnage. Mais on sent chez l’auteur une telle envie de partager sa passion que bien vite, on oublie ce léger défaut. J’ai également eu une petite inquiétude arrivée au tiers du roman. J’ai eu l’impression que les deux mystères qui me tenaient en haleine étaient résolus et je me suis demandée ce qui allait bien pouvoir se passer dans les 300 pages suivantes. Mais je n’avais aucune envie de quitter les personnages et l’ambiance si bien créée par l’auteur. En fait, le roman quitte son aspect policier et part davantage sur le genre roman d’aventures. Mais cela n’a pas été pour me déplaire. Le tout est vraiment bien mené et tient le lecteur.

J’ai vite dévoré ce roman et je suis bien contente d’en avoir d’ores et déjà d’autres à lire dans ma PAL.Vous l'aurez compris, je vous conseille vivement la lecture de cette série !

Ce roman fait partie du challenge Petit Bac 2014 d'Enna dans la catégorie Couleur.



3 commentaires :

cassie a dit…

coucou
j'en ai lu 3 de cette série et j'ai L'éxécuteur de Haute justice dans ma PAL, mais je crois qu'il ne va pas y rester longtemps. ;)

petitepom a dit…

j'en ai 6 dans ma PAL, mais jamais lu!

La chèvre grise a dit…

@ cassie : j'en ai encore dans ma PAL moi aussi. J'espère pouvoir les en sortir rapidement !

@ petitepom : tu devrais t'y plonger, tu pourrais adorer.