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26 avril 2014

Le gang des mégères inapprivoisées [Tom Sharpe]

Ma dernière lecture de Tom Sharpe remonte à 2012 et Fumiers & Cie. C'est avec tristesse qu'en juin dernier j'ai appris la disparition de cet auteur dont j'apprécie beaucoup l'humour. Je prends donc mon temps pour découvrir les quelques rares romans de lui que je n'ai pas encore lus.

L'histoire : Dans le Nothumberland, depuis des générations, les dames Grope font régner la terreur. Signes distinctifs : un physique ingrat, une nature antipathique et des pulsions castratrices inversement proportionnelles à leur volonté de se reproduire. Qu'à cela ne tienne ! Chez les Grope, on kidnappe les hommes de mère en fille. Une coutume familiale dont le jeune Esmond Burnes va faire les frais...

Mon avis : Vous le savez maintenant, Tom Sharpe et moi, c'est une histoire qui tourne bien, depuis ma découverte à la sortie du lycée de son roman hilarant Le bâtard récalcitrant, mon préféré de l'auteur. Depuis, devant le peu de roman qu'il a écrit, je lis son oeuvre avec précaution, sans en abuser, et notamment lorsque j'ai besoin d'une lecture doudou dans laquelle me réfugier. Vous le comprendrez donc, je suis assez indulgente avec Tom Sharpe.

Pour ce roman-ci notamment, je suis indulgente. Parce que j'ai aimé dans cette lecture l'esprit loufoque et foldingue qui n'apparaît pourtant pas au meilleur de sa forme dans ce titre assez moyen il faut le reconnaître. Tom Sharpe a fait tellement mieux ! On retrouve pourtant tous les éléments qui font le charme des ces histoires : dialogues de sourd à s'en taper la tête contre les murs, situations ubuesques, successions d'événements en cascade incontrôlables, des personnages où il n'y en a pas un pour sauver l'autre... Vera la mère est fan de romans à l'eau de rose et se croit en plein roman de Barbara Cartland ; le père Horace est un banquier prudent et timide mais qui en à ras-le-bol des élucubrations de sa femme ;  l'oncle Albert est un commerçant véreux et sa femme Belinda est une Grope cachée.

L'écriture de l'auteur est jouissive, comme toujours. Ça passe tout seul, ça se déguste (par contre, ça doit être sacrément illisible en VO pour quelqu'un qui ne maîtriserait pas parfaitement la langue de Shakespeare). Mais l'histoire est un peu légère, il faut le reconnaître. Et là où d'habitude les romans de Tom Sharpe se termine mal pour tout le monde, ici la fin est bien trop abrupte (j'ai tourné la page pensant trouver un autre chapitre derrière, mais non). Un roman que je conseille donc aux amateurs de l'auteur, histoire de ne pas louper ce dernier roman. Quant à ceux qui voudraient découvrir Tom Sharpe, qu'ils se penchent plutôt sur la série des Wilt ou sur Le bâtard récalcitrant.

Je fais entrer cette lecture dans le challenge Petit Bac 2014 d'Enna, catégorie Gros mot.

3 commentaires :

Lilibook a dit…

Je ne connais pas du tout et en effet ça doit être loufoque à souhait ^^

Alex Mot-à-Mots a dit…

S'il a fait mieux, je note l'autre titre que tu as aimé, alors.

La chèvre grise a dit…

@ Lilibook : oui, c'est une petite bulle de rigolade !

@ Alex Mot-à-Mots : effectivement, commence au choix soit par "Wilt" (le 1), soit par "Le bâtard récalcitrant".