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10 mai 2014

L'homme de Lewis [Peter May]

Après avoir tant apprécié ma lecture de L'île des chasseurs d'oiseaux de Peter May, je me suis précipitée pour faire entrer les deux autres tomes de la trilogie dans ma PAL. Le deuxième n'y aura pas moisi.

L'histoire : En rupture avec son passé, Fin Macleod retourne sur son île natale de Lewis. La mort tragique de son jeune fils a détruit son mariage, et il a quitté la police. La lande balayée par les vents, la fureur de l'océan qui s'abat sur le rivage, les voix gaéliques des ancêtres... il pense pouvoir retrouver dans ces lieux de l'enfance un sens à sa vie.

À peine Fin est-il arrivé qu'on découvre le cadavre d'un jeune homme, miraculeusement préservé par la tourbière. Les analyses ADN relient le corps à Tormod Macdonald, le père de l'amour de jeunesse de Fin, faisant du vieil homme le suspect n°1. Mais celui-ci ne peut se défendre, perdu qu'il est dans les brumes de sa maladie d'Alzheimer, Fin va donc l'aider.

Au rythme des fulgurances qui traversent l'esprit sénile de Tormod, le passé ressurgit, douloureux, dramatique, dévoilant le sort que la société écossaise a réservé pendant des décennies aux enfant orphelins ou abandonnés que l'Église catholique envoyait sur les îles Hébrides.

Mon avis : Je crains que mon billet ne soit très court cette fois-ci, tant les qualités et les défauts de ce roman sont exactement les mêmes que pour le premier tome de la trilogie.

Côté défaut, quelques descriptions parfois longuettes.

Tout le reste sera dans la catégorie qualité. La plume de l'auteur qui nous emporte, l'ambiance de ce roman, la psychologie des personnages, toujours en demie-teinte... Aucun n'est tout gentil ou méchant, chacun porte sa part de mystère. Et au passage, nous découvrons l'histoire de ces orphelins expatriés contre leur gré et livrés en esclavage sur des îles. L'histoire que Fin reconstitue par son enquête est celle de celui qui aurait pu être son beau-père. L'auteur sait bien rendre, avec une justesse de mots impressionnante, cet attachement entre les protagonistes, même quand ils ne savent pas l'exprimer eux-mêmes. Et puis, la part belle est faite également au climat de l'île, aux embruns et au vent qui fouettent le visage au travers des mots de Peter May.

Je peux déjà vous dire que le troisième et dernier volet de la trilogie est tout en haut de ma PAL.

5 commentaires :

Alex Mot-à-Mots a dit…

Une trilogie que j'ai bien aimé.

La chèvre grise a dit…

@ Alex Mot-à-Mots : le troisième est pour bientôt !

Lilibook a dit…

Oh la la, j'ai plein de Peter May inscrits à ma wish-list !! très envie de découvrir cet auteur, je pense que ça va me plaire.

Manu a dit…

Je viens de me procurer le premier volet.

La chèvre grise a dit…

@ Lilibook : fonce ! tu vas aimer ! Même ma mère me réclame la suite !

@ Manu : une bonne lecture en perspective.