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11 juillet 2014

Le conte de la princesse Kaguya, de Isao Takahata

Film d'animation japonais de Isao Takahata, sorti le 25 juin 2014.

L'histoire : Adapté d’un conte populaire japonais "Le couper de bambou", un des textes fondateurs de la littérature japonaise, Kaguya, "la princesse lumineuse", est découverte dans la tige d'un bambou par des paysans. Elle devient très vite une magnifique jeune femme que les plus grands princes convoitent : ceux-ci vont devoir relever d’impossibles défis dans l’espoir d’obtenir sa main.

Mon avis : Un film sorti des studios Ghibli ? Je ne réfléchis pas, je vais le voir. Cette fois, il ne s'agit pas d'un Miyazaki mais d'un Takahata, le réalisateur entre autres du Tombeau des Lucioles qui m'a arraché des larmes à l'adolescence quand je l'ai découvert.

Une petite merveille ! Voilà qui résume assez mon ressenti à la sortie de la salle de cinéma. Ce film d’animation est adapté d’un conte classique de la tradition orale nippone. Il retrace l’arrivée sur Terre d’un petit bout de princesse, trouvée dans une pousse de bambou. Elle grandit d’ailleurs aussi vite que la plante qui l’a vue apparaître. Choyée par ses parents adoptifs, elle vie heureuse entourée de ses amis et de la nature dans laquelle elle s’épanouie pleinement. Avant d’être emmenée dans la capitale pour apprendre tout ce que doit apprendre une princesse. Mais les princes qui tentent de la séduire et les murs de la ville la rendent rapidement triste. Elle aspire à retrouver la nature.

Le plus remarquable ici est le choix d’animation qui revient aux aquarelles d’antan, ce qui apporte une poésie douce et tendre. Il s’agit davantage d’évoquer, d’aller à l’essentiel, plutôt que de représenter parfaitement. Les images, d’abord immobiles, s’animent doucement, comme lorsque la petite fille joue à imiter la grenouille, et parfois plus furieusement comme lorsque la princesse s’enfuit, pleine de colère et de douleur. D’un rien, l’émotion surgit.

Le thème est simple, certes : celui de la joie de vivre en pleine nature, rythmée par les saisons et au plus proche des animaux. La musique, magnifique comme toujours, de Joe Hisaishi, sert le propos avec justesse.

Allez, je vais être honnête et avouer un petit bémol sur la fin pour l’armada de gens de la Lune, un peu peace & love, qui débarquent sur Terre pour ramener la princesse chez elle. Je n’ai pas vraiment adhéré à ces personnages ni vraiment compris pourquoi la princesse ne pouvait pas rester si elle le souhaitait vraiment. Mais, cela reste un très léger bémol face à tout le plaisir que j’ai eu à voir ce film.

Il s’agit peut-être ici de l’avant dernière réalisation des studios Ghibli : Miyazaki a pris sa retraite après Le vent se lève et Takahata n’est plus très jeune. Après une dernière sortie prévue le mois prochain au Japon, et faute d’avoir pu trouver une relève, les studios pourraient bien fermer. Une triste nouvelle, radoucie par ce magnifique opus qu’ils nous livrent ici, opus qui restera longtemps dans les mémoires.

1 commentaires :

choupynette a dit…

un film que j'ai très envie d'aller voir. il va falloir que je trouve le temps, car il ne sera bientôt plus à l'affiche...