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21 septembre 2014

Abandons de lecture #1

J'inaugure ici une nouvelle rubrique. Après deux abandons de lecture à quelques semaines d’intervalle, je me suis dit qu’il était dommage de ne pas vous parler de ces romans. Même si Daniel Pennac fait du droit de ne pas terminer un livre un droit imprescriptible du lecteur, j’essaie de me forcer un peu car j’imagine toujours l’investissement de l’être humain derrière l’ouvrage. Mais quand je regarde le livre fermé et que je n’ai aucune envie de l’ouvrir, c’est que le problème est tel que ça ne sert à rien d’insister.

Fanny Stevenson, entre passion et liberté d'Alexandra Lapierre

L'histoire : Lorsque, en 1876, Robert Louis Stevenson rencontre Mrs. Osborne, une Américaine de trente-cinq ans, séparée de son mari et mère de deux enfants, c'est le coup de foudre immédiat. Cette jeune femme joyeuse, sauvage, qui a derrière elle le passé rude et mouvementé d'une pionnière de l'Ouest, incarne aux yeux du jeune Ecossais un nouvel idéal féminin. Entre ces deux êtres passionnés naît un amour extraordinaire, qui défiera les conventions et les frontières, de l'Angleterre à la Californie, jusqu'aux lointaines îles Samoa. Biographie à la fois fidèle et romancée, fruit d'une enquête de cinq années, le Fanny Stevenson d'Alexandra Lapierre retrace la vie hors du commun d'une femme résolument moderne, douée d'une volonté de fer et qui, muse et compagne d'un de nos plus grands écrivains, est devenue une légende à elle seule.

Mon avis : Ce roman-ci, je l’ai entamée avec pas mal d’enthousiasme. Il faut dire que j’avais bien aimé ma lecture du Voleur d’éternité du même auteur. Ceci dit, le personnage choisi ici ne m’emballait par contre que moyennement, il faut que je le reconnaisse.

Le problème avec ce roman, c’est que l’auteur est vraiment très présente. Elle donne son avis en permanence sur son personnage, basculant tout le temps du roman biographique à la biographie pure, faisant des commentaires à tout bout de champ. Ce qui fait que j’ai fini par être dérangée de ses interventions et que j’ai pris Fanny en grippe, là où le propos d’Alexandra Lapierre est bien au contraire de nous faire ressentir toute la fascination qu’elle-même a pu ressentir pour cette femme avant-gardiste et hors norme.

Abandon au bout de 150 pages. 


Le dernier hiver de Jean-Luc Marcastel

L'histoire : 2 035, 31º C en-dessous de 0. Depuis des années, le Crépuscule baigne Aurillac dans un ciel de sang. L'Hiver s'est installé, un hiver éternel qui dévore les terres et fige l'océan dans la banquise. La Malesève, cette armée de pins monstrueux, a mis à genoux la civilisation. Alors, devant la fin d'un monde, que reste-t-il d'autre que l'amour ? L'amour qui va pousser Johan à braver le froid et les pins pour retrouver sa bien-aimée, l'amour qui va pousser son frère, Théo, à lui ouvrir la voie, l'amour toujours qui incitera Khalid et la jolie Fanie à tout laisser derrière eux pour les suivre. L'amour est-il assez fort pour triompher de la Malesève et de ce qu'elle a fait des hommes ?

Mon avis :  Sortie de plusieurs déceptions de lecture, je me suis plongée dans ce roman guère plus emballée que cela, il faut bien l’avouer. Mon seul intérêt à la base pour ce roman était qu’il se situait à Aurillac. En dehors de ça, je ne savais pas grand-chose sur l’histoire.

J’ai trouvé le style vraiment mauvais et la syntaxe oublieuse de la négation NE dans les phrases négatives m’a horripilée. C’est un détail bien évidemment mais lorsqu’un lecteur trouve ainsi une erreur de français, il ne fait vite plus attention qu’aux autres erreurs qu’il croise, sans ne plus laisser aucune chance au récit. Ajoutons à cela des personnages que j’ai trouvé caricaturaux au possible dès les 40 premières pages et une fin que je sentais à plein nez (je suis allée vérifier que je ne m’étais pas trompée en lisant les 10 dernières pages), et vous comprendrez que je ne suis pas allée très loin.

Abandon page 43.

5 commentaires :

Alex Mot-à-Mots a dit…

On tient plus ou moins longtemps, suivant les romans.

Loesha a dit…

Ah pas mal cette nouvelle rubrique... le hall of shame :)

Alicia a dit…

Oh mince pour Le dernier hiver ! Je l'avais acheté il y a bien longtemps lors d'un salon mais il ne me tente plus depuis un certain temps. Je vais surement le revendre du coup !

La chèvre grise a dit…

@ Alex Mot-à-Mots : oui, en fonction du roman, de notre état d'esprit...

@ Loesha : sans aller jusque là non plus :) l'idée est d'indiquer quand j'ai tenté une lecture sans réussir à aller très loin. En soit, ça ne peut du coup pas être longuement argumenté, et donc ça n'aura pas de billet dédié.

@ Alicia : tente quand même parce que beaucoup ont aimé. Après, si tu n'accroches pas, revends le :)

Electra a dit…

Je connais malheureusement le même souci (une première), j'ai abandonné deux lectures récemment (mais je peux les reprendre dans un ou deux ans).

Je sais que mon état d'esprit y est pour beaucoup et comme toi je suis très sensible à la gramme, l'orthographe et la syntaxe. Et étant bilingue, je lis des romans traduits et une mauvaise traduction m'horripile !