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28 janvier 2015

Sheila Levine est morte et vit à New York [Gail Parent]

L'auteur : Auteur américaine et scénariste pour la télévision, Gail Parent est née à New York en août 1940.

L'histoire : "Trouve un mari à la fac, après ce sera plus dur." Hélas, Sheila Levine, 30 ans, n'a pas réussi à respecter ce commandement familial. Après avoir cherché l'homme parfait, le bonheur, la minceur, elle capitule et jette ses dernières forces dans la préparation méticuleuse... de son suicide. La voilà qui se met en quête d'une concession avantageuse, d'un rabbin dévoué et d'une pierre tombale de qualité.

Mon avis : La quatrième de couverture annonçait un roman dans la lignée de Bridget Jones, ou plutôt son prédécesseur puisque ce roman a été écrit bien avant. En passant en librairie, un jour où j'avais besoin de légèreté, je me suis dit "pourquoi pas". C'est que je fais partie de ceux qui ont aimé Bridget. Malheureusement, la promesse n'est pas tenue et je me suis copieusement emm*rdéee (vous me passerez la grossièreté).

D'abord, c'est bourré de clichés sur les juifs : maman est omniprésente, fifille n'a comme objectif que de se marier avec le meilleur parti possible... Ça va un peu mais bon, je ne vois pas l'intérêt sur 270 pages.

Ensuite, Sheila n'est pas particulièrement sympathique. Elle passe son temps à se plaindre et tout tourne autour de sa petite personne. Certes, elle a quelques kilos en trop. Mais ça ne lui viendrait pas à l'esprit que de ne voir en un homme qu'un potentiel mari n'est pas sain ? Et que ça aurait plutôt tendance à faire fuir le sexe opposé ? Oui, une femme n'a pas besoin d'être mariée pour être accomplie et épanouie. Pourtant, Sheila s'enfonce elle-même. Elle accepte l'oppression de la société et souscrit totalement à ces normes sociales au lieu de lutter. Même une fois suicidée, elle continue à chasser le mari. Les aventures de la miss auraient pu être plus amusantes si elle avait pris un peu plus de recul sur la chose. Ici, c'est juste long.

Sous la forme d'une longue lettre d'adieu, Sheila retrace ce qui l'amène à se suicider, de son diplôme qui devrait lui offrir son indépendance (ce n'est pourtant pas si simple de couper le cordon avec les parents) à ses 30 ans. Ça en fait des années à ne songer exclusivement qu'à se marier. Et on pense alors aux aventures d'une Carrie Bradshaw juive dans un New York un peu plus populaire et un peu moins bling bling.

Seulement, comme je n'ai jamais aimé Sex and the city, je n'ai pas aimé ce roman.

Ce roman fait partie du Challenge Petit Bac d'Enna.



Sheila Levine est morte et vit à New York, de Gail Parent
Traduit par Renée Rosenthal
Rivages Poche
Mai 2014

3 commentaires :

Alex Mot-à-Mots a dit…

Comme je n'aime pas non plus Sex and the City, je passe cette lecture sans regret.

enna a dit…

J'avais noté ce titre dans ma LAL il y a longtemps (je ne sais plus pourquoi) mais ton billet me refroidi bien! ;-)

La chèvre grise a dit…

@ Alex Mot-à-Mots : je pense qu'il vaut mieux, en effet.

@ Enna : tant qu'il n'est pas déjà dans la PAL, rien n'est irréversible :)