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17 février 2016

Les huit salopards, de Quentin Tarantino

Film américain de Quentin Tarantino, sorti le 6 janvier 2016, avec Samuel L. Jackson, Kurt Russell et Jennifer Jason Leigh.

L'histoire : Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie…

Mon avis :Voici le dernier film de Tarantino. Il choisit cette fois de nous proposer un western, mais sans grande chevauchée. Le réalisateur passe un peu de temps à réunir tous les protagonistes dans une même pièce, et cela peut donner quelques longueurs, notamment dans les discussions, où les personnages comme le Shérif aiment à répéter plusieurs fois les mêmes exclamations sur des tons différents. Un poil énervant par moment.

Aucun doute là dessus, la mise en scène porte bien sa patte. On y retrouve le côté non-linéaire qui est sa marque, le récit étant découpé en chapitres où le narrateur, omniprésent, n'hésite pas à revenir en arrière pour éclairer d'un nouveau point de vue l'histoire qu'il nous conte. Le choix du format pour filmer et la musique d'Ennio Morricone participent également fortement à l'esthétique du film. Cela commence d'ailleurs, dès le générique par un long plan sur l'arrivée d'une diligence, sous la neige, et une musique entêtante qui met immédiatement dans l'ambiance.

On retrouve aussi son amour pour les flots de sang, même si ici ils tardent à arriver. C'est que nos huit salopards vont mettre un peu de temps à s'écharper. Un par un, mais dans quel ordre ? Chacun, à tour de rôle, va révéler sa vraie personnalité. Car Les huit salopards est un vrai jeu de dupes. Les insultes fusent, les caractères se dévoilent. Chacun a une raison bien précise d'être ici, dans l'auberge de Minnie. Et d'ailleurs, où est-elle donc passée, la fameuse Minnie ?

En bref, certes pas le meilleur Tarantino, certes quelques longueurs, mais pour autant, un vrai grand moment de cinéma pour lequel je n'ai pas vu les 2h48 passer, c'est tout dire !

1 commentaires :

dasola a dit…

Bonjour La chèvre grise, j'ai été assez agréablement surprise par ce film qui ménage le suspense jusqu'au bout. Tarantino se fait plaisir et nous aussi. Moi non plus, je n'ai pas vu le temps passer. Bonne après-midi.