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01 août 2016

Abandon #4

Malin Fors, tome 2 : Été, de Mons Kallentoft


L'histoire : C'est la canicule...
Des incendies ravagent Linkoping...
Dans la fournaise,un pervers sexuel...
 500.000 lecteurs...

C'est l'été le plus chaud que Linköping ait jamais connu. La forêt qui borde la ville s'embrase, les nuages de fumée planent dans le ciel obscurci et menacent les citadins. Les incendies n'empêchent pas un pervers sexuel particulièrement sordide et cruel de faire régner la terreur dans la ville. L'enfer brûlant des flammes crée une sorte de solidarité parmi les gens, alors que la peur et l'angoisse face aux meurtres horribles du tueur font émerger des soupçons et des préjugés envers celles et ceux qui semblent différents.

Mon avis : J'avais déjà exprimé un avis mitigé sur le premier tome de cette tétralogie, Hiver. Mais en croisant le chemin de cet Été plus de trois ans après, j'ai voulu retenter l'expérience. Voici un échec cuisant qui me fait non seulement abandonner cette lecture, mais arrêter définitivement la série.

Mons Kallentoft use ici des mêmes ficelles que dans le premier policier : la météo joue énormément sur l'ambiance et la susceptibilité des personnages (quand ce n'est pas le froid glacial, c'est la chaleur infernale) ; les morts parlent ; la Suède est un pays raciste et homophobe ; les clichés pleuvent... Ajoutons à cela des personnages vraiment peu attachants et une mise en place très longue, et je me suis retrouvée, un soir après une journée bien remplie, à ne pas avoir envie de savoir le pourquoi du comment. Le style, en plus, m'a particulièrement gênée, dans la succession de phrases qui ne semblent pas avoir de rapport entre elles. J'ai du mal à mettre le doigt exactement là où ça pèche, et ça aussi, ça m'agace :)

Abandon page 126


L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet, de Reif Larsen

L'histoire : T.S. Spivet est un jeune prodige de douze ans, passionné par la cartographie et les illustrations scientifiques. Un jour, le musée Smithsonian l'appelle : il a obtenu le très prodigieux prix Baird et il est invité à venir faire un discours. À l'insu de tous, il décide alors de traverser les États-Unis dans un train de marchandises pour rejoindre Washington DC... Mais là-bas, personne ne se doute qu'il n'est qu'un enfant.

Muni d'un télescope, de quatre compas et des Mémoires de son arrière-arrière-grand-mère, T.S. entreprend un voyage initiatique qui lui permettra peut-être de comprendre enfin comment marche le monde...

Mon avis : C'est pleine d'enthousiasme devant cet OLNI si encensé par la blogosphère que je me suis lancée dans cette lecture. Elle s'est avérée riche de détails pour poser un univers qui se distingue des autres romans d'apprentissage.

Mais j'ai ressenti la même gêne durant ma lecture que pendant celle du Curieux incident du chien pendant la nuit de Mark Haddon. Car T.S. est un petit garçon hors du commun, bourré de talent mais totalement asocial. Son discours étale son savoir et met à distance ses sentiments, ce qui met également à distance le lecteur. T.S. est totalement enfermé dans son monde et je n'ai pas réussi à y pénétrer. Il oscille en permanence entre le génie et l'obsession, creusant les sujets jusqu'à l'épuisement, en bref un comportement autistique même si cela n'est jamais évoqué (en tout cas pas dans les pages que j'ai lues).

Abandon page 103

La guerre d'Alan, d'après les souvenirs d'Alan Ingram Cope, d'Emmanuel Guibert
L'histoire : Quand j'ai eu dix-huit ans, Uncle Sam m'a dit qu'il aimerait bien mettre un uniforme sur mon dos pour aller combattre un gars qui s'appelait Adolf. Ce que j'ai fait."

Mon avis : L'idée d'aborder la Seconde Guerre Mondiale par le biais de souvenirs d'un ancien combattant installé en France était intéressante. Emmanuel Guibert est alléchant dans sa préface où il présente Alan, d'autant qu'on sent qu'il a noué des vrais liens affectifs avec lui.

Du coup, je n'en ai été que plus déstabilisée par la froideur des dessins et le côté très distancié de la narration. À aucun moment je n'ai réussi à me sentir impliquée dans ce qui était raconté : pas de sentiment d'urgence, de peur, d'inquiétude, de folle enthousiasme... C'est plat et j'avoue m'être ennuyée.

Abandon page 97.

3 commentaires :

Mariejuliet a dit…

Tiens c'est vrai que T.S., on a entendu beaucoup parlé.
Il n'a pas été adapté en film ?

La chèvre grise a dit…

@ MJ : si effectivement, il a été adapté. Je verrai le film pour connaître l'histoire, ça sera plus rapide :)

keisha a dit…

Oh les deux derniers, j'ai beaucoup aimé! Mais bon, j'en abandonne aussi parfois...