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12 août 2016

La colline aux coquelicots [Chizuru Takahashi et Tetsuro Sayama]

Les auteurs : Japonais tous les deux, Tetsuro Sayama est le scénariste et Chizuru Takahashi est la dessinatrice.

L'histoire : Depuis que son père marin a disparu et que sa mère doit souvent partir à l'étranger, la jeune Umi s'occupe seule de ses cadets, de la maison, et des étudiants à qui elle loue des chambres. Pas facile d'avoir du temps pour soi et pour rêver à l'amour...

Mon avis : En 2012, j'étais allée au cinéma voir La colline aux coquelicots, l'anime adapté par les studios Ghibli de ce manga. C'est avec ces images en tête que j'ai découvert l'histoire originelle. Et tout de suite constatée de grosses différences.

D'abord, si les liens entre les personnages sont bien respectés, les anecdotes qu'ils vivent elles sont totalement revues, puisqu'elles tournent autour de soucis financiers (dans l'anime, il s'agit de sauver un vieux bâtiment). C'est qu'ici, on est loin de l'entente immédiate entre Umi et Hokuto. Les deux protagonistes se cherchent et il faut du temps pour que la romance s'installe entre eux. Mais ils sont très attachants, chacun à leur façon : lui maladroit et roublard, elle avec son caractère bien trempé.

L'humour est présent et relève le scénario qui parfois manque d'originalité. La partie dramatique quant à elle me semble totalement râtée car l'attachement entre Umi et Hokuto n'est pas assez évident dans les planches précédentes pour qu'on puisse réellement ressentir la douleur de la séparation qui touche la jeune fille.

Au-delà de l'histoire principale cependant, ce manga propose aussi une vraie réflexion sur la place de la femme, de l'orphelin et des liens fraternels qui garantissent l'union de la cellule familiale, ou encore du monde étudiant de l'époque.

Le graphisme est dans la pure tradition des shojo (manga pour jeunes filles) des années 80. La jeune fille a de grands yeux, les personnages secondaires peuvent parfois être complexes à distinguer les uns des autres, des traits qui parfois se simplifient à l'extrême... Peu importe, il faut un petit temps d'adaptation mais le lecteur est rapidement happé par l'histoire.

La colline aux coquelicots, planche (clic pour voir en plus grand)

Bref, un classique à lire si vous en avez l'occasion. Je garde ma préférence à l'anime cependant.

La colline aux coquelicots, de Chizuru Takahashi et Tetsuro Sayama
Traduit par Yuki Kakiichi
Delcourt
Janvier 2012

2 commentaires :

nathalie a dit…

J'avais beaucoup aimé le film, j'y avait même pleuré, je ne sais plus à quel moment (mais je pleure très facilement au cinéma).

La chèvre grise a dit…

@ Nathalie : ah si, j'imagine bien à quel moment. Moi aussi j'avais été émue. Là, je connaissais l'histoire donc je me suis moins laissée avoir :)