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17 octobre 2016

Le camp des morts [Craig Johnson]

Après la découverte de Craig Johnson avec Little Bird, je poursuis la lecture des aventures du shérif Longmire avec ce deuxième tome Le camp des morts.

L'histoire : Lorsque le corps de Mari Baroja est découvert à la maison de retraite de Durant, le shérif Longmire se trouve embarqué dans une enquête qui le ramène cinquante ans en arrière. Il plonge dans le passé déchirant de cette femme et dans celui de son mentor, le légendaire shérif Connally. Tandis que résonne l'histoire douloureuse de la victime, d'autres meurtres viennent jalonner l'enquête. Aidé par son ami de toujours, l'Indien Henry Standing Bear, le shérif mélancolique et désabusé se lance à la poursuite de l'assassin à travers les Hautes Plaines enneigées.

Mon avis : Après avoir découvert Walt Longmire, shérif un peu bourru mais très attachant du comté d'Absaroka, je l'ai retrouvé avec plaisir pour cette deuxième aventure, où les impressions peuvent être trompeuses. Car, dans cette petite ville de Durant, où tout semble endormi, les montagnes comme les plaines et les gens, où tout est recouvert par une bonne couche de neige qui ne cesse de tomber, il peut aussi y avoir des meurtres. Pris entre le besoin de connaître la vérité et faire appliquer la loi, Longmire va devoir choisir et naviguer sur un fil entre comprendre et mettre en plein jour. Sa quête va le mener à déterrer des secrets enfouis depuis plus de cinquante ans et poser des questions douloureuses à son entourage.

Les personnages sont encore une fois admirablement posés, tout comme le décor. Le lecteur sent littéralement le vent glacial et la neige le paralyser. C'est pourtant une vraie ode à la nature et aux gens du cru que Craig Johnson écrit ici. Qui donnerait envie de partir découvrir incessamment ce Wyoming profond dont on le sent amoureux. Les liens entre les personnages sont forts, de ceux qui ne se disent pas mais qui n'en sont pas moins à toute épreuve pour autant. La poésie se niche là, au détour d'un paragraphe, lorsque Walt utilise cette omniscience indienne qui fait partie de lui, même s'il n'en comprend pas tout. Et toujours cet humour doux-amer qui imprègne les dialogues bourrus et affectueux.

Encore un bel ouvrage donc, que je conseille vivement.

"Une vie sans ami s'achève par une mort solitaire" Proverbe basque.

Le camp des morts, de Craig Johnson
Traduit par Sophie Aslanides
Gallmeister
Février 2012

2 commentaires :

Alex Mot-à-Mots a dit…

Une lecture de cet été (à cause de la piscine) ?

La chèvre grise a dit…

@ Alex : bien deviné.