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21 décembre 2016

Exposition : Magritte, la trahison des images


Avant les vacances de fin d'année, nous avons pris avec des amis la direction du Centre Pompidou pour voir l'exposition Magritte, la trahison des images. Magritte n'était pas forcément notre tasse de thé, mais mister et moi sommes toujours intrigués devant ses œuvres. J'étais curieuse de voir ce que je pourrais comprendre et surtout avide d'explication.



La trahison des images, René Magritte, où la lutte entre représentation et réalité

René Magritte (1898-1967) était un passionné de philosophie et c'est cette passion qu'explore l'exposition proposée par le Centre national d'art. Trop intellectuel et pompeux à mon goût, je dois l'avouer. Mais on devine que beaucoup est du à l'opposition entre le travail du philosophe, qui analyse la pensée, là où le peintre travaille surtout sur la matière et les émotions qu'il procure.

Le viol, de René Magritte, où le visage d'une femme qu'on ne voit plus, complètement réduite à son corps

Autant vous dire tout de suite, sans le décryptage aidant d'un guide, nous sommes très certainement passés à côté d'une énorme partie des toiles exposées. Par-ci par là cependant, une œuvre nous amusait, comme la fameuse pipe tant de fois utilisée par les médias et dont on sait qu'elle dénonce la représentation trompeuse du monde : non, une image de pipe n'est pas une pipe, ce n'en est qu'une représentation possible. Objet - image - mot : beaucoup peu se cacher dans ce triptyque. L'artiste cherche la vérité au delà de la représentation et d'une réalité forcément conditionnée.

La durée poignardée, René Magritte
Ou, mon oreille trainant prêt du groupe qui faisait une visite guidée, j'entendais les explications de la conférencière sur une toile et je comprenais un peu mieux, comme pour Le viol. Pour d'autres, même avec quelques explications, cela reste obscur pour moi, comme pour La durée poignardée. Et le titre n'est pas toujours très éclairant.

Le masque vide, René Magritte, où c'est le spectateur qui se représente la vision suggérée
La décalcomanie, René Magritte
Tentative de l'impossible, René Magritte, autoportrait de l'artiste peignant son épouse Georgette

Mais ces œuvres indubitablement très travaillées tant elles sont lisses, qui touchent le mental et vous font au moins vous poser des questions, à défaut de trouver les clés de lecture, sont intrigantes. J'avais parfois l'impression, comme quand j'étais enfant, d'être devant un rébus dont il fallait trouver la logique pour le décrypter. On finit par trouver quelques thématiques : les rideaux, les mots (opposition signifiant/signifié ?), le corps fractionné...

Le blanc-seing, René Magritte

Informations utiles :

Du 21 septembre 2016 au 23 janvier 2017
Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 11h à 22h, nocturne les jeudis jusqu'à 23h

Centre Pompidou – Place Georges-Pompidou – 75004 Paris
Tel : 01 44 78 12 33

Tarif : de 11 à 14€ (pour un accès à toutes les expositions)

Site du centre Pompidou : http://www.centrepompidou.fr/fr

2 commentaires :

Violette a dit…

j'dore Magritte! Dommage que je suis loin!

Karine a dit…

J'ai aussi laissé traîner mes oreilles pendant la visite! Sinon, j'aurais manqué beaucoup! Mais j'ai beaucoup aimé l'expo.