ShareThis

05 mai 2017

Ghost in the shell, de Rupert Sanders

Film américain de Rupert Sanders, sorti le 29 mars 2017, avec Scarlett Johansson et Takeshi Kitano.

L'histoire : Dans un futur proche, le Major est unique en son genre: humaine sauvée d’un terrible accident, son corps aux capacités cybernétiques lui permet de lutter contre les plus dangereux criminels. Face à une menace d’un nouveau genre qui permet de pirater et de contrôler les esprits, le Major est la seule à pouvoir la combattre. Alors qu’elle s’apprête à affronter ce nouvel ennemi, elle découvre qu’on lui a menti : sa vie n’a pas été sauvée, on la lui a volée. Rien ne l’arrêtera pour comprendre son passé, trouver les responsables et les empêcher de recommencer avec d’autres.

Mon avis : Quand Mister m'a dit vouloir aller voir Ghost in the shell, j'ai sorti mon DVD de l'anime de Mamoru Oshii pour le regarder et me remettre en mémoire l'histoire, qui dans mon souvenir était complexe, avec des considérations métaphysiques peu claires. Du coup, la comparaison entre l'anime et le film nous a obsédé pendant toute la séance au cinéma.

D'abord, quelle idée de ne pas réutiliser la musique si originale et captivante de l'anime, au moins en fil conducteur ! Pourquoi ne la mettre qu'en générique de fin ? Ca sent dès le début la volonté de "blockbusteriser" le récit, avec une musique plus rock et pétante, au détriment de l'ambiance. Et qu'on m'explique pourquoi Scarlett Johansson marche comme Robocop !

Là où l'anime laissait le spectateur comprendre petit à petit l'univers proposé, Rupert Sanders fait le choix d'expliquer clairement le contexte par un texte introductif. On comprend donc dès le début que toute la lecture sera facilitée au maximum. Les questions philosophiques sur ce qui constitue l'être humain et son humanité si singulière passent bien trop en arrière plan, au profit des effets spéciaux, certes bien faits, mais anecdotiques dans le récit. Visuellement, les couleurs allient action et une forme de mélancolie qui seraient propices à travailler une réflexion plus profonde.

La plus grande bizarrerie est certainement le delta entre des plans calqués au millimètre près sur l’œuvre originale et une liberté prise dans l'histoire, avec l'ajout de détails sur le passé du Major qui change totalement le scénario au final.

En même temps, vu la bouse qu'est Blanche Neige et le Chasseur (et sa suite, n'en parlons pas !), Rupert Sanders s'en sort peut être pas si mal. Un film de science-fiction certainement efficace et distrayant pour les néophytes, mais sans âme pour les connaisseurs de l'anime original.

2 commentaires :

XL a dit…

et encore je suis allée le voir avec juste mes souvenirs excellents de l'anime (en VO, car parisienne à l'époque)

c'era una volta a dit…

Ouf je n'ai pas vu Blanche Neige et le chasseur (et il ne m'a pas du tout tenté)!

Bon je ne suis pas une novice avec Ghost in the shell et... j'ai aimé.
Sais pas me suis détachée totalement de l'anime (que j'ai vu il y a déjà quelques années, ainsi que le manga et le reste) et du coup, le visuel m'a plu.
Moi ce que j'ai aimé c'est qu'il me donne la terrible envie de replonger dans l’œuvre originale et originelle. Après mon oeil sera peut être plus critique envers le film...
Peut-être.