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14 juillet 2017

Voyage of time : au fil de la vie, de Terrence Malick

Film documentaire américain de Terrence Malick, sorti le 4 mai 2017 et repris le 29 juin 2017.

L'histoire : Hymne à la nature et à l’univers, Voyage of Time s’interroge sur le rôle de l’homme dans le futur. Après ces temps infinis, quel est le sens de notre passage sur Terre ?

Mon avis : Présenté en séance unique un peu partout en France, Voyage of time est annoncé comme un documentaire. Le propos n’est pas si clair que ça : revivre la création de l’univers et son évolution, jusqu’à la domination des Hommes qui ont asservi la Terre. Comme un paradis que nous aurions perdu, corrompu.

C’est surtout une succession d’images tout simplement magnifiques sur l’univers, la vie et son éternel recommencement. On passe de l’infiniment grand - des éruptions solaires - à l’infiniment petit - la multiplication de cellules- en mettant en images des changements d’état d’éléments (solide, liquide, gazeux) ou jouant sur leurs oppositions (la coulée de lave qui plonge dans l’océan). Comme si Terrence Malick cherchait partout des traces de la nature première dans ce monde bien différent de son origine. Le tout est accompagné très habilement d’une musique sacrée ou de silence selon les séquences.


Le commentaire en voix off de Cate Blanchett n’apporte pas grand-chose si ce n’est souligner l’interrogation sur la place de l’Homme dans l’univers. C’est clairement une ode à la vie et à la nature. Malheureusement Voyage of time ne tient pas la comparaison avec The Tree of life qui était beaucoup plus ambitieux et trippant, mêlant une part de fiction à une poésie indiscutable, et qui m'avait bouleversée. Il y a ici un goût de trop ou de trop peu. Les plans montrant des humains tombent comme un cheveu sur la soupe, faisant redescendre le spectateur brutalement sur terre. Peut être étais-je trop dans la comparaison des deux ? Difficile aussi de faire autrement quand on sait que l'un est un spin-off de l'autre.


Ce visionnage reste néanmoins une aventure sensorielle forte et poétique à laquelle seul le grand écran je pense peut rendre justice. Il faut accepter de lâcher prise, ouvrir grand les yeux et se laisser porter au fil de l’eau, découvrir le voyage proposé par le réalisateur et se faire surprendre au détour d’un virage par une séquence qui nous touche au plus profond, sans qu’on sache vraiment pourquoi.

1 commentaires :

c'era una volta a dit…

Toujours pas vu... Mais ça m'intrigue bien parce que j'avais adoré Tree of life...