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06 octobre 2017

Valérian et la cité des mille planètes, de Luc Besson

Film français de Luc Besson, sorti le 26 juillet 2017, avec Dane DeHaan, Cara Delevingne et Clive Owen.

L'histoire : Au 28ème siècle, Valérian et Laureline forment une équipe d'agents spatio-temporels chargés de maintenir l'ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha - une métropole en constante expansion où des espèces venues de l'univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d'Alpha, une force obscure qui menace l'existence paisible de la Cité des Mille Planètes. Valérian et Laureline vont devoir engager une course contre la montre pour identifier la terrible menace et sauvegarder non seulement Alpha, mais l'avenir de l'univers. 

Mon avis :  C’est avec quelques craintes que je me suis dirigée vers la salle de cinéma pour voir ce film. Et après séance, il reste surtout le sentiment non pas d’un échec mais d’une déception : tout ça pour ça !

Visuellement, c’est incontestablement réussi. La séquence d’ouverture un poil niaise présentant le peuple des Pearls est bluffante, et ce n’est rien par rapport au moment passé dans le Big Market, marché invisible dans le désert, et qui n'apparaît aux touristes clients que lorsqu’ils chaussent des lunettes VR, les mondes se superposant les uns aux autres. Le spectateur en prend donc plein les yeux pendant les deux heures de ce spectacle. Par contre, on ne peut nier la faiblesse scénaristique et la piètre qualité des deux acteurs principaux.

Le couple de héros ne prend pas du tout. Dan DeHaan n’est pas crédible avec sa tête de gamin de 15 ans qu’on voudrait nous faire croire phobique de l’engagement. Cara Delevigne s’en sort un peu mieux mais sa moue perpétuellement boudeuse et renfrognée finit par être lassante. Leurs échanges sont dignes d’une cour d’école.

L’histoire manque de souffle alors que tous les éléments sont pourtant là. A aucun moment le spectateur n’a peur pour les personnages, ne s’inquiète de leur réussite ou de leur survie. Des touches d’humour et d’autodérision auraient alors pu faire passer la pilule en apportant un peu de légèreté mais là aussi, on est loin de ce que le réalisateur a pu nous proposer sur son Cinquième élément. Les répliques font systématiquement flop. Des personnages secondaires sont habilement introduits, comme le polymorphe, mais bien trop tôt sacrifiés pour qu’on puisse croire un instant à la détresse des survivants.

Ce film a couté une fortune et j’espère que Besson pourra rentrer dans ses frais. Il a incontestablement quelque chose à nous proposer, à la hauteur des folies hollywoodiennes. Mais les scenarii trop faiblards nuisent grandement à ses dernières réalisations.

3 commentaires :

Alex Mot-à-Mots a dit…

Je te rejoins complètement sur les scenarii pauvres de Besson.

c'era una volta a dit…

Le côté visuel m'a permis de passer un bon moment ciné. Scénaristiquement oui c'est plutôt pauvre.

Le 5ème élément et Léon restent mes préférés et de loin.

Lilly a dit…

J'ai même trouvé le visuel plutôt décevant pour ma part, peu original et très lisse. Avec le scénario et le jeu des acteurs, j'ai plus que regretté le temps et l'argent que ça m'a coûté...