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27 avril 2018

Ready player one, de Steven Spielberg

Film américain de Steven Spielberg, sorti le 28 mars 2018, avec Tye Sheridan, Olivia Cooke et Ben Mendelsohn.

L'histoire : 2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l'OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l'œuf de Pâques numérique qu'il a pris soin de dissimuler dans l'OASIS. L'appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu'un jeune garçon, Wade Watts, qui n'a pourtant pas le profil d'un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…

Mon avis : Film tiré d’un livre d’Ernest Cline que je n’ai pas lu, ce film fut une excellente surprise pour moi. Je ne savais pas à quoi m’attendre, je ne connaissais pas le pitch, je n’avais même pas vu la bande annonce. C’est sur le seul nom de Steven Spielberg et quelques bouches à oreilles que j’y suis allée.


Ça aurait pu être un échec, car je ne suis pas du tout une gameuse. Mais c’est quelque chose qui fait tout de même partie de ma culture, vu que j’appartiens en plein à la génération des xennials. Jeux, films, technologies… le film est tout simplement bourré de clins d’œil et de références qu’on se plait à essayer de trouver. D’ailleurs si j’en ai identifié le sixième, c’est bien un maximum. Et certaines fois, on peut se faire piéger, comme pour la moto d’Art3mis. Une petite liste ici.


J’avoue avoir eu quelques inquiétudes au début. La première portait sur l’aspect visuel et les effets spéciaux : le plan d’introduction du monde montrant les piles de Colombus est assez moche, on remarque trop les incrustations et du coup, comme ça n’est dès le début pas crédible pour le rendu de l’univers réel, ça m’a rendue pessimiste sur la crédibilité de l’univers virtuel. À tort bien heureusement. Les passages d’un univers à l’autre sont fluides. Les courses poursuites et combats sont bien rendus, les décors tout simplement fabuleux. La deuxième inquiétude est apparue aussi dès le début, avec l’introduction du monde qui m’a paru trop explicite. Elle est nécessaire pour bien présenter l’univers, mais elle s’intègre assez mal dans le récit. Du coup, je me suis demandé comment les deux mondes, réel et virtuel, allaient pouvoir s’articuler et si l’adhésion au personnage de Parzival allait prendre. Là encore, j’avais tort puisqu’on en prend plein les yeux sans que ça nous abrutisse pour autant. On ne voit pas passer le temps, tout s’enchaîne parfaitement, alternant réel et virtuel comme il faut. Les personnages sont attachants et la petite bande se forme alors même que le héros se dit anti-clan. D’ailleurs le choix d’acteurs assez majoritairement peu connus est une bonne chose. Ajoutez à ça une bonne dose d’humour et de surprises et la magie prend forcément.


Le méchant n’est pas crédible mais ce n’est pas ça qui importe. Ce film est plus un hommage à une époque et un clin d’œil à toute une génération. Pour autant, il ne se prive pas d’une lecture tout à fait contemporaine, pointant notre civilisation déconnectée de la réalité et la quête effrénée de certains GAFA pour la donnée à des fins capitalistes, oubliant l’importance avant tout du jeu et du partage.



Un petit bonbon de science-fiction rétro qui se déguste comme un souvenir d’enfance, une madeleine de Proust qu’on savoure. Un excellent moment de divertissement qui ne prétend à rien d’autre et qu’il serait dommage de rater.

2 commentaires :

Licorne a dit…

J'ai adoré ce film, les clins d'oeil nous ramènent à nos belles années ! Les personnages sont très attachants et cette bande de jeunes a de quoi surprendre et faire sourire, un sacré bon divertissement ;)

La chèvre grise a dit…

@ Licorne : voilà, exactement.