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25 mai 2018

Séries #11

Hard sun



Imaginez le monde que vous voyez quand vous regardez par la fenêtre ... sauf qu'il est maintenant condamné à disparaitre. Il n’y a pas de héros pour venir vous sauver, aucun plan d'urgence. Nous avons 5 ans. Tel est le monde de Hard Sun... 

Série diffusée sur Canal +, je m'en faisais une choix puisqu'elle est du même créateur que Luther dont je vous ai déjà parlé il y a plusieurs années. Sauf que, cette fois, ça ne tient pas la route. L'intrigue sur laquelle tout repose n'est absolument pas solide : une clé USB piquée au MI-5 qui stocke tout un dossier indiquant que la planète va s'éteindre d'ici 5 ans. Le premier épisode pourtant était mené tambour battant et les acteurs étaient bons séparément. Mais le duo Agyness Deyn et Jim Sturgess ne fonctionne pas dans le genre on-doit-faire-équipe-mais-on-se-méfie et les enquêtes de chaque épisode, ne servant qu'à faire patienter en attendant le déchirement final de cette équipe, sont bâclées. Les situations sont totalement irréalistes, rien n'est crédible et du coup, la tension n'est plus là dès le quatrième épisode. J'ai laissé tomber.


Preacher


Au premier coup d’œil, le révérend Jesse Custer n'a rien de spécial. Après tout il n'est qu'un homme d'église d'une petite ville, perdant peu à peu ses fidèles et laissant s'éteindre sa foi. Mais il va bientôt avoir la preuve que Dieu existe bel et bien. Et qu'"IL" est un sacré fils de... Avec sa petite-amie Tulip et un vampire nommé Cassidy, le voilà parti sur les routes américaines pour le trouver...

Une série déjantée comme je vous en propose assez peu, en fait. Vous commencez à ouvrir de grands yeux et à vous demander où vous avez pu atterrir dans le premier épisode avant de vous laisser complètement porter. C'est blasphématoire, gore, drôle, violent, bref, il y a une odeur de Tarantino. Comme si le scénariste avait mis dans un shaker le désert, la foi, les doutes, des vampires, des anges en perdition et Dieu lui-même, la concupiscence et la cupidité avant de bien secouer et de verser. Il ne faut surtout pas chercher une logique ou une profondeur quelconque à mon avis. Quelques épisodes trainent un peu en longueur par moment. Mention spéciale aux messages modifiés sur le panneau à l'entrée de l'église : le genre de petits détails qui fait tout le sel de la série. Il semble qu'elle soit (très librement) adaptée d'un comic.


Cardinal



Le détective John Cardinal, épaulé contre son gré par sa nouvelle partenaire Lise Delorme, enquête sur le meurtre d'une jeune fille de 13 ans, Katie Pine, dont le corps a été découvert dans une mine abandonnée.

Adaptée des romans de Giles Blunt, la série connait déjà deux saisons de 6 épisodes, chaque saison s'attachant à une enquête (et donc un roman j'imagine). Cardinal est un flic taciturne secondé par une jeune détective que la hiérarchie parachute à ses côtés pour mener en même temps une enquête sur le détective. C'est l'occasion, en plus des profils des meurtriers, des victimes et de leur entourage, de découvrir celui des enquêteurs. L'atmosphère joue parfaitement sur les spécificités du Canada, où se déroule l'action : des décors naturels grandioses, une nature qui sait se faire aussi glaciale et angoissante en hiver que les étés peuvent être doux et plein de couleurs. En plus, les meurtres choisis sont particulièrement morbides. Sans grande révélation ou effets de manche, le scénario se déroule paisiblement. Une bonne petite série honnête.

2 commentaires :

dasola a dit…

Bonsoir La chèvre, je ne connais pas du tout ces séries. Je note au moins la première. J'ai bien apprécié Luther. Bonne soirée.

La chèvre grise a dit…

@ dasola : je serais curieuse d'avoir ton avis. Autant j'ai adoré Luther, et j'attends avec impatience de nouveaux épisodes peut être, autant celle-ci j'ai abandonné en cours de route. La crédibilité n'est vraiment pas au rendez-vous et du coup, aucun suspense.