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Séries #58

Our beloved summer


Des années après avoir tourné un documentaire viral au lycée, deux ex promis à ne jamais se revoir se retrouvent devant la caméra... et dans la vie l'un de l'autre.

Une série tirée d'un manhwa en deux volumes qui a rencontré un franc succès. J'étais intriguée. Mais j'en ressors déçue, tant il ne se passe quasiment rien dans l'histoire. Les personnages n'ont pas évolué en dix ans, se morfondent toujours et passent les 16 épisodes à se poser des questions au lieu de se parler, imaginant ce que l'autre peut penser et savonnant ainsi la planche de leur relation amoureuse. Personne ne dit rien, tout est tellement en retenue qu'il ne se passe rien. Il n'y a même aucune confrontation dans les histoires secondaires. Trop lisse à mon goût.



Romance is a bonus book


Un auteur talentueux, le plus jeune rédacteur en chef de sa maison d'édition, se retrouve mêlé à la vie d'une ancienne spécialiste marketing prête à tout pour retrouver un travail.

A contrecourant de beaucoup de gens, j'ai trouvé cette histoire et les personnages assez insipides. L'univers de l'édition est pourtant intéressant, mais traité en dépit du bon sens, les collaborateurs étant tous plus préoccupés de bons sentiments et de sentimentalisme que de faire un réel travail viable de publication. Les acteurs ne sont pas bons tant ils sont monolithiques : mono expression, mono sentiment. J'ai cependant aimé la mise en lumière de l'impossibilité pour une femme de retrouver du travail après un long temps d'arrêt. Ce n'est certes pas spécifique à la Corée du Sud, mais cela semble prendre des proportions importantes chez eux. Bref, une bluette dégoulinante qui est totalement dispensable.


The king's affection




Après l'assassinat du prince héritier, sa sœur jumelle monte sur le trône tout en essayant de masquer son identité et ses sentiments pour son premier amour.

Ca commençait bien : un contexte historique qui me permet d'en apprendre un peu plus sur les us et coutumes, une histoire de pouvoir et de vengeance, un peu de romance... mais ça traine abominablement en longueur pour rien ! Faire autant d'épisodes, 20, ça oblige à être très attentif au rythme et à proposer un scénario qui tient la route. Alors oui, les k-dramas sont habituels des plans qui s'étirent, des caméras qui tournent au ralenti autour des personnages, des flashbacks de séquence déjà vu peu de temps auparavant. Mais là, ça en devient risible et le scénario n'est pas à la hauteur. Du coup, j'ai fini par m'ennuyer et par me demander quand allait arriver la fin. En espérant jusqu'au bout une surprise qui n'est pas venue. Quel dommage de gâcher ainsi une histoire qui mieux amenée aurait pu être palpitante.

Séries #57

Descendants of the sun


Un soldat appartenant aux Forces spéciales sud-coréennes tombe amoureux d'une belle chirurgienne. Cependant, leur romance est de courte durée car leurs professions respectives les séparent.

Une série qui m'a fait passé par un large spectre d'émotions : que ce soit de l'agacement au gros coup de cœur. Premier point, le couple à l'écran fonctionne parfaitement et j'ai trépigné d'impatience comme une midinette ! J'ai aimé l'humour pince sans rire de Yoo Si-jin, j'ai aimé les situations cocasses qui réunissent nos deux protagonistes principaux, j'ai aimé les questions qui se posent à eux en terme de philosophies de vie totalement opposées. J'ai apprécié qu'il n'y ai pas de placement produit pour une fois. J'ai été agacée par les erreurs grossières sur les soins médicaux (faire un massage cardiaque à quelqu'un qui est juste évanoui o_o), par les atermoiements de la demoiselle ou par la glorification militaire. Mais, malgré le manque de finesse sur certains points, il est bien difficile, une fois le dernier épisode visionné, de se séparer de ces personnages que j'ai adoré suivre.


Her private life


Une conservatrice d'art voit sa vie chamboulée alors qu'elle essaie de cacher sa passion pour une idole de la K-pop au nouveau directeur de sa galerie.

Je retrouve ici l'actrice qui jouait dans Qu'est-ce qui cloche avec la secrétaire Kim ? Elle jouait déjà un peu le même genre de rôle de femme compétente mais qui tombe amoureuse de son patron. Ici s'ajoute un côté un peu nunuche qui devient rapidement agaçant. Par contre, j'ai aimé découvrir le côté fangirl très poussé, qui n'est pas une spécificité coréenne mais qui peut prendre des proportions folles avec les chanteurs de K-pop.


Twilight of the gods


Dans un monde inspiré de la mythologique nordique, Leif, un roi mortel, est sauvé sur le champ de bataille par Sigrid, une guerrière à la volonté de fer dont il tombe amoureux. Lors de leur nuit de noces, Sigrid et Leif survivent à la colère de Thor, qui les envoie en mission de vengeance, un véritable voyage vers l’enfer à travers des terres incroyables, des champs de bataille sanglants et des guerres menées contre les dieux et les démons.

Une série animée de Zack Snyder, j'étais curieuse. Le parti pris graphique est original, même si les dessins sont parfois un peu grossiers. Mais l'ambiance globale est sombre et sanglante à souhait. Côté histoire, là aussi, c'est très tentant sur le papier, et ça tient la route. L'antagonisme entre Thor et Loki est fort, loin de ce qu'on a l'habitude de voir dans les productions Marvel. Les dieux nordiques ne sont ni bons ni méchants, ils ne servent que leurs propres intérêts, en ce servant des humains. Mais le bas blesse sur un ou deux épisodes qui s'égarent un peu trop de la trame originale  (comme les scènes de sexe totalement dispensables), là où d'autres proposent une vraie réflexion sur la place de la religion (Odin face à Jésus, c'est fabuleux). Ca donne à l'ensemble une impression bancale un peu dérangeante.

Séries #56

Meurtres à Åre



Visée par une enquête interne, une inspectrice de la police de Stockholm part en congé dans une station de ski, mais la disparition d'une jeune fille l'oblige à reprendre du service.

Cette série est adaptée d'une trilogie de Viveca Stern, autrice de romans policiers suédois, que je n'ai jamais lu. Cinq épisodes pour deux enquêtes sans lien entre elles autre que les enquêteurs. Une réalisation très classique et un scénario qui se limite à peau de chagrin, avec des personnages caricaturaux. Pourtant le premier épisode était pourtant alléchant et laissait espérer quelque chose de plus tortueux. Mais non : au deuxième épisode (de 40 minutes), le spectateur a la clé du mystère et est juste abasourdi par l'idiotie de la situation. Digne d'un téléfilm de M6 !  Je ne lirai clairement pas les romans !


Hometown Cha-cha-cha



Une dentiste d’une grande ville ouvre un cabinet dans un village de bord de mer, qui abrite un charmant homme à tout faire qui est son opposé dans tous les domaines.

Bon, commençons par ce que j'ai aimé ici : le décor, qui est un petit village de pêcheurs. Enfin, nous voici loin de Séoul, de la capitale grouillante et ultra technologique, mais pourtant dans une série se passant de nos jours. On y voit donc l'opposition entre tradition et modernité par le regard porté par les anciennes générations sur une toute nouvelle arrivée.  Un prétexte pour évoquer l'évolution des mœurs en ce qui est positif mais aussi une ode à la lenteur, au retour à l'essentiel, à la nécessité parfois de savoir faire une pause. Et ce dans un cadre magnifique, un petit bout de campagne bien mis en avant par une belle photographie. Malheureusement, l'histoire elle-même est quasiment inexistante. C'est lent, soit, mais surtout long inutilement. Le scénario est creux et l'alchimie entre les deux personnages principaux n'est pas là, les deux se disputent de façon agaçante en permanence avant de basculer soudainement et de se lancer des regards énamourés exaspérants.


The King : Eternal Monarch



En Corée contemporaine, un empereur en mission franchit le portail d'un monde parallèle, et rencontre une jeune policière téméraire, qu'il intrigue immédiatement.

Une histoire de mondes parallèles, de traitrise, de royauté, sur le papier la série avait tout pour me plaire. De fait, la série est plutôt sympathique, les acteurs sont bons, les décors et la photographies très travaillés. Tous les tropes de la série coréenne sont là : romance, enquête, drame le tout dans une esthétique parfaitement maîtrisée. Mais, ce qui aurait pu être un vrai coup de cœur fini par faire flop. Le scénario est complexe, il faut être attentif, et je ne suis pas certaine qu'à la fin tous les fils soient bien dénoués, d'autant qu'il y a des invraisemblances flagrantes pour favoriser l'histoire d'amour (qui se termine d'ailleurs d'une façon osée, qui m'a déplue). L'ensemble souffre de longueurs, avec des scènes qui pourraient largement être raccourcies voire supprimées, surtout au milieu, ce qui affecte le rythme, déjà bien mis à mal par le découpage scénaristique : la première moitié suit la construction de la romance et la deuxième embraye sur l'intrigue politique. Et puis, comme beaucoup de séries coréennes, il y a du placement de produit. Si ce n'est pas un problème en soit, le souci vient du fait que ce placement n'est fait que sur des produits qui se situe dans notre monde, soit plus de la moitié du temps de la série, et du coup, ça matraque, au point d'en devenir à la limite du supportable tant on a l'impression de voir une page de publicité ! Bref, une grosse déception tant il y avait matière à faire bien bien mieux.

Séries #55

My ID is Gangnam beauty


Gang Mi Rae est une jeune fille timide et très complexée par son apparence physique. Malgré son honnêteté et sa gentillesse, elle est maltraitée par beaucoup de gens et même intimidée quand elle allait à l'école. Avant d'entamer son cursus universitaire, Mi Rae subit une chirurgie plastique qui la change complètement. Mais elle est toujours pointée du doigt et se fait même appeler "Gangnam Beauty". Pendant ce temps, Do Gyeong Seok est un bel étudiant intelligent qui fréquente la même université de Mi Rae. Il ne juge pas les gens par leur apparence mais préfère plutôt regarder la beauté intérieure de la personne.

Une déception que cette série qui traine en longueur et tourne en boucle sur le seul et unique sujet de l'importance du physique dans les relations sociales coréennes. Tout tourne autour de l'apparence des personnages, qui est beau, qui ne l'est pas, qui a eu recours à la chirurgie esthétique... Tous les autres sujets ne sont qu'effleurés, alors qu'il aurait pu être intéressant de les approfondir : situation financière des étudiants, place du divorce, Les problématiques sont donc mal abordées mais en plus les acteurs jouent mal : Cha Eun-woo traîne son air revêche et ressemble à un mollusque dont on glorifie la consommation d'alcool à outrance ; Im So-hyang joue le rôle d'une fille de 10 ans de moi qu'elle, prenant des airs niais au possible... Et puis tout cela manque de dynamisme même dans la réalisation, les plans tirant en longueur atroce, avec des séquences à rallonge qui n'en finissent pas histoire que le spectateur voit bien sous tous les angles que le personnage a cligné des yeux.... Bref, il y a bien mieux, c'est tout à fait dispensable.


Suspicious partner



La vie d'un brillant et impitoyable procureur bascule quand la stagiaire pétillante qu'il vient de recruter devient la principale suspecte dans une affaire de meurtre.

Voici une série coréenne un peu ancienne, puisqu'elle date de 2017. Le principe est assez accrocheur : en dehors d'une romance, bien sûr, vous aurez la quête sur plusieurs années d'une jeune femme pour découvrir le réel coupable d'un crime dont elle a été accusée. J'ai bien aimé la relation entre les deux principaux personnages, que ce soit dans les fictions ou dans les moments plus tendres. J'ai bien aimé la partie thriller. Par contre, il y a de vrais soucis de longueurs : les séries coréennes prennent leur temps, mais se terminent en général sur 16 épisodes ; je ne sais pas pourquoi ils ont voulu en faire 20 ici, il y avait possibilité de faire bien plus court. Ca provoque quelques baisses de tension narrative, surtout sur la fin.


Adolescence



Lorsqu'un ado de 13 ans est accusé de meurtre, sa famille, une psychologue clinicienne et l'inspecteur chargé de l'affaire se demandent ce qui s'est vraiment passé.

On a beaucoup entendu parler de cette série, alors j'ai forcément été curieuse. La première chose qui frappe, c'est le travail de réalisation : chaque épisode est tourné en plan séquence et en temps réel. Ce qui fait que la durée d'un épisode correspond à la durée de temps qui s'écoule dans l'histoire qu'on nous raconte. Ca donne une réelle impression d'être totalement immergé dans le récit. Dès les premières secondes, le spectateur est pris et ne peut plus lâcher. Oubliez totalement l'idée de faire autre chose en même temps, ce n'est pas possible. Je suis parfois ressortie de certains épisodes comme en apnée. Et forcément, après, il faut un temps pour retrouver pied avec la réalité. 

Ensuite, sans jamais juger, la série montre bien que l'ensemble de la société est concerné par ce qui est décrit : la conception du masculin et du féminin. Les adultes, ce qu'ils véhiculent, l'autorité de la famille ou de l'école, les réseaux sociaux, le harcèlement entre jeunes, paraître faible ou fort... tout est une question d'image, en permanence. Que pensez-vous de moi ? Quelle image je renvoie ? Suis-je populaire ? Tout ce principe irrigue l'ensemble du parcours et du questionnement d'un enfant en pleine construction de sa personnalité qui subit injonctions et pressions de toute part. On en ressort bouleversé, chamboulé. Et la solution aux dérives qu'on constate tous ne peut passer que par un profond changement de société. Mais en est-on capable ?

Séries #54

Les carnets de l'apothicaire



À l'Est se trouve une terre gouvernée par un empereur, dont les épouses et les femmes au service de l'Etat vivent dans un vaste complexe appelé hougong, le palais arrière. Maomao, une fille modeste élevée par son père apothicaire, n'avait jamais imaginé que l'arrière-palais aurait quelque chose à voir avec elle jusqu'à ce qu'elle soit kidnappée et vendue pour y travailler comme servante. Bien qu'elle ait l'air ordinaire, Maomao a l'esprit vif, aiguisé et possède une connaissance approfondie de la médecine. C'est son secret, jusqu'à ce qu'elle rencontre Jinshi, un résident du palais au moins aussi perspicace qu'elle. Il voit à travers la façade de Maomao et fait d'elle goûteuse personnelle d'une des favorites de l'empereur pour qu'elle puisse goûter la nourriture de la dame à la recherche d'un poison !

Après avoir tant aimé le manga et le roman, il n'était pas possible que je rate l'anime ! Et qu'est ce que j'ai aimé retrouver ces personnages ! Attention, pas d'action à outrance ici, pas de gros rebondissements. Juste des épisodes qui portent chacun sur une intrigue et une histoire plus complexe qui se dessine en fil rouge. On se retrouve dans les arcanes de la cour impériale et toutes les luttes de pouvoir qui peuvent se jouer autour de l'empereur. C'est très agréable. Je n'ai qu'une envie maintenant, me plonger dans le deuxième tome du roman en attendant la deuxième saison ! 


Boat story



Quand ils découvrent un chargement illégal de drogues sur un bateau échoué, deux inconnus pensent que le destin leur sourit enfin. Mais leur chance tourne court quand ils se retrouvent avec un chef de la mafia prêt à se venger, son homme de main et la police à leurs trousses. Poussés dans leurs derniers retranchements, peuvent-ils se faire confiance et conserver leur vie et l’argent ?

Le premier épisode plante un décor alléchant, les deuxièmes et troisièmes souffrent un peu d'une baisse de tension du à la dispersion des genres, mais sur l'ensemble cette série est agréable. Ca se savoure comme un polar noir loufoque. Quelques explosions de violence à la sauce Guy Richie et son Gentlemen, un casting aux petits oignons, des situations farfelues (policier pas très futé, règlement de compte...) qui retiennent l'attention du spectateur sur six épisodes : c'est assez court pour se regarder sans scrupule.


It's ok to not be okay


Une autrice de livres pour enfants asociale et un soignant d'unité psychiatrique altruiste se rencontrent et font ensemble un bout de chemin riche en émotions.

Je suis assez mitigée sur cette série parce que le pitch de départ me semble assez malsain : un personnage en souffrance qui se venge en s'en prenant à d'autres qui connaissent eux-mêmes des difficultés, ça créé une relation assez toxique. On touche à la maltraitance morale voire parfois physique. J'ai failli lâcher assez rapidement, dès le deuxième épisode. Mais petit à petit la relation entre nos deux protagonistes s'apaise, même si la demoiselle reste versatile (doux euphémisme) et on finit pas s'attacher à eux. J'ai par contre accroché au personnage ayant un trouble autistique et la relation complexe mais tendre qu'il a avec son petit frère. On y traite donc de la différence et de l'inclusion de façon assez fine. Des touches d'humour viennent alléger le propos. Bref, pas la meilleure série à mon avis, même si elle a des qualités.

Séries #53

Crash landing on you


Yoon Se-ri est une riche héritière sud-coréenne. Lors d'une balade en parapente, elle se retrouve prise dans une tornade, qui dévie sa trajectoire et l'envoie en Corée du Nord. Loin des siens et incapable de contacter son pays, Yoo Se-ri est livrée à elle-même. Sa rencontre avec Ri Jeong-hyeok, un officier de l'armée nord-coréenne, va bouleverser sa vie. Alors qu'il tente de l'aider en secret à retourner en Corée du Sud et que tout les oppose, Se-ri et Jeong-hyeok vont tomber amoureux.

Une série qui m'a intéressée pour le contexte géopolitique entre les deux Corées. C'est original pour une série romantique. Je ne sais pas dire si la vision de la vie en Corée du Nord est caricaturale ou non, elle est très certainement un peu édulcorée pour les nécessités d'une romances entre nos deux protagonistes. Les deux acteurs sont très bons, malgré les exagérations inhérentes à ce type de série. Ca tire un peu en longueurs au milieu. Ce n'est pas du tout crédible, bien sûr, mais c'est divertissant.



Dear you


Alma, jeune parisienne, travaille dans un palace. Entre les exigences parfois farfelues de ses prestigieux clients, les rapports compliqués avec ses collègues et les histoires de cœur délirantes de ses potes, elle n'a juste pas le temps de rencontrer quelqu'un. Mais dans la ville de l'Amour, rien n'est impossible... comme attirer l'attention d'Alex, le millionnaire sexy mais arrogant qui s'est installé à l'hôtel. Ou se rapprocher de Naïm, le barman cool qui vient d'être embauché. Ou encore sexter avec Mr Nobody, mystérieux interlocuteur rencontré sur l'appli "Dear you", dont Alma ignore l'identité...

J'ai commencé cette série à cause de la mise en avant d'Amazon Prime. Et le début m'a plutôt emballée, d'autant que le format est court, 15 épisodes d'une vingtaine de minutes. Malheureusement, le pitch de départ et la dynamique ne tiennent que sur les deux premiers épisodes, en suite tout par à vau l'eau. Il n'est que peu question de l'application, presque pas du tout question de la gestion de l'hôtel, où les employés semblent plus occupés par leurs petites affaires que par le service à rendre aux clients. On se retrouve au prise avec une série romantique niaise où la demoiselle ne sait pas ce qu'elle veut. Ca devient poussif et ennuyeux à regarder.



Le problème à 3 corps



Une décision prise par une jeune femme en Chine dans les années 60 a des répercussions spatio-temporelles jusque dans le présent. Lorsque les lois de la nature se délitent inexplicablement sous les yeux d'un groupe soudé de brillants scientifiques, ils unissent leurs forces à celles d'un inspecteur inflexible pour affronter la plus grande menace de toute l'histoire de l'humanité.

La trilogie est réputée pour être ardue à lire. Mister a lu les deux premiers tomes jusqu'à maintenant et nous étions tous les deux curieux de voir ce que pouvait donner cette adaptation. Personnellement, j'ai trouvé ça très bien : le côté scientifique est bien amené et très intéressant ; la tension est bien menée et reste permanente, sans temps morts. On navigue entre différentes époques sans que cela ne gêne à aucun moment. Malgré l'aspect touffu du récit, tout est accessible. Il semble que l'histoire originelle ait été ramassée sur moins de personnages, pour ne garder qu'un condensé.  J'en ressors avec l'envie de découvrir les deux prochaines saisons (confirmées par Netflix) et/ou celle de me plonger dans les romans !

Séries #52

Blue eye samurai



Un maître d’armes métis vit sous une fausse identité et cherche à se venger dans le Japon de l’époque d'Edo.

Voilà du bon, du très très bon même, que ce soit la qualité de l'animation ou le scénario. Dès le premier épisode, on est pris dedans. L'esthétique des décors autant que des scènes d'action est splendide. Les personnages sont intéressants et l'ambiance assez sombre car elle met en lumière toute la noirceur humaine. Pourtant, des pointes d'humour ici ou là, bien amenées, équilibre l'ensemble pour que ce ne soit pas plombant et qu'on avale ces 8 épisodes avec beaucoup de plaisir. Il y a peut être quelques petits couacs d'invraisemblance, mais vraiment rien dont on tiendrait vraiment rigueur. J'ai pensé à du Tarantino par moment, par l'esthétisme de la violence, qui pourtant n'est jamais gratuite. Et rythmiquement, ça ne souffre d'aucun essoufflement, tout est parfaitement amené. Bref, à voir !



Hierarchy


La Jooshin High School, créée par le conglomérat Jooshin Groupe, est l'école la plus prestigieuse de Corée du Sud. Normalement, seuls les élèves choisis à la naissance peuvent fréquenter ce lycée. Ces élèves sont la première fille de la famille qui dirige le groupe Jaeyool, Jung Jae Yi. Le successeur du groupe Jooshin, Kim Ri An. La plus jeune fille de la société commerciale internationale, Yoon He Ra. Et Lee Woo Jun, le second fils d'une puissante famille de politiciens. Jusqu'au jour où Kang Ha est transféré au lycée Jooshin. Derrière son sourire innocent se cache un secret. Le monde du lycée de Jooshin commence alors à se fissurer.

Malgré les thèmes intéressants abordés : pouvoir social, harcèlement, poids de l'héritage, cette série est assez mauvaise, tant par les interprétations exagérées que par le scénario qui se perd dans une romance improbable et n'a, sur le final, aucun sens moral puisque aucun personnage ne se remet en question. Il ne reste donc qu'une série faite pour placer à fond des produits de luxe, marque de vêtements ou voitures. Aucun intérêt.



Lady in the lake



Thanksgiving 1966 - Alors que la ville de Baltimore est en émoi suite à la disparition d'une petite fille, les vies de deux femmes vont fatalement entrer en collision. Maddie Schwartz, une femme au foyer, cherche à enterrer un mystérieux passé et se réinventer en journaliste d'investigation. Cleo Sherwood, une mère qui se bat pour subvenir aux besoins de sa famille, parcourt les bas-fonds politiques de la communauté noire de Baltimore. Leurs vies semblent bien différentes mais lorsque Maddie devient obsédée par la mort déconcertante de Cleo, un gouffre s'ouvre, mettant les proches des deux femmes en danger.

Ca aurait pu être bon, mais ça ne l'est pas. D'abord parce que le personnage de Nathalie Portman est agaçant, dans ses mimiques, sa façon de parler, son ambition non assumée. Ensuite parce que la série brasse trop large des thématiques pourtant intéressantes en trop peu de temps, tombant alors dans le caricatural et manquant de finesse. On survole la question des luttes sociales des noirs et des juifs dans l'Amérique des années 60, on survole le combat pour les droits civiques, on survole la place de la femme... Et pourtant, malgré le peu de temps, la réalisation choisit d'en perdre dans un avant dernier épisode inintéressant, fantasmagorie qui n'apporte strictement rien à l'intrigue. Bref, on ne s'attache pas aux personnages et il y a bien mieux sur ces thématiques.

Séries #51


The glory


Une femme cherche à se venger d'un groupe d'anciens camarades d'école qui l'a brutalisé enfant.

Encore une série coréenne me direz vous, mais celle-ci n'est pas comique ni romantique, bien au contraire, elle est très noire. On retrouve le thème du harcèlement, un sujet très problématique en Corée du Sud. Les images sont choquantes, donc âme sensible s'abstenir. Sans fioriture, sans musique un peu rengaine comme c'est le cas sur les comédies romantiques, tout est parfaitement construit dans la réalisation, à l'image du plan machiavélique du personnage principal pour se venger. Dès le premier épisode, le spectateur est attrapé et on se demande comment elle va pouvoir obtenir ce qu'elle souhaite sans se salir les mains. Juste en semant ce qu'il faut de zizanie entre tous les protagonistes. Très habile et vraiment original. Je conseille !


My Demon



Do Do Hee est une héritière d'un chaebol et l'ennemie d'un bon nombre de personnes, dont Jeong Gu-Won. Ce dernier est un être supérieur aux humains, mais lorsqu'il perd ses pouvoirs, il doit travailler avec Do Do Hee afin de les récupérer.

Non et non. L'histoire n'est pas très originale certes mais tout de même, je suis plutôt bon public. Les premiers épisodes se regardent facilement, on sent le potentiel. Mais le soufflé retombe, l'alchimie entre les deux acteurs n'est pas là et on finit par s'ennuyer au fil des épisodes qui tirent en longueur. Le scénario n'est vraiment pas à la hauteur et se perd, comme si les auteurs ne savaient pas quoi faire de tous les éléments mis en place au début. Ca finit par ne plus être logique ni crédible.


Severance


Mark Scout travaille pour Lumon Industries, où il dirige une équipe dont les employés subissent une opération chirurgicale de séparation entre leurs souvenirs liés à leur vie professionnelle et ceux liés à leur vie privée. Cette expérience risquée de l’équilibre entre travail et vie personnelle est remise en cause lorsque Mark se retrouve au cœur d’un mystère qui le forcera à affronter la vraie nature de son travail… et la sienne.

Je crois que j'ai du m'endormir à presque tous les épisodes. Pourtant, l'idée est intéressante, mais il y a un gros problème de rythme. Tout est lent, long, et surtout très monotone. Alors oui, la photographie est belle, mais le huis clos inter-entreprise finit par être soporifique. Les deux derniers épisodes sont par contre passionnant puisque enfin les inter (personnalités dans l'entreprise) trouvent le moyen d'investir le domaine des exter (personnalités originales qui vivent hors de l'entreprise) pour divulguer les travers de l'entreprise. Enfin, travers, entendons nous puisque tout est crypté même pour les salariés qui ne comprennent rien à ce qu'ils font réellement. La seule chose claire, c'est le culte de la personnalité dont bénéficie le fondateur et les mécanismes de secte qui entourent le fonctionnement de l'entreprise. Bref, il faut vraiment s'armer de patience pour déguster un final de qualité. A voir si je poursuivrai sur la saison 2.

Séries #50

Shōgun


En 1600 au Japon, à l'aube d'une guerre civile qui marquera le siècle, John Blackthorne, le commandant anglais d'un mystérieux navire abandonné sur la plage d'un village de pêcheurs voisin, est porteur de secrets qui pourraient faire pencher la balance en faveur du seigneur Yoshii Toranaga, engagé dans une lutte à mort contre ses ennemis du Conseil des régents. Ils réduiraient du même coup l'influence des ennemis de Blackthorne, les prêtres jésuites et commerçants portugais. Les destins de Toranaga et Blackthorne seront inextricablement liés à leur traductrice, Toda Mariko, une mystérieuse chrétienne de noble extraction, dernière d'une lignée tombée en disgrâce. Tout en servant son seigneur dans ce paysage politique tendu, Mariko devra concilier sa relation avec Blackthorne, son engagement envers la foi qui l'a sauvée et le devoir d'une fille envers son défunt père.

Après visionnage, je ressors avec l'envie de lire le roman de James Clavell car il y a ici beaucoup d'aventures sur un fond géopolitique historique qui est très intéressant. J'ai bien aimé l'ambiance, l'histoire, les couleurs, les décors et la globalement réalisation. Il y a juste la prestation de Cosmo Jarvis que je trouve mauvaise. Est-ce son jeu ou la direction de la part des réalisateurs ? Mais il n'est pas crédible, un peu bêta sur les bords, sans aucune finesse, grossier à en gâcher l'ensemble. Ajoutons à cela que je ne comprends pas le choix des langues fait ici : les Japonais parlent japonais, les Anglais parlent anglais, et les Portugais parlent... anglais. Si quelqu'un peu m'expliquer pourquoi...


Love next door




Désireuse de refaire sa vie, une jeune femme retourne en Corée, où elle retrouve un ami d'enfance avec lequel elle partage un passé compliqué.

Une série coréenne romantique plutôt bien dosée, aux personnages très attachants, abordant des thèmes assez rares comme la dépression et la maladie en toile de fond. Pour autant, tout est plein d'humour, de fraicheur. Ce qui est plaisant dans ces séries coréennes, c'est qu'il n'y a pas d'objectivation du corps des femmes, pas de rapport de domination de l'homme, les deux sont sur un plan d'égalité. Bon, entendons nous bien, la société coréenne reste parmi une des plus inégalitaires de l'OCDE, donc tout n'est pas rose non plus et il reste beaucoup à faire, mais les rapports des personnages principaux font du bien au moral, tout simplement. 


L'empire du sourire


En plein conflit successoral, un séduisant héritier est exaspéré par une employée dévouée dont le sourire irrésistible lui est insupportable.

J'ai commencé cette romance coréenne sans intérêt particulier, je ne m'attendais à rien, prête à changer. Après avoir visionné le premier épisode, j'étais dubitative, l'histoire me paraissant peu séduisante. Mais j'ai bien fait de continuer. Les personnages sont finalement très attachants, avec une mention spéciale pour les personnages secondaires qui font beaucoup du sel de l'histoire. On prend plaisir à suivre leurs aventures, dans une société sud-coréenne où beaucoup se joue sur les apparences et le respect en toute circonstance, quitte à s'oublier au passage. La jeune fille ne se laisse pourtant pas marcher sur les pieds, et c'est agréable. Elle sait être respectueuse mais ferme. Il y a beaucoup d'humour mais pour une fois sans trop d'exagération. Alors oui, si vous n'aimez pas les séries romantiques et à l'eau de rose, celle-ci n'est pas pour vous. On y retrouve tous les clichés du genre (longueurs, prince venant sauver la demoiselle en détresse...). Mais si vous appréciez ce genre, c'est une très bonne série, qui m'a agréablement surprise

Séries #49

Lessons in chemistry


Au début des années 1960, Elizabeth Zott voit son rêve de faire carrière, en tant que scientifique, contrecarré par une société cantonnant les femmes à la sphère domestique. Une fois enceinte, la jeune mère célibataire, renvoyée du laboratoire dans lequel elle travaillait, décroche un emploi d'animatrice dans une émission de cuisine à la télévision. En caressant toujours l'espoir de revenir un jour à la science, elle se met à enseigner à toute une nation de femmes au foyer négligées beaucoup plus que des recettes...

Série Apple TV courte qui se dévore, sur les difficultés d'une femme dans les années 60 à mener carrière dans le domaine scientifique. Brie Larson joue très bien. On reprochera à la série de prendre comme protagoniste une femme aux interactions sociales très compliquées pour illustrer ce propos.  De plus, le sujet s'enlise au bout de cinq épisodes, pour se centrer sur des aspects plus personnels et romanesques un poil moins intéressants. Pour autant, j'ai aimé les saillies innocemment provocatrices du personnage d'Elizabeth. C'est assez jubilatoire. En sortant de ce visionnage, on se dit que du chemin a été parcouru, mais pas assez malheureusement, sur l'émancipation de la femme mais également sur l'oppression de toutes les minorités.


Baby reindeer



Inspirée du one man show de Richard Gadd, crée à Edinburgh Fringe 2019, qui suit sa relation tordue avec une harceleuse et l'impact qu'elle a sur lui alors qu'il est finalement obligé de faire face à un traumatisme profond et sombre enfoui…

Histoire vraie du scénariste et comédien Richard Gad, cette série commence comme un thriller glauque à souhait mais m'a très vite lassée. Je déteste les séries bavardes, très anglo-saxonnes, où tout doit être dit, répété. Ajoutons à cela que le personnage principal est peu sympathique, empoté et fait systématiquement tous les mauvais choix. Rien ne va dans sa façon de réfléchir, et malgré les raisons qu'il invoque largement et longuement, je ne peux m'empêcher de penser qu'il faut parfois se mettre un petit coup de pied aux fesses pour sortir de certaines situations, au lieu de ressasser à l'infini et de sombrer toujours plus profond. Et puis, il y a quelque chose de profondément malsain dans le fait que l'acteur/auteur revive à nouveau ce qu'il a déjà vécu pour une simple série.


Cinderella and the four knights



Une jeune femme courageuse et déterminée attire l'attention d'un riche gentleman qui lui demande de vivre avec ses trois petits-fils gâtés afin d'en faire des gens bien.

Une petite série coréenne prévisible mais mignonne, qui revisite le mythe de Cendrillon. On retrouve les grands classiques des séries coréennes avec la notion de destin qui pousse les protagonistes à se retrouver adulte alors qu'ils s'étaient croisés enfant à une période difficile de leur vie. La lutte de pouvoir, l'importance de la classe sociale sont des questions souvent abordées donc ce n'est pas très original et parfois un peu longuet. Mais les acteurs font le job et j'ai regardé ce petit bonbon avec plaisir. J'ai par contre apprécié que la demoiselle au cœur de l'histoire ne soit pas une oie blanche et rue dans les brancards et oblige ces messieurs à reconsidérer leurs actes au lieu de s'émerveiller de tout ce qu'ils disent ou font.

Séries #48

Le Décameron



Située à Florence en 1348, alors que la peste noire frappe fort, la série suivra une poignée de nobles qui sont invités à se retirer avec leurs serviteurs dans une grande villa de la campagne italienne et à attendre la fin de la peste avec des vacances somptueuses. Mais alors que les règles sociales s'amenuisent, ce qui commence comme une aventure sexuelle imbibée de vin dans les collines de la Toscane va se transforme en lutte pour la survie.

Série décalée à la bande son moderne. Ca part dans tous les sens, c'est plutôt sympathique au début, déjanté à souhait et prometteur. Mais ça s'enlise rapidement. Les personnages, mêmes caricaturaux, n'évoluent pas vraiment et ça manque de finesse. Le tout se prend finalement malheureusement au sérieux, le final bien trop grave en regard du ton drôle initial en est la preuve. On finit par se lasser de leur simagrées et par attendre la fin de l'aventure avec impatience, d'autant que le tout manque d'un réel propos. 


Pantheon



Maddie est une adolescente victime de harcèlement scolaire. Elle reçoit une aide mystérieuse de quelqu'un en ligne. L'étranger se révèle bientôt être son père récemment décédé, David, dont la conscience a été téléchargée et mis sur le Cloud à la suite d'une expérimentation.

Série d'animation étonnante et de qualité, où la science-fiction laisse tout de même une belle place au récit intime d'une jeune fille en deuil d'un père. Les personnages sont tous intéressants et évoluent intelligemment. Peut-être un poil trop "idéalisme américain" à mon goût. On reconnaitra facilement Steve Jobs dans le personnage de Stephen Holström. Il y a tout de même une réflexion sur les nouvelles technologies et les changements de société qu'elles impliquent, pour le bien ou pour le mal, la différence étant dans ce que l'humanité choisit d'en faire. 



True Beauty



Lycéenne complexée par son apparence, Lim Ju-kyong cache son visage sous une épaisse couche de maquillage. La jeune fille craint d'être un jour démasquée et fait son possible pour que son vrai visage ne soit jamais dévoilé. Ses solides compétences acquises grâce à sa pratique quotidienne lui permettront-elles de s'imposer en tant que cosmétologue ?

Webtoon coréen adapté en série diffusée par Netflix, j'en ai longtemps entendu parler avant de tenter ce visionnage. J'avoue que le pitch maquillage de départ ne me tentait pas du tout. Mais je me suis laissée embarquée dans cet univers un peu guimauve que j'ai savouré comme un bonbon. Tout n'est pas tout rose, car il y est pas mal question de harcèlement, un mal très ancré dans la société coréenne, y compris à l'école. Pour autant, cela reste léger (on est loin d'un traitement comme The glory, dont je vous parlerai prochainement) et on s'amuse beaucoup à suivre les aventures de Ju-young qui doit se sortir de situations compliquées sans révéler son vrai visage. Au milieu, un triangle amoureux ajoute un peu de piment. Bref, j'ai beaucoup aimé !

Séries #47

Fallout



Une terrible catastrophe nucléaire contraint les survivants "privilégiés" à se réfugier dans des Vaults, des bunkers anti-atomiques construits pour préserver l'humanité en cas d'apocalypse. 200 ans plus tard, une jeune femme quitte l'Abri 33 et s'aventure à la surface, à la recherche de son père, dans un monde dévasté et violent.

Bon, je ne connaissais pas le pitch de la série ni le jeu vidéo dont le scénario est tiré. Mais, trois épisodes plus tard, je constate que je m'ennuie ferme, au point de m'être endormie en plein milieu de l'épisode 2 et ne pourtant constaté ne rien avoir vraiment raté en entamant l'épisode 3. Mister ayant insisté, on a continué, et les derniers épisodes sont un peu plus denses et intéressants. Mais pas assez pour moi pour me donner envie de vous recommander cette série ou de regarder une suite éventuelle (l'histoire n'étant pas terminée, bien sûr).


Ma vie avec les Walter Boys



Après avoir perdu sa famille dans un accident, Jackie Howard, 15 ans, une jeune fille de Manhattan, doit s'adapter à une nouvelle vie dans le Colorado avec son tuteur - et 10 garçons très turbulents.
 
Mais qu'est ce qui m'a pris de regarder cette bouse ? Qui, en plus d'être mal jouée, perpétue les éternels clichés de la pauvre petite fille qui a besoin qu'un garçon paumé la bouscule et que c'est ça l'amouuuur. C'est niais et dégradant. A fuir !

 
Kevin can f**k himself



La série se penche sur l'archétype de la femme de sitcom. Le programme cherche à briser les conventions de la télévision afin de montrer comment le personnage perçoit le monde extérieur en dehors du plateau de tournage...
 
Série au concept très original, qui reprend tous les clichés de la sitcom américaine pour les tourner en dérision. Lorsque Kevin est à l'écran, les couleurs sont criardes, vives, et on entend des rires off. Il est technicien du câble, mais surtout mari égoïste, fainéant, bon à rien, dépensier. Il passe son temps vautré dans son canapé devant la télé, avec ses copains, à faire des jeux de mots débiles et grossiers. Sa femme, Allison, est la greluche de service qui est au petit soin pour lui.

Dès qu'il sort de l'écran, les couleurs virent au gris, les rires se taisent et  Allison ne rêve que de se débarrasser de cet abruti fini. Elle déprime grave. Dans son malheur, elle trouve une alliée dans sa voisine Patty. Car les femmes sont ici les vraies héroïnes, malmenées par les hommes et la société machiste. Au point que toutes les tentatives pour échapper à ce mariage et à cette vie qui étouffe Allion vont échouer, même les plus extrêmes. 

C'est étonnant, très noir et cynique sous des dehors de comédie légère. Très critique aussi sur la société américaine et le rêve de la famille parfaite. Vraiment très intéressant !

Séries #46

Reine rouge



Avec un QI de 242, Antonia Scott est officiellement la personne la plus intelligente de la planète. Son intelligence a fait d'elle la "Reine rouge" d'un projet policier secret et expérimental, mais ce qui semblait être un don est devenu une malédiction, et elle a fini par tout perdre. Lorsque le fils d'un puissant magnat est retrouvé sauvagement assassiné et que la fille de l'homme le plus riche d'Espagne est kidnappée, l'organisation Red Queen est mise en place. Mentor, l'ancien patron d'Antonia, fait appel à Jon Gutiérrez, un flic basque colérique sur le point d'être exclu de la police, pour réactiver Antonia. Le jeu du chat et de la souris dans lequel Jon et Antonia s'empêtrent au cours de l'enquête leur permet de découvrir qu'ils s'admirent et se complètent presque autant qu'ils s'irritent l'un l'autre.
 
J'ai depuis longtemps limité mes lectures de polar mettant en scène des tueurs en série. Je les trouve souvent répétitifs, peu originaux, tirant les mêmes ficelles et peu crédibles. En entendant parler de cette série diffusée par Amazon, je me suis dit que c'était une bonne façon de renouer un peu avec le genre, le tout dans un décor espagnol, et plus précisément à Madrid. J'ai trouvé assez logiquement les mêmes défauts sur le scénario. Le couple Jon - Antonia est assez intéressant mais trop peu exploité à mon goût, la faute peut être à l'adaptation. On peut espérer que le roman donne plus d'épaisseur à cette relation et aux interactions entre ces deux personnages. Pour autant, j'ai aimé le décor et c'est assez efficace pour donner envie de découvrir la suite. Peut être en lecture si ma bibliothèque en dispose...



Business proposal




Grimée, Ha-ri se rend à un rendez-vous arrangé pour faire fuir un prétendant. Mais la situation lui échappe lorsqu'il se révèle être son PDG et lui fait une proposition.

Très conventionnel, ça coche toutes les cases de la romance coréenne : le milieu de l'entreprise, la relation au patron et l'importance des relations hiérarchiques, démesurées pour un européen, l'amour qui vaincra malgré tout, le riche homme d'affaire qui vient éblouir la demoiselle plus pauvre. Le féminisme a encore du chemin à faire en Asie. Si on accepte tout cela, le reste coule tout seul : pur bonbon romantique, cette série est mignonne, à la limite de l'écœurant, mais les acteurs font le job.


My Lady Jane



Dans cette version alternative de l’histoire de la royauté anglaise durant laquelle, Edward, fils d’Henry VIII ne meurt pas de la tuberculose et Lady Jane Grey et son mari Guildford, ne sont pas décapités, la brillante Lady Jane se retrouve couronnée reine du jour au lendemain et devient donc la cible de malfaiteurs qui veulent son trône… et sa tête.

Petite série rapide de 8 épisodes de 45 minutes qui dépote, aidée par une bande son très moderne. C'est délicieusement anachronique et ça revisite l'Histoire anglaise pour notre plus grand bonheur. Le casting, qui peut sembler un poil fadasse au début, s'avère très judicieux au final quand l'histoire se met en place (dès le deuxième épisode). On sent que les deux personnages principaux s'amusent follement et ils entraînent le spectateur à leur suite. L'intrigue équilibre bien intrigues politiques et joutes amoureuses.  La voix off apporte un brin d'impertinence et de légèreté. Ca ne se prend pas la tête et ça se dévore, tout simplement.

Séries #45

The buccaneers



Filles fortunées, hommes puissants. Nouveaux riches, vieux secrets. Dans les années 1870, un groupe de jeunes Américaines dynamitent la saison mondaine londonienne au mépris des traditions centenaires du pays du flegme par excellence, donnant lieu à un choc des cultures entre l'Angleterre et les Etats-Unis. Envoyées en Angleterre en quête d'un mari et d'un titre, les boucanières ne comptent pas s'arrêter là, et dire "je le veux" n'est que le début...

Une mise en scène et une musique modernes et anachroniques pour illustrer le vent de fraîcheur que font souffler ces demoiselles en arrivant dans le monde de la noblesse anglaise, compassé et poussiéreux. Cette aristocratie en mal d'argent trouve dans ces héritières de quoi rétablir leurs finances mises à mal. Mais le choc des cultures est violent et tous y laissent des plumes. C'est coloré et enjoué, donc ça se regarde facilement. C'est surtout cruel dans le propos et c'est ça qui est particulièrement intéressant. On reprochera par contre des raccourcis et une histoire qui va un peu trop vite en besogne. Pour une fois, dix épisodes ce n'était pas assez ; il aurait fallu prendre plus de temps.


Qui ment ?


Quand un lycéen qui s'apprêtait à dévoiler des secrets croustillants sur ses camarades décède, les quatre adolescents qui étaient à ses côtés au moment du drame deviennent de potentiels suspects. Qui est coupable ? Qui ment ? Une chose est sûre, tout le monde a quelque chose à cacher...

Gros doute en commençant cette série ! Une histoire qui se passe au lycée, avec un meurtre et une enquête menée uniquement par des ados, ce n'est pas très crédible. Mais en plus, je trouvais les personnages caricaturaux et/ou mal joués. En fait, au bout de quelques épisodes, on se rend compte que l'écriture est plutôt habile, puisque le scénario va se jouer des clichés de la bimbo cruche, de l'intello coincée ou de encore du sportif débile. Chaque épisode fait moins d'une heure et j'ai dévoré la première saison très vite. L'alchimie finit par prendre vraiment entre les différents protagonistes et je les ai vu évoluer avec plaisir. Bon, ça reste des grosses ficelles dans une série pour adolescents, rien de bien surprenant, mais j'ai passé un bon moment. Au point que je vais surement emprunter à la bibliothèque le roman dont cette série est l'adaptation.


Alchemy of souls
 
 
Une sorcière puissante incarnée dans le corps d'une femme aveugle rencontre un homme de très bonne famille qui sollicite son aide pour changer son destin.

Une série coréenne en deux parties, la première de vingt épisodes, la seconde de dix, sachant que chaque épisode dure au moins une heure. C'est long. Ca se sent d'ailleurs dans le récit, qui patine un peu au milieu. Et la seconde partie est un peu trop sur la romance à mon goût, même si elle est aussi plus sombre. Mais pour le reste, c'est un grand oui. Bien sûr, on est dans l'archétype de la série coréenne, il faut le savoir : façon de jouer typique dans l'exagération, scénario mêlant les genres et forcément la romance, photographie parfois très lente et répétitive... Ceci dit, l'histoire fantastique est prenante : un combat entre le Bien et le Mal, mâtiné de magie, dans un monde qui pourrait être moyenâgeux en Corée. Les personnages évoluent intelligemment, gagnant en profondeur et en densité. La photographie est splendide. Au global, j'ai beaucoup aimé, notamment dans la première saison les interactions entre Naksu et son disciple, qui sont très amusantes. 

Séries #44

Slow horses




Des agents de renseignements britanniques sont envoyés dans un département - une sorte de débarras - obscur du MI5, appelé le "Slough House". La cause : les multiples erreurs qu'ils ont commises et qui les conduisent lentement à la fin de leur carrière...

Série d'espionnage décalée, drôle et intelligente qui mène habilement actions et politique, servie par des personnages affutés, ciselés, qu'on savoure de bout en bout. Ils sont tour à tour drôles, attachants ou émouvants. Gary Oldman est magnifique, je suis un peu moins convaincue par Kristin Scott Thomas qui en fait un peu trop à mon goût. L'ensemble met un peu de temps à se lancer, c'est un petit peu mou au début, mais une fois que le complot se fait jour, on ne lâche plus car le scénario est bien ficelé.


The lost flowers of Alice Heart




Après un tragique et mystérieux incendie au cours duquel elle perd ses parents, la jeune Alice Hart, alors âgée de neuf ans, part vivre avec sa grand-mère, June, dans une ferme de fleurs. Elle y apprend que sa famille cache bien des secrets...

Un style et une esthétique très particuliers pour cette série, qui pourrait faire penser à Tales from the loop sans le côté science fiction. Le récit est sombre, une histoire ou plutôt des histoires de violences faites aux femmes qui se perpétuent de génération en génération, parce que ces hommes sont des fils, des maris, des pères, des amants, des frères et qu'une femme n'ose pas bouleverser une vie familiale, au risque pourtant de perdre sa propre vie. Ajoutons à cela, des violences faites aux minorités, ici les femmes aborigènes. Les non-dits, les silences, sont les moments les plus forts même si pourtant, il faut bien que ces femmes finissent par retrouver leur voix pour dénoncer ce dont elles sont victimes. Tout cela se déroule dans des paysages australiens magnifiques et une photographie précise et délicate qui sert merveilleusement le récit.


Geek girl


Adolescente maladroite, Harriet a toujours voulu s'intégrer. Mais une agence de mannequins londonienne la repère et elle va apprendre que parfois, on est fait pour sortir du lot.

Commencée sur une simple recommandation Netflix, sans savoir exactement de quoi il était question, je suis tombée sous le charme de cette petite série, très rapide (10 épisodes de 30 minutes), dont le personnage principale d'Harriet Manners est interprétée magnifiquement par Emily Carey. Je suis moins convaincue par Liam Woodrum qui interprète Nick Park, mais tout repose essentiellement sur les épaules d'Emily. On pourrait regretter cependant que la petite geek s'avère finalement une névrosée du fait de blessures psychologiques (perte de sa mère). Pourquoi un tel cliché ? Pour le reste, c'est frais et j'ai suivi avec beaucoup de plaisir les aventures d'Harriet à la découverte du monde de la mode. Sans prétention, juste de la détente.

Séries #43

One piece


Monkey D. Luffy est un jeune aventurier qui a toujours rêvé d'une vie de liberté. Quittant son village, il se lance dans un périlleux voyage à la recherche d'un trésor mythique, le One Piece, afin de devenir le roi des pirates ! Mais pour trouver ce fameux butin, Luffy devra assembler l'équipage de ses rêves puis dénicher un navire, quadriller les océans, se défaire de la Marine à ses trousses et se montrer meilleur stratège que les dangereux rivaux qui l'attendent à chaque étape.

Une série pour les fans qui assure le fan service. Si vous ne connaissez pas l'univers, comme moi, il vous faudra peut être un petit temps d'adaptation. Au final, de complètement farfelu au début, j'ai fini par trouver ça sympathique. C'est vif, coloré, plein d'aventures... Après, cela ne m'a pas enthousiasmée plus que cela non plus. Ca manque un peu de sujet de fond à mon goût.



Silo


Dans un futur où la Terre est dévastée et l'air devenu toxique, les survivants vivent dans un silo géant souterrain de 144 étages. Au sein de cette communauté, les individus doivent se plier à toute une série de règles très strictes destinées les protéger. Les citoyens qui enfreignent la loi sont envoyés en dehors du silo, condamnés à y trouver la mort au contact d’une atmosphère irrespirable. Pourtant, peu à peu, l'idée que les dirigeants mentent sur ce qu'il se passe à l'extérieur fait son chemin...

En commençant cette série, je me suis dit "bof, encore une dystopie avec un monde en huis-clos, dont on ne sait pas pourquoi et par qui les habitants ont été mis là". Donc j'ai vu le premier épisode avec réticence, puis le deuxième, et là le charme a opéré. L'ambiance est étouffante dans ce Silo, et le casting est impeccable. La prestation de Rebecca Ferguson est remarquable. Les enjeux principaux commencent à se faire sentir assez tardivement cependant. Et le dernier épisode, s'il répond aux questions majeures, en ouvre malheureusement d'autres qui obligent à des saisons complémentaires. J'espère que ce ne sera pas une série sans fin, ça a le don de m'agacer. Bref, une réalisation de qualité pour un scénario un peu couru d'avance. J'ai cependant bien envie de lire le roman, qui m'attend de toute façon dans ma PAL, pour en savoir plus.



Cœurs noirs


Les Forces Spéciales françaises sont déployées en Irak, à la veille de la bataille de Mossoul, en octobre 2016. Les membres de ce commando ont pour mission de retrouver et d'exfiltrer la fille et le petit-fils d'un important Emir français de Daesh qu'ils ont capturé et qui ne coopérera avec eux qu'à cette condition.

Petite série dont je n'attendais pas grand chose mais qui m'a étonnée par sa qualité. On est directement plongé dans l'ambiance, le scénario est plutôt bien monté et très réaliste sans être trop complexe à suivre ni anicroche politique. les acteurs sont bons et la tension est bien amenée. On reprochera peut être certains événements dramatiques trop caricaturaux tant ils ont été vus et revus et donc pas forcément nécessaires pour l'histoire. Pour autant, les personnages sont bien posés, ni gentil ni méchant, ni faible ni fort. Mention spéciale pour les scènes de combat qui sont très bien filmées et lisibles, ce qui est rare. Les femmes sont bien représentées, sans féminisme excessif. Tout est parfaitement dosé.

Séries #42

Lucifer



Lassé et mécontent de sa position de "Seigneur des Enfers", Lucifer Morningstar démissionne et abandonne le trône de son royaume pour la bouillonnante et non moins impure Los Angeles. Dans la Cité des anges, l'ex maître diabolique est le patron d'un nightclub baptisé "Lux". Quand une star de la Pop est sauvagement assassinée sous ses yeux, il décide de partir à la recherche du coupable et croise sur sa route Chloe Decker, une femme flic qui résiste à ses charmes et lui met constamment des bâtons dans les roues. Alors que l'improbable duo s'entraide pour venir à bout de l'enquête, l'ange Amenadiel est envoyé à Los Angeles par Dieu pour tenter de convaincre Lucifer de regagner son royaume. L'ancien Seigneur des Enfers cèdera-t-il aux sirènes du Mal qui l'appellent ou se laissera-t-il tenter par le Bien, vers lequel l'inspecteur Chloe Decker semble peu à peu l'amener ?

Au début, tout est très poussif dans cette série : une alchimie inopérante entre les deux personnages principaux, l'actrice jouant Chloé Decker n'est pas particulièrement bonne, et les enquêtes uniques de chaque épisode sont très ennuyeuses (40 minutes pour une enquête policière qui doit laisser la part à une intrigue plus intimiste n'aide pas à bien poser des tensions, du coup vous savez que vous avez vu le coupable dès le début). C'est assez lourdaud. Mais, le personnage de Lucifer Morningstar avait du potentiel alors j'ai poussé le visionnage jusqu'au bout et bien m'en a pris car petit à petit, grâce au pitch du Diable descendu s'amuser parmi les humains mais que Dieu veut ramener en Enfer, l'ensemble gagne en densité. Bon, ça ne devient pas pour autant la série de l'année, loin s'en faut, mais ça finit par se regarder avec plaisir, si on accepte de passer outre les défauts évidents, surtout grâce à l'humour porté par les personnages secondaires, dont la magnifique psychiatre Rachel Harris.


Scavengers reign


Lorsqu'un cargo est endommagé par une éruption solaire, son équipage survivant se retrouve bloqué sur une planète magnifique et impitoyable. Ils commencent à apprendre la vraie nature de cette planète alors qu'ils tentent de survivre assez longtemps pour s'échapper ou être secourus..

Une série animée étonnante, résolument pour adulte, qui brille par sa poésie, son inventivité et par son graphisme résolument daté, digne des années 80. Forcément, ça détonne mais qu'est ce que ça fonctionne bien ! La biodiversité extraterrestre imaginée est juste folle. Tout se tient, une chaîne alimentaire est en place. L'homme ne fait pas partie de ce monde et il va vite devoir s'adapter s'il veut survivre. Car ici, il n'est pas au sommet de cette chaîne. La nature est brutale et l'Homme ne pourra pas y jouer son rôle habituel de parasite aussi facilement qu'il l'imagine. C'est donc à la fois angoissant et beau.


À découvert



Après que la mort soudaine de son père l'a conduit à commencer une nouvelle vie à Kasselton, dans le New Jersey, Mickey Bolitar se retrouve rapidement mêlé à la disparition mystérieuse d'une nouvelle élève de son école, Ashley Kent. Ce qui l'amène à découvrir des secrets inimaginables au sein de leur paisible banlieue. Avec l'aide des amitiés improbables qu'il vient de nouer avec l'inventif Spoon et la secrète Ema, Mickey dévoile la face cachée de Kasselton.
 
Le scénario pourrait par moment laisser penser qu'il s'agit d'une série surnaturelle. Habilement mené, puisqu'il n'en est rien, il nous tire ainsi jusqu'au dernier épisode pour avoir le fin mot de l'histoire. Les rebondissements sont bien amenés et le duo d'amis qui accompagne le jeune Mickey Bolitar est attachant et drôle. Je n'ai par contre pas du tout été convaincue par la prestation de l'acteur principal, assez monotone et sans émotion. Et puis, est-ce que je me fais vieille ? mais je n'adhère pas ou plus à ces enquêtes menées par des enfants, qui sont pour moi absolument pas crédibles, ce qui nuit fortement à mon adhésion au propos.